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[e-med] 71e Assemblée mondiale de la Santé principaux débats (OMS)

71e Assemblée mondiale de la Santé – principaux débats (OMS)
http://www.who.int/fr/news-room/releases

23 mai 2018 

(...)
  
 Aujourd’hui, l’Assemblée mondiale de la Santé a également pris des décisions 
concernant l’accès aux médicaments et aux vaccins et l’innovation en santé 
publique.

Accès aux médicaments et aux vaccins

Les délégués ont prié l’OMS d’élaborer une feuille de route sur cinq ans pour 
lutter contre la pénurie mondiale de médicaments et de vaccins et en favoriser 
l’accès, en vue de la présenter à l’Assemblée de la Santé en 2019. 
L’amélioration de l’accès à des médicaments, à des vaccins et à d’autres 
produits sanitaires sûrs, efficaces et abordables est indispensable pour 
parvenir à la couverture sanitaire universelle et fait partie des cibles des 
objectifs de développement durable.

 Jusqu’à une époque récente, l’accès aux médicaments et aux autres produits 
sanitaires essentiels était considéré comme un problème qui concernait surtout 
les pays à revenu faible. Mais l’augmentation du prix des médicaments nouveaux 
a mis à rude épreuve la capacité de tous les systèmes de santé à assurer un 
accès à un coût abordable. Le nombre de plus en plus grand de produits médicaux 
falsifiés et contrefaits a une incidence sur l’accès aux médicaments et aux 
vaccins sûrs et efficaces. En outre, des problèmes tels que la résistance aux 
antimicrobiens et le mésusage des opioïdes soulignent l’importance d’un usage 
plus approprié des médicaments.

Santé publique, innovation et propriété intellectuelle

Les délégués ont examiné le rapport relatif à l’examen programmatique général 
de la Stratégie mondiale et du Plan d’action pour la santé publique, 
l’innovation et la propriété intellectuelle et ont demandé instamment la mise 
en œuvre des recommandations par chaque partie concernée. Les délégués ont prié 
le Directeur général de faire rapport à l’Assemblée mondiale de la Santé, en 
2020, sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de cette décision.   

 La pauvreté, entre autres problèmes, a une incidence sur l’accès aux produits 
sanitaires et il faut pouvoir disposer de produits nouveaux afin de combattre 
les maladies qui touchent les pays en développement ; les gouvernements, 
l’industrie pharmaceutique, les fondations et les ONG, entre autres,  ont pris 
des initiatives ces dernières années pour relever ces défis. La Stratégie 
mondiale est destinée à orienter ces initiatives moyennant la promotion de 
l’innovation, le renforcement des capacités, l’amélioration de l’accès et la 
mobilisation des ressources.


****************

24 mai 2018 

Maladies non transmissibles 

Les délégués à l’Assemblée mondiale de la Santé ont appelé à l’intensification 
des efforts de la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) à 
l’échelle mondiale, notamment en préconisant la participation des chefs d’État 
et de gouvernement à la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée 
générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non 
transmissibles, prévue le 27 septembre 2018.

Les États Membres ont réaffirmé que la communauté internationale s’est engagée, 
conformément aux objectifs de développement durable (ODD), à réduire d’un 
tiers, d’ici à 2030, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non 
transmissibles, principalement les maladies cardiovasculaires, le cancer, le 
diabète et les maladies respiratoires chroniques ; et à promouvoir la santé 
mentale et le bien-être. Chaque année, 15 millions de personnes âgées de 30 à 
70 ans décèdent d’une maladie non transmissible et la diminution du risque de 
décès prématuré par maladie non transmissible progresse actuellement à un 
rythme insuffisant pour atteindre la cible des ODD relative aux MNT. 

