e-med
[Top] [All Lists]

[e-med] La question controversée qui entrave à la fois les MNT et les négociations sur la tuberculose

traduction rapide de ce communiqu� : 

The divisive issue stalling both NCD, TB negotiationsBy Jenny Lei Ravelo // 17 
August 2018
https://www.devex.com/news/the-divisive-issue-stalling-both-ncd-tb-negotiations-93295/

La question controvers�e qui entrave � la fois les MNT et les n�gociations sur 
la tuberculose
Par Jenny Lei Ravelo // 17 ao�t 2018

MANILLE - Les r�unions de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose et 
les maladies non transmissibles auront lieu le mois prochain, mais les �tats 
membres sont toujours � la table des n�gociations.

Le probl�me qui ralentit la discussion est l'inclusion des flexibilit�s pr�vues 
dans les "aspects de l'accord sur la propri�t� intellectuelle li�s au 
commerce", ou ADPIC, de l'Organisation mondiale du commerce, qui permettent aux 
gouvernements de d�roger aux brevets pour la sant� publique. Des pays tels que 
l�Afrique du Sud, avec des taux �lev�s de tuberculose et de MNT, souhaitent que 
les d�clarations sur les ADPIC soient incluses dans les d�clarations, mais les 
�tats-Unis y sont oppos�s.

Les co-facilitateurs de la r�union de haut niveau sur la tuberculose 
travaillent toujours avec les deux parties pour trouver une formulation 
acceptable. Le projet de d�claration politique sur la tuberculose a �t� 
finalis� le 20 juillet et soumis au pr�sident de l�Assembl�e g�n�rale. Si 
aucune objection n�avait �t� d�pos�e, le projet aurait �t� jug� d�finitif le 24 
juillet. L�Afrique du Sud s�est toutefois d�clar�e pr�occup�e par le libell� 
final qui omettait de mentionner les �l�ments de flexibilit� de l�ADPIC ainsi 
que des termes sur la dissociation du co�t de la recherche et du d�veloppement 
de la vente d'un m�dicament ou de nouvelles technologies, ce qui a entra�n� la 
r�ouverture des n�gociations.

Les �tats-Unis, quant � eux, bloquent les n�gociations sur la d�claration des 
maladies non transmissibles, dans l�espoir qu�une formulation plus faible dans 
les n�gociations sur la tuberculose renforcerait sa position sur les ADPIC.

Les flexibilit�s ADPIC font partie d'un accord sign� par les membres de 
l'Organisation mondiale du commerce en vertu de la D�claration de Doha, 
reconnaissant les droits des �tats membres de prot�ger la sant� publique et de 
promouvoir l'acc�s aux m�dicaments pour tous. Parmi les mesures �num�r�es dans 
l'accord figure la licence obligatoire, qui permet aux gouvernements de 
r�glementer ou de passer outre les brevets pour permettre la fabrication de 
m�dicaments � moindre co�t. L'inclusion des �l�ments de flexibilit� pr�vus par 
l'Accord sur les ADPIC dans les accords de sant� a cependant souvent �t� un 
point de discorde. Lors des n�gociations sur une r�solution de l�Organisation 
mondiale de la sant� sur l�acc�s aux m�dicaments en janvier de cette ann�e, 
elle a fait l�objet de d�bats prolong�s et anim�s entre les �tats membres.


Les �tats-Unis sont au centre du d�bat. Lors d�une audition de la soci�t� 
civile sur la tuberculose le mois dernier, en pr�paration de la r�union de haut 
niveau, le repr�sentant am�ricain a d�clar� que la communaut� internationale 
devrait concentrer ses efforts sur l�am�lioration des syst�mes de sant� et des 
mesures pr�ventives et investir dans la recherche et le d�veloppement de 
nouveaux outils pour faire face � la charge mondiale de la tuberculose, "plut�t 
que d'�tre distrait comme nous le sommes souvent dans une discussion sur 
l'acc�s aux m�dicaments, la flexibilit� de la propri�t� intellectuelle, ou la 
licence obligatoire".

Les avocats soutiennent que l'exclusion des ADPIC dans l'actuel projet de loi 
sur les maladies non transmissibles est motiv�e par les efforts d�ploy�s par 
les �tats-Unis pour prot�ger les grandes soci�t�s pharmaceutiques.

"Les n�gociations sur les deux r�solutions am�ricaines illustrent � quel point 
l�administration Trump prot�ge les soci�t�s pharmaceutiques contre les efforts 
visant � faire face � la crise d�accessibilit� aux m�dicaments et � l�acc�s aux 
nouvelles technologies m�dicales", a d�clar� James Love, directeur de Knowledge 
Ecology International. "Le fait que le projet de r�solution sur les maladies 
non transmissibles du 26 juillet 2018 ne mentionne pas que les prix des 
nouveaux m�dicaments sont trop �lev�s et que l'acc�s est actuellement limit� et 
in�gal est un cadeau de relations publiques aux grandes soci�t�s 
pharmaceutiques et une limitation effective du mandat des agences de l'ONU pour 
r�soudre ces probl�mes. "

Il est �galement d��u par "l'�chec" des pays en d�veloppement � r�clamer un 
libell� plus strict sur la tarification et l'acc�s aux m�dicaments, notamment 
en Afrique du Sud, au Br�sil et en Uruguay.

