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[e-med] La pénurie de médicaments s?éternise (Algérie)

La pénurie de médicaments s’éternise
le 01.02.18 | 12h00             
La Banque d’Algérie vient de lever l’obligation faite au secteur  
pharmaceutique de provisionner chaque facture de médicament importé d’un  
montant minimal de 120% du montant de l’opération considérée comme une  entrave 
à la disponibilité des médicaments par de nombreux opérateurs.

http://www.elwatan.com/actualite/la-penurie-de-medicaments-s-eternise-01-02-2018-361687_109.php

Une décision applaudie par le Syndicat national des pharmaciens  d’officine et 
l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP) qui  souligne dans un 
communiqué rendu public que «ces restrictions à la  domiciliation, outre 
qu’elles auraient contribué à générer des surcoûts  insupportables pour les 
entreprises de la filière pharmaceutique,  assimilaient implicitement le 
médicament à un produit de luxe dont  l’importation devait ainsi être 
découragée.
        
L’application de ces restrictions aurait eu comme conséquence de graves  
perturbations dans la disponibilité des produits pharmaceutiques.»  Mais, le 
problème de l’indisponibilité demeure encore posé puisque la  direction de la 
pharmacie au ministère de la Santé tarde encore à signer  les programmes 
d’importations pour l’année 2018 déposées il y a déjà  trois mois.
        
Ce qui complique davantage la situation, puisqu’actuellement le marché  du 
médicament connaît de véritables perturbations résultant des blocages  
enregistrés l’année dernière pour la signature des programmes, ce qui  induit 
un effet boule de neige. «La mesure de la Banque d’Algérie s’est  ajoutée à 
tous les facteurs générant les ruptures de médicaments.
        
Ils ont créé un problème pour le résoudre par la suite et c’est tant  mieux. Il 
aurait suffi d’ouvrir une concertation avec les professionnels  pour éviter de 
mettre en œuvre ce type de mesure et finir pour  l’abandonner. Mais les 
facteurs engendrant les ruptures persistent  encore.
        
D’ailleurs, les programmes à l’importation pour cette année ne sont pas  encore 
signés surtout pour ce qui est des dispositifs médicaux et  certaines matières 
premières», a souligné Nabil Melah, directeur général  des laboratoires Mérinal 
et membre de l’unop et d’ajouter : «Les  opérateurs ne peuvent même plus 
anticiper sur la production sachant que  les retards enregistrés pour la 
signature des programmes peuvent  impacter sur la durée de vie des produits 
fabriqués.
        
Nous sommes au mois de février ; est-il normal que les programmes ne  soient 
pas encore remis aux opérateurs pour ce qui est des produits  finis ?» 
s’interroge-t-il. D’autres opérateurs producteurs et  importateurs affirment 
que près 30% des programmes seulement ont été  signés jusque-là.
        
Ce qui sera encore une fois un facteur déclenchant une véritable  tension sur 
certains produits dont la rupture date déjà de plusieurs  mois. «L’installation 
de la commission de veille dans le cadre du comité  de concertation sur les 
ruptures tel que cela été décidé ne semble pas  identifier les vrais 
problèmes», relève un opérateur.
        
Ainsi, de nombreux médicaments essentiels sont actuellement en rupture  dans 
les pharmacies, confirme le président du syndicat des pharmaciens  d’officine, 
Messaoud Belambri, qui se félicite de l’annulation de la  décision de la Banque 
d’Algérie pour le secteur pharmaceutique. «Nous  avons bien alerté les pouvoirs 
publics, notamment le ministère de la  Santé, dès l’annonce, en 2017, de la 
décision de la Banque d’Algérie sur  ce que cela peut engendrer comme 
conséquences lourdes sur le marché du  médicament.
        
Nous avons déjà été, par le passé, pénalisés par l’instauration du  crédit 
documentaire», a-t-il déclaré. Il déplore au passage que les  ruptures touchent 
plusieurs médicaments dont les corticoïdes  injectables, la ventoline par 
exemple. «Nous sommes en train d’écouler  les dernières boîtes des derniers 
lots. Il nous est très difficile de  reconstituer les stocks puisque même les 
grossistes vivent une situation  similaire. Lorsqu’un produit tombe en rupture, 
le déséquilibre persiste  sur plusieurs mois et il est difficile de 
reconstituer des stocks»,  a-t-il indiqué. 
                                
Djamila Kourta


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