L’Assemblée a reconnu la nécessité d’améliorer le leadership politique pour 
accélérer la lutte contre les MNT, notamment par l’application d’un ensemble de 
«meilleurs choix» d’un bon rapport coût/efficacité et réalisables ainsi que 
d’autres interventions recommandées pour lutter contre les MNT. Il s’agit 
notamment de l’adoption de mesures visant à réduire les principaux risques liés 
aux maladies, à savoir le tabagisme, l’inactivité physique, l’usage nocif de 
l’alcool et une mauvaise alimentation, mais aussi la pollution de l’air. Les 
systèmes de santé doivent être renforcés moyennant la mise en œuvre de mesures 
efficaces qui permettent de mieux détecter les personnes exposées au risque de 
maladies non transmissibles, de leur administrer des traitements médicamenteux 
et de leur fournir des services afin de réduire le nombre de décès dus à 
l’infarctus du myocarde, aux accidents vasculaires cérébraux et au diabète. La 
prévention et la prise en charge des troubles mentaux nécessitent également une 
action urgente.

Transition pour la poliomyélite

Aujourd’hui, les délégués ont examiné le plan d’action stratégique quinquennal 
pour la transition, élaboré en vue de renforcer les systèmes de santé des pays 
qui ont été affectés négativement par la réduction des activités et la clôture 
finale de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite. Le plan 
stratégique était fondé sur les priorités des plans nationaux de transition 
pour la poliomyélite et a été élaboré en étroite collaboration avec les bureaux 
régionaux et de pays de l’OMS. La mise en œuvre du plan nécessitera une 
coordination avec l’ensemble des partenaires nationaux et mondiaux.

Par ailleurs, le plan vient compléter le dossier argumenté en faveur de la 
vaccination en Afrique pour renforcer les systèmes de vaccination sur le 
continent africain, ainsi que les progrès significatifs accomplis en matière 
d’intégration des fonctions essentielles de la lutte antipoliomyélitique dans 
la Région de l’Asie du Sud‑Est.

La stratégie préconise l’appropriation par les pays des fonctions essentielles 
telles que la surveillance, les réseaux de laboratoires et certaines 
infrastructures de base qui sont nécessaires pour:
•maintenir un monde exempt de poliomyélite après l’éradication du poliovirus; 
•renforcer les systèmes de vaccination, y compris la surveillance des maladies 
à prévention vaccinale; et 
•renforcer la préparation aux situations d’urgence, la détection et la capacité 
de riposte dans les pays afin de mettre en œuvre complètement le Règlement 
sanitaire international. 

L’OMS s’engage à continuer à fournir une assistance technique et à appuyer la 
mobilisation de ressources dans les pays concernés par la transition pour la 
poliomyélite.

Les délégués ont souligné qu’il importait d’intégrer les fonctions essentielles 
dans les systèmes de santé nationaux. Ils ont proposé que ce plan soit un « 
document en évolution » et soit révisé en fonction de l’élaboration du budget 
programme pour 2020‑2021, et ont demandé à ce qu’un rapport actualisé soit 
présenté à la cent quarante-quatrième session du Conseil exécutif et à la 
Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé.

Tuberculose

Les délégués ont adopté une résolution priant instamment le Directeur général 
de l’OMS, les États Membres et les partenaires de l’OMS de continuer à appuyer 
la préparation de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations 
Unies sur la lutte contre la tuberculose, qui est prévue en septembre prochain. 

La résolution invite également les États Membres à renforcer leurs actions 
visant à mettre fin à la tuberculose, en s’appuyant sur les engagements pris 
lors de la Conférence ministérielle mondiale de l’OMS pour mettre fin à la 
tuberculose, qui s’est tenue à Moscou en novembre 2017. Dans la résolution, 
l’Assemblée se félicite des efforts déployés par l’OMS pour élaborer un cadre 
de responsabilisation multisectoriel en vue de mettre fin à la tuberculose, 
prie le Secrétariat de mettre sur pied une nouvelle stratégie mondiale de 
recherche et d’innovation pour la tuberculose et soutient les prochaines étapes 
de son élaboration et de son utilisation.

