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[e-med] VIH: l'OMS modifie ses recommandations pour le traitement

Update of recommendations on first- and second-line antiretroviral regimens
Policy brief WHO, July 2019
https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/325892/WHO-CDS-HIV-19.15-eng.pdf?ua=1

Mardi 24 Septembre 2019 13:57
VIH: l'OMS modifie ses recommandations
Des recherches menées conjointement par l'UNIGE, les HUG, en France et au 
Cameroun permettront d'adapter les traitements du sida, à des contextes variés.

Les premiers résultats de l'étude NAMSAL, menée par des équipes suisses, 
françaises et camerounaises, ont permis à l'OMS de réviser ses recommandations 
de traitement du virus du sida. Cela permettra de mieux les adapter aux 
contextes les plus variés, pays à faible revenu notamment.


Encore récemment, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait 
indifféremment deux médicaments - l'éfavirenz et le dolutégravir - pour le 
traitement de l'infection au VIH. Le premier existe depuis 1998 et le second a 
été mis sur le marché en 2013. Or, ces traitements n'avaient jamais été 
comparés dans les conditions habituelles des pays fortement touchés par le VIH.

Menée conjointement par l'Université de Genève (UNIGE) et les Hôpitaux 
universitaires de Genève (HUG) en Suisse, l'Institut de recherche pour le 
développement (IRD) en France et l'Hôpital central de Yaoundé au Cameroun 
auprès de 613 patients de divers centres hospitaliers camerounais, l'étude 
NAMSAL (New Antiretroviral and Monitoring Strategies in HIV-infected Adults in 
Low-income countries) permet de lever cette ambiguïté.

Si les deux molécules font baisser la charge virale des patients de manière 
presque équivalente, le risque d'apparition de résistance au traitement est 
plus faible avec le dolutégravir, selon ces travaux publiés dans la revue 
médicale américaine «New England Journal of Medicine».

Le dolutégravir n'engendre pas de mutation de résistance chez le virus et 
permet donc, en cas d'échec, d'opter pour d'autres traitements. L'éfavirenz a 
par contre déclenché d'importants mécanismes de résistance, ce qui peut 
s'avérer problématique: les personnes concernées sont ensuite plus difficiles à 
soigner et risquent en outre de transmettre à d'autres personnes un virus 
beaucoup plus fort.

Spécificités des populations

Ces résultats montrent en outre que l'effet des deux médicaments sur la charge 
virale est moindre qu'escompté. «Les essais cliniques menés en vue de 
l'autorisation de mise sur le marché sont conduits sur des patients 
occidentaux, des hommes dans leur très grande majorité, qui bénéficient en 
outre d'un dépistage précoce et d'un bon état de santé général», explique le Dr 
Charles Kouanfack, de l'Hôpital central de Yaoundé et premier auteur de ces 
travaux.

«Nos patients sont très différents: deux tiers sont des femmes dépistées 
tardivement, et donc avec une charge virale au départ très élevée, qui ne 
bénéficient bien souvent que de peu de suivi médical. Les traitements mettent 
alors plus de temps pour agir», ajoute le médecin, citée mardi dans un 
communiqué de l'UNIGE. Ces résultats illustrent l'importance de telles études 
dans l'élaboration de recommandations internationales.

«Il faut disposer de données représentatives des populations destinataires des 
traitements dans toute leur diversité et ne pas sélectionner les personnes 
incluses dans les études en fonction de critères trop réducteurs», souligne 
Alexandra Calmy, vice-doyenne de la Faculté de médecine de l'UNIGE en charge de 
la médecine internationale et humanitaire et responsable de l'Unité VIH/Sida 
des HUG.

«J'aimerais aussi souligner l'importance de ne pas exclure les femmes des 
essais cliniques, en particulier quand elles constituent la majorité des 
patients concernés», ajoute la professeur genevoise.

La mise à jour des recommandations de l'OMS effectuée en juillet 2019 suite à 
la publication de ces travaux permettra maintenant aux pays et aux agences de 
financement de négocier des tarifs intéressants auprès des fabricants 
génériques du dolutégravir et des combinaisons basées sur cette molécule.

Pour en savoir plus 
Les résultats de NAMSAL confirment le dolutégravir comme alternative de choix 
pour les traitements VIH dans les pays du Sud 24 juillet 2019
http://www.anrs.fr/fr/presse/communiques-de-presse/638/les-resultats-de-namsal-confirment-le-dolutegravir-comme

Dolutegravir or Low Dose of Efavirenz- based regimen for the Initial Treatment 
of HIV-1 Infection
« The NAMSAL study group »
Charles Kouanfack, MD, PhD; Mireille Mpoudi-Etame, MD, MPH; Pierrette Omgba 
Bassega, MD; Sabrina Eymard-Duvernay, MSc; Sandrine Leroy, MD, PhD; Sylvie 
Boyer, PhD; Martine Peeters, PhD; Alexandra Calmy, MD,PhD; Eric Delaporte, 
MD,PhD)
University of Dshangand Central Hospital of Yaoundé, Cameroon (C.K.);
Military Hospital of Yaoundé, Cameroon (M.M.N.);
Cité Verte Hospital, Yaoundé, Cameroon (P.O.B.);
TransVIHMI, University of Montpellier-IRD-INSERM, Montpellier, France (S.E.D., 
S.L., M.P., E.D.);
SessTim, Université Aix Marseille-IRD-INSERM (S.B)
Geneva University Hospitals, Geneva, Switzerland (A.C.)
The New England Journal of Medicine, n°, pp, - D.O.I. : 
doi.org/10.1056/NEJMoa1904340




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