La formulation des flexibilit�s ADPIC se trouve dans la d�claration de la 
premi�re r�union de haut niveau sur les MNT organis�e par les �tats-Unis en 
2011, le document final de la deuxi�me r�union de haut niveau sur les MNT en 
2014 et les objectifs de d�veloppement durable.

Alors que plusieurs pays ont r�ussi � passer outre au monopole des brevets sur 
les m�dicaments en recourant aux flexibilit�s des ADPIC au cours des derni�res 
ann�es, ils soutiennent que ce n�est pas sans difficult�s et ont demand� � 
plusieurs reprises � l�Organisation mondiale de la sant� un appui dans sa mise 
en oeuvre.


L'OMS pourrait bient�t commencer � promouvoir un m�dicament innovant contre la 
tuberculose, la b�daquiline, qui est maintenant plus abordable apr�s que 
l'Afrique du Sud eut n�goci� un accord avec une soci�t� pharmaceutique pour 
r�duire le prix de moiti�.

Les �tudes qui ont examin� l'application par les pays des flexibilit�s r�v�lent 
�galement qu'une grande partie de son utilisation a �t� ax�e sur les 
m�dicaments contre le VIH / sida. Cependant, les enseignements tir�s de sa mise 
en �uvre r�ussie pourraient contribuer � son application � d�autres maladies 
hautement prioritaires, y compris les nouveaux m�dicaments contre la 
tuberculose, le cancer et d�autres maladies non transmissibles pour lesquelles 
aucune licence volontaire n�est fournie pour le moment.

"Les m�dicaments essentiels, y compris les g�n�riques, peuvent faire la 
diff�rence entre la vie et la mort pour ceux qui souffrent de maladies, mais 
beaucoup restent inaccessibles et inabordables pour ceux qui en ont le plus 
besoin", a d�clar� Jos�. Luis Castro, directeur g�n�ral et pr�sident de Vital 
Strategies. "Quatre-vingt pour cent des d�c�s dus aux MNT se produisent dans 
des pays � revenu faible ou interm�diaire.

L'accroissement de l'acc�s � des traitements abordables est essentiel pour 
r�duire la pr�valence croissante des MNT dans le monde. "Les organisations de 
la soci�t� civile consid�rent les r�unions de haut niveau comme un moment 
crucial pour la tuberculose et les maladies non transmissibles. Ils esp�raient 
que les chefs d��tat s'engagent de mani�re sp�cifique et mesurable � r�soudre 
les probl�mes de longue date de financement, d�acc�s et de disponibilit� des 
outils et mesures de pr�vention, y compris des tests diagnostics ainsi que des 
m�canismes de responsabilisation renforc�s. 

Pourtant, les projets de d�claration jusqu�� pr�sent n�ont pas r�pondu aux 
attentes.

Katie Dain, PDG de la NCD Alliance, a reconnu que le statu quo actuel sur les 
ADPIC dans les n�gociations en cours sur les d�clarations relatives aux 
maladies non transmissibles est pr�occupant, mais la "formulation faible" sur 
les mesures fiscales est �galement pr�occupant y compris la non-reconnaissance 
du prix et de la fiscalit� en tant que politiques efficaces de sant� publique 
pour faire face � la charge des maladies non transmissibles. Le projet de 
d�claration n'incluait pas d'engagements de financement sp�cifiques ni de 
propositions visant � cr�er un fonds d'affectation sp�ciale multidonateurs.

Le projet manque �galement d'engagements pour �tablir des m�canismes de 
responsabilisation ind�pendants et transparents, et �ne reconna�t pas que les 
gens ne peuvent pas faire des choix sains si les environnements dans lesquels 
ils vivent n'offrent pas de tels choix�, a-t-elle d�clar�.

"Cette d�claration politique n'est pas aussi ambitieuse, innovante ou 
r�volutionnaire que n�cessaire pour respecter les engagements pris par les 
chefs d'Etat et de gouvernement lors des r�unions de haut niveau en 2011 et 
2014", a-t-elle d�clar�.

N�anmoins, l�Alliance sur les maladies non transmissibles et d�autres membres 
de la communaut� des MNT pr�voient �d�exercer des pressions � tous les niveaux 
pour renforcer les r�sultats de la r�union� en septembre par le biais de 
diff�rentes campagnes et de la pr�sence de personnalit�s de haut niveau connu 
pour �tre des champions des maladies non transmissibles.

"En plus d�obtenir des r�sultats plus solides lors de la [r�union de haut 
niveau], nous continuerons � faire pression pour la participation des chefs 
d�Etat et autres dirigeants politiques de haut niveau � la r�union de haut 
niveau, cela m�rite �, a d�clar� Dain.


Voir plus sur le sujet:

► La pression am�ricaine pourrait rendre la d�claration de l'ONU sur la 
tuberculose moins �nergique, selon MSF

► Plus d'attention politique, solutions de recherche n�cessaires pour la 
tuberculose, selon les experts

► La r�union de haut niveau sur les MNT est prometteuse et comporte des 
pi�ges
<Prev in Thread] Current Thread [Next in Thread>
  • [e-med] La question controversée qui entrave à la fois les MNT et les négociations sur la tuberculose, e-med <=