Les efforts en cours, pour mettre en œuvre la Stratégie pour mettre fin à la 
tuberculose approuvée par l’Assemblée mondiale de la Santé et pour atteindre la 
cible des ODD consistant à mettre fin à l’épidémie de tuberculose, sont 
actuellement insuffisants. En 2016, la tuberculose était responsable d’environ 
1,7 million de décès dans le monde, dont 400 000 décès chez les personnes 
vivant avec le VIH. La tuberculose reste la maladie infectieuse qui provoque le 
plus grand nombre de décès et représente l’une des 10 principales causes de 
décès à l’échelle mondiale. On espère que la réunion de septembre suscitera un 
renouvellement de l’engagement politique de haut niveau afin de redoubler 
d’efforts pour mettre fin à la tuberculose.

Choléra

Les délégués ont approuvé une résolution dans laquelle les pays touchés par le 
choléra sont invités à mettre en œuvre une feuille de route visant à réduire de 
90 % le nombre de décès imputables à la maladie d’ici 2030. La résolution prie 
également l’OMS de renforcer les capacités pour aider les pays qui luttent 
contre la maladie ; de renforcer la surveillance et la notification du choléra 
; et de renforcer son rôle de leadership stratégique et la coordination des 
efforts mondiaux en matière de prévention du choléra et de lutte contre la 
maladie.

Chaque année, d’après les estimations, 95 000 personnes meurent du choléra et 
2,9 millions d’autres personnes sont touchées, frappant de façon 
disproportionnée les communautés déjà confrontées à des conflits, à un manque 
d’infrastructures, à des systèmes de santé insuffisants et à la malnutrition. 
Plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’eau 
potable et sont exposées à un risque potentiel de contracter la maladie.

La stratégie intitulée «Ending Cholera: A Global Roadmap to 2030» [Mettre fin 
au choléra : feuille de route mondiale jusqu’à 2030] qui a été lancée l’année 
dernière par le Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, souligne la 
nécessité d’assurer une approche coordonnée pour combattre la maladie, avec une 
planification au niveau des pays en vue de la détection précoce et de la 
réponse aux flambées ainsi que la mise en œuvre d’interventions préventives 
portant sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH).

 ******************

25 mai 2018 

Santé numérique

Reconnaissant le potentiel que recèlent les technologies numériques pour ce qui 
est de contribuer à améliorer la santé publique, les délégués ont adopté une 
résolution sur la santé numérique. Dans la résolution, les États Membres sont 
instamment invités à donner un degré de priorité élevé à la mise au point et à 
l’usage élargi des technologies numériques dans le secteur de la santé afin de 
promouvoir la couverture sanitaire universelle et de progresser sur la voie des 
objectifs de développement durable (ODD).

En outre, l’OMS est priée d’élaborer une stratégie mondiale pour la santé 
numérique et de porter la mise en œuvre de la santé numérique à plus grande 
échelle moyennant la fourniture d’une assistance technique et d’orientations 
normatives, le suivi des tendances et la promotion des meilleures pratiques en 
vue d’améliorer l’accès aux services de santé.

Dans la résolution, l’Assemblée mondiale de la Santé a également prié les États 
Membres de déterminer les domaines prioritaires pour lesquels ils pourraient 
bénéficier de l’assistance de l’OMS tels que la mise en œuvre, l’évaluation et 
l’application à plus grande échelle des services et applications numériques 
pour la santé, la sécurité des données, les questions d’éthique et juridiques. 
Parmi les exemples de technologies numériques pour la santé existantes figurent 
notamment le « crowdsourcing » (externalisation ouverte) ou la notification par 
la communauté, ainsi que l’envoi de SMS pour promouvoir des changements de 
comportement en vue de la prévention et de la prise en charge de maladies comme 
le diabète.

Morsures de serpents

Les délégués ont adopté une résolution visant à réduire le nombre de décès ou 
d’incapacités physiques ou mentales dus aux morsures de serpents. Selon les 
estimations, de 1,8 million à 2,7 millions de personnes sont mordues chaque 
année par des serpents venimeux, et entre 81 000 et 138 000 personnes en 
décèdent chaque année. Pour chaque personne qui décède suite à une morsure de 
serpent, on estime que quatre ou cinq personnes supplémentaires gardent des 
incapacités telles que la cécité, une mobilité restreinte ou l’amputation, et 
le stress post-traumatique.

