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[e-med] 25 pays et 10 organisations internationales s'engage pour lutter contre les ravages des faux médicaments en Afrique francophone (OIF)

(le texte de la déclaration est disponible pour les e-mediens sur demande à 
carinne.brunetonàhotmail.fr)

Communiqué de l'Organisation Internationale de la francophonie (OIF)
25 PAYS ET 10 ORGANISATIONS INTERNATIONALES S'ENGAGENT POUR LUTTER CONTRE LES 
RAVAGES DES FAUX MÉDICAMENTS EN AFRIQUE FRANCOPHONE
https://www.francophonie.org/CP-declaration-lutte-contre-faux-medicaments-Afrique-francophone-48891.html

Placée sous le haut patronage du Président du Bénin, Son Excellence Monsieur 
Patrice Talon, du Directeur exécutif de l’ONUSIDA Monsieur Michel Sidibé et de 
la Secrétaire générale de la Francophonie Son Excellence Madame Michaëlle Jean, 
la Conférence internationale sur l’accès aux médicaments et autres produits 
médicaux de qualité en Afrique francophone, réunissant près de 400 
participantes et participants dont de nombreux ministres de la santé de pays 
francophones, a adopté une Déclaration et pris des engagements concrets pour 
faire progresser l’accès pour toutes et pour tous, et spécialement les plus 
pauvres, aux médicaments et produits médicaux de qualité.

En marge de la 71e session de l’Assemblée mondiale de la santé, à Genève 
(Suisse), cette Conférence internationale de haut niveau co-organisée par 
l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’ONUSIDA, avec la 
collaboration de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Fondation 
Jacques Chirac, a débattu d’un fléau majeur qui affecte des millions de 
personnes à travers le monde et fait des centaines de milliers de morts chaque 
année : celui de la mise sur le marché de médicaments et produits médicaux de 
qualité inférieure ou falsifiés, notamment dans de nombreux pays africains où 
jusqu’à sept médicaments sur dix sont contrefaits.

« Trouver coûte que coûte les voies et les moyens pour un meilleur accès aux 
médicaments et aux produits médicaux de qualité dans les pays en développement, 
notamment africains est désormais une urgence car, malgré les mesures 
conventionnelles internationales, le fléau du faux médicament continue de faire 
des ravages au sein des populations pauvres en s’intensifiant », a déclaré le 
Président Patrice Talon.

Face à ce constat dramatique, Michaëlle Jean et Michel Sidibé ont souhaité un 
geste fort pour aller au-delà des nombreuses résolutions restées sans effet. « 
La déclaration soumise aujourd’hui, n’est pas une déclaration de plus ! 
L’objectif final est de transformer ce texte en un Plan d’action ambitieux et 
cette ambition sera portée auprès des chefs d’Etat et de gouvernement lors du 
XVIIe Sommet de la Francophonie, en octobre prochain, en les mobilisant autour 
de solutions concrètes et de financements durables au plan national, régional 
et international  », a déclaré Michaëlle Jean.

Pour Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, « il y a urgence à 
soutenir les efforts pour mettre fin au trafic illicite de médicaments 
falsifiés et de qualité inférieure car l’accès aux médicaments de qualité est 
au cœur du droit à la santé pour tous, et c’est aussi une condition 
indispensable à la couverture santé universelle ».

Pour Madame Claude Chirac, vice-présidente de la Fondation Jacques Chirac qui 
œuvre dans la lutte contre les faux médicaments depuis plus de dix ans, « cette 
conférence doit constituer le point de départ d’une lutte concrète, permanente 
et efficace, sur le terrain, contre ce drame sanitaire et économique, en pleine 
expansion. »

La mobilisation de la communauté internationale autour de cette question, passe 
plus particulièrement par deux axes d’intervention, la lutte contre le trafic 
de faux médicaments et le soutien à la production locale de médicaments. Elle 
est une condition pour parvenir à la réalisation de tous les objectifs de 
développement durable à l’horizon 2030.

Cette Déclaration sera le socle d’un futur Plan d’action mobilisant les Etats 
engagés et, plus généralement, tous les acteurs et partenaires impliqués, dans 
une approche multi sectorielle (organisations internationales, société civile, 
secteur privé, experts et chercheurs, médias locaux et nationaux). La 
Secrétaire générale de la Francophonie ne doute pas que les chefs d’État et de 
gouvernement de la Francophonie rejoindront cette initiative qu’ils ont appelée 
avec insistance de tous leurs vœux dans plusieurs résolutions depuis l’Appel de 
Cotonou en 2009. Michaëlle Jean constate combien « les engagements fermes pris 
à la conférence montrent une volonté de passer de la parole à des actions 
vigoureuses et décisives, dont celles aussi de sévir avec la plus grande 
fermeté contre les trafiquants, les producteurs et les organisations 
criminelles qui sont à l’œuvre, de renforcer la gouvernance, de sensibiliser et 
d’éduquer, de soutenir les initiatives de la société civile, de tout engager 
pour mettre fin à tant de souffrances et d’inégalités dont les populations les 
plus vulnérables sont les premières victimes alors que la santé est un droit 
fondamental. Là est notre responsabilité collective, nous devons et nous 
pouvons y arriver. »

L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs. 



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