Dans la grande majorité des cas, les victimes de morsures de serpents 
appartiennent à des communautés pauvres vivant de l’agriculture et de 
l’élevage, et l’OMS a décidé de faire figurer ce problème parmi les maladies 
tropicales négligées prioritaires. Les carences en matière de prévention, de 
formation des agents de santé, de diagnostic et de traitement des cas, et 
l’insuffisance des outils disponibles empêchent de faire face à la charge de 
mortalité et de morbidité.

Reconnaissant qu’il faut d’urgence améliorer l’accès à des antivenins sûrs, 
efficaces et abordables, les délégués ont prié l’OMS d’accélérer et de 
coordonner les efforts mondiaux de lutte contre les envenimations par morsures 
de serpents, affections potentiellement mortelles résultant de la morsure de 
serpents venimeux.

Activité physique

Les États Membres ont approuvé le plan d’action mondial pour promouvoir 
l’activité physique qui est une nouvelle initiative visant à encourager une 
plus grande participation à l’activité physique chez les personnes de tous 
âges, quelles que soient leurs capacités, en vue de promouvoir la santé et de 
vaincre les maladies non transmissibles, notamment les cardiopathies, le 
diabète, le cancer du sein et du colon, et de contribuer à améliorer la santé 
mentale et la qualité de la vie. 

À l’échelle mondiale, 23 % des adultes et 81 % des adolescents (de 11 à 17 ans) 
ne respectent pas les recommandations mondiales en matière d’activité physique. 
La prévalence de la sédentarité est de l’ordre de 80 % dans certaines 
populations adultes en raison de l’influence exercée par l’évolution des modes 
de transport, l’utilisation des technologies, l’urbanisation et les valeurs 
culturelles.

Le plan d’action mondial pour promouvoir l’activité physique dote les pays de 
mesures concrètes à prendre en priorité afin de s’atteler aux multiples 
déterminants culturels, environnementaux et individuels de l’inactivité 
physique. Ces actions sont liées aux quatre objectifs visant à créer des 
sociétés actives, des environnements actifs, à susciter l’activité et à créer 
des systèmes actifs. Le plan a pour but de réduire de 15 % la prévalence 
mondiale de la sédentarité chez les adultes et les adolescents à l’horizon 2030.

Technologies d’assistance

Les délégués ont adopté une résolution dans laquelle les États Membres sont 
instamment invités à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des 
programmes, et à les renforcer, pour améliorer l’accès aux technologies 
d’assistance, et le Directeur général est prié d’établir, d’ici à 2021, un 
rapport mondial sur l’accès effectif aux technologies d’assistance.

Les technologies d’assistance, telles que les fauteuils roulants, les aides 
auditives, les déambulateurs, les lunettes et les prothèses du membre inférieur 
permettent aux personnes rencontrant des difficultés dans leur fonctionnement 
quotidien de vivre dignement, d’être productives et de prendre part au marché 
du travail et à la vie sociale. En l’absence de technologies d’assistance, les 
personnes handicapées, les personnes âgées et d’autres personnes dans le besoin 
sont souvent exclues, isolées et condamnées à la pauvreté, et la charge de 
morbidité et de handicap s’accroît.

On estime que plus d’un milliard de personnes tireraient avantage de 
l’utilisation de produits d’assistance, et ce chiffre devrait dépasser les deux 
milliards d’ici à 2050. Toutefois, 90 % des personnes qui en ont besoin n’y ont 
pas accès en raison des coûts élevés ainsi que des lacunes en matière de 
disponibilité. Le Directeur général est prié de faire rapport sur les progrès 
accomplis dans l’application de la présente résolution à la Soixante-Quinzième 
Assemblée mondiale de la Santé et de présenter ensuite tous les quatre ans, 
jusqu’en 2030, un rapport à l’Assemblée de la Santé.

Règlement sanitaire international

Les délégués ont accueilli avec satisfaction le plan stratégique mondial 
quinquennal pour améliorer la préparation et l’action de santé publique à 
travers l’application du Règlement sanitaire international.

Le Règlement sanitaire international (RSI) est un instrument juridique 
international qui a force obligatoire pour 196 pays dans le monde, et notamment 
pour l’ensemble des États Membres de l’OMS. Il a pour but d’aider la communauté 
internationale à éviter les risques aigus pour la santé publique susceptibles 
de se propager au-delà des frontières et de constituer une menace dans le monde 
entier, et à y répondre. 

Le RSI, qui est entré en vigueur le 15 juin 2007, prévoit que les pays doivent 
notifier à l’OMS certaines flambées de maladies et certains événements de santé 
publique. Le RSI définit les droits et les obligations des pays concernant la 
notification d’événements intéressant la santé publique et met en place 
différentes procédures à suivre par l’Organisation dans la défense de la 
sécurité sanitaire mondiale. 

En 2017, 418 événements de santé publique au total ont été comptabilisés dans 
le système de gestion des événements de l’OMS : les organismes publics, 
notamment les points focaux nationaux RSI, ont été la source d’information 
initiale pour 136 d’entre eux. La nouvelle stratégie vise à aider les pays à 
renforcer les capacités principales dont ils ont besoin pour appliquer le RSI, 
y compris la notification accrue par le biais du RSI. 

Cadre de préparation en cas de grippe pandémique

Les délégués ont examiné le rapport du Directeur général concernant les progrès 
accomplis dans la mise en œuvre de la décision WHA70(10) sur l’examen du Cadre 
de préparation en cas de grippe pandémique. L’Assemblée de la Santé a approuvé 
les recommandations figurant dans le rapport du Directeur général, en demandant 
toutefois à ce que le texte final de l’analyse, requise dans la décision 
WHA70(10) 8.b), soit soumis à l’Assemblée mondiale de la Santé en 2019 plutôt 
qu’en 2020.

Le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (Cadre PIP) réunit les 
États Membres, l’industrie, d’autres parties prenantes et l’OMS pour mettre en 
œuvre une approche mondiale novatrice de la préparation et de la riposte en cas 
de grippe pandémique. Il a été adopté par les États Membres lors de l’Assemblée 
mondiale de la Santé en 2011.

Un principe essentiel du Cadre PIP est que la justice et l’équité doivent 
continuer à définir l’action mondiale en vue de la préparation de la riposte à 
une pandémie. Ainsi, les deux objectifs du Cadre PIP sont les suivants : 
renforcer l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une 
pandémie et accroître l’accès des pays en développement aux vaccins 
antipandémiques, aux médicaments antiviraux et à d’autres produits essentiels. 

Rhumatisme articulaire aigu et cardiopathies rhumatismales

Les délégués ont adopté une résolution dans laquelle l’OMS est priée d’engager 
une riposte mondiale coordonnée pour faire face au rhumatisme articulaire aigu 
et aux cardiopathies rhumatismales qui touchent environ 30 millions de 
personnes chaque année. En 2015, on estimait que la maladie était responsable 
de 350 000 décès. La maladie survient le plus souvent pendant l'enfance et 
touche de façon disproportionnée les filles et les femmes.

Les cardiopathies rhumatismales sont une affection évitable due au rhumatisme 
articulaire aigu. En dépit des mesures efficaces qui existent pour prévenir et 
traiter la maladie, les cas n’ont pas baissé de manière significative ces 
dernières années. Les facteurs socioéconomiques et environnementaux, tels que 
les mauvaises conditions de logement, la surpopulation et la pauvreté, 
augmentent le risque de contracter ces affections ainsi que leur gravité. 

Parmi les principales stratégies susceptibles de réduire considérablement le 
nombre de personnes touchées, certaines consistent notamment à améliorer le 
niveau de vie; à élargir l’accès à des soins adaptés; et à assurer une offre 
régulière d’antibiotiques de qualité garantie. Les délégués ont prié l’OMS de 
redynamiser les efforts de lutte contre le rhumatisme articulaire aigu et de 
diriger et de coordonner les efforts mondiaux en matière de prévention et de 
lutte contre la maladie.


     

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