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[e-med] Lutte contre le marché illicite des médicamente en RCI et Burkina-Faso

(2 articles)

Burkina Faso: Plus de 45 tonnes de produits illicites incinérés à Bobo Dioulasso
http://koaci.com/burkina-faso-plus-tonnes-produits-illicites-incineres-bobo-dioulasso-112805.html

 jeudi 7 septembre 2017 – La direction générale des douanes de l’Ouest a saisi 
et incinéré au centre d’enfouissement technique 30 tonnes demédicaments 
Rechercher médicaments illicites et plus de 15 tonnes dedrogues Rechercher 
drogues estimée à plus 2 milliards de F CFA. 

Ces produits prohibés, 30 tonnes demédicaments Rechercher médicaments illicites 
et plus de 15 tonnes de drogues, saisi depuis 2015 à travers plusieurs 
opérations coup de poing auprès des contrebandiers dans le Sud-Ouest, les 
Haust-Bassins et la Boucle du Mouhoun, ont été incinérés par le gouverneur de 
la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, accompagné par le maire de la 
commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou et le directeur régional des douanes 
de l’Ouest, Mikailou Diarra.

Outre les stupéfiants, on y trouve desmédicaments Rechercher médicaments 
contrefaits de toutes marques : des paracétamols, des diclofenac, des 
éclaircissants et même des aphrodisiaques. C’est qui ont mis le feu à ces faux 
produits. 

Saluant cette action, le gouverneur a estimé que cela va assainir l’économie du 
grand Ouest et protéger la santé des populations. Il a rassuré que ces actions 
vont se poursuivre et les contrebandiers sanctionnés. 

Pour le directeur régional des douanes, Mikailou Diarra, la destruction des 
produits saisis est un signal fort dans la lutte contre la fraude et 
lesmédicaments Rechercher médicaments illicites. Elle est aussi un 
avertissement donné à tous ceux qui s’adonnent à ces pratiques. 

Boa, Ouagadougou


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Côte d'Ivoire: pour Charles Boguifo, il y a 30% de faux médicaments sur les 
marchés
Par Edouard du Penhoat Diffusion : samedi 23 septembre 2017
Côte d'Ivoire: pour Charles Boguifo, il y a 30% de faux médicaments sur les 
marchés 
http://www.rfi.fr/emission/20170923-charles-boguifo-medicaments-cote-ivoire
  

La Côte d’Ivoire serait gangrénée par les faux médicaments. Plusieurs 
professionnels de santé s’inquiètent de voir le nombre de contrefaçons envahir 
le marché informel. La semaine dernière, plusieurs responsables du secteur 
pharmaceutique ivoirien ont donné une conférence de presse pour alerter 
l’opinion : qu’il s’agisse de médicaments « grand public » ou de produits 
hospitaliers, tous les types de produits sont concernés par les contrefaçons. 
Outre les dangers pour la santé publique, ces faux médicaments privent l’Etat 
de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA par an. Pour en parler, le 
docteur Charles Boguifo, président de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire, 
répond aux questions d’Edouard du Penhoat.

RFI: La Côte d’Ivoire a connu, au mois de mai dernier, une très importante 
saisie de faux médicaments dans un quartier d’Abidjan. Cela a remis en lumière 
ce problème des médicaments contrefaits dans le pays. Pouvez-vous nous donner 
un état des lieux ? Quelle est la proportion de faux médicaments, aujourd’hui, 
en Côte d’Ivoire ?

Charles Boguifo: L’état des lieux, du point de vue du Conseil de l’ordre, est 
catastrophique. En effet, si on fait le point sur cette situation, de façon 
générale, il faut considérer que l’impact de ces faux médicaments doit être de 
l’ordre de 30 % environ de l’activité du secteur pharmaceutique. Quand je vous 
dis 30 %, c’est entre 50 et 80 milliards de francs CFA ou encore entre 76 
millions et 120 millions d’euros. Vous imaginez que ces médicaments sont de 
tous types. On parle des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des 
antituberculeux, des poches de sang… il s’agit de toute une panoplie de 
médicaments, dans des conditions déplorables.

Ceci étant, l’évènement nouveau cette année, c’est le fait d’avoir des unités 
illicites de fabrication de médicaments. On en a découvert, pour cette année, 
au moins quatre unités sur lesquelles il y a eu des saisies de près 130 tonnes 
de médicaments. C’est vraiment une situation inquiétante avec, forcément, un 
impact négatif sur toute la politique sanitaire en Côte d’Ivoire et bien-sûr 
sur l’état de santé de nos populations.

C’est-à-dire que c’est un phénomène nouveau, ces officines de fabrication de 
faux médicaments que vous avez pu trouver sur le territoire ? Cela n’existait 
pas avant ?

De cette ampleur, cela n’existait pas avant. C’est d’autant plus inquiétant 
que, pour les zones découvertes qui sont pratiquement celles de Cocody, on 
imagine que des zones hors Cocody, du type Yopougon ou bien Abobo doivent 
certainement en disposer également et peut-être même, j’en reste convaincu, 
l’intérieur du pays aussi.

Est-ce que l’attraction de ce marché noir s’explique par le fait que ces 
médicaments contrefaits soient moins chers que ceux que l’on peut trouver en 
pharmacie et qui, du coup, permet à ce marché de prospérer ?

C’est un aspect qui est véhiculé justement par ces vendeurs car il est certain 
que si vous arrivez à obtenir des médicaments qui ont été dérobés, forcément le 
prix proposé sera moindre. Ça, c’est le premier aspect. Le deuxième aspect, 
c’est qu’ils sont dans un contexte où ils sont capables de vendre le médicament 
au comprimé, quel que soit le type de pathologie. Ainsi, celui qui a besoin de 
soigner un mal pourrait disposer d’un comprimé en attendant de pouvoir racheter 
un autre comprimé pour son traitement, soit le lendemain ou bien le 
surlendemain, s’il a encore un peu d’argent,

Face à ce problème, quelles sont les pistes d’action envisagées ou déjà mises 
en œuvre par les autorités ivoiriennes ?

Le Comité national de lutte contre le trafic illicite et la contrefaçon du 
médicament, le Cotramed, a été mis en place. Il est vrai que la DPSD, au niveau 
du ministère de l’Intérieur, a également a agi mais, de mon point de vue, il 
faudrait que ces actions soient plus vigoureuses, plus régulières et plus 
constantes pour que l’impact soit efficient. Des actions de sensibilisation ont 
également été faites vis-à-vis de la population mais je pense que la répression 
reste l’élément le plus important.

Vous militez donc pour des actions répressives face à ce trafic. J’ai vu que 
l’Ordre des pharmaciens militait aussi pour une couverture maladie universelle. 
En quoi cela pourrait-il permettre d’endiguer et d’enrayer ce marché ?

Cette couverture maladie universelle est, pour nous, très importante car 
l’élément évoqué par ces vendeurs, c’est justement le fait que ces médicaments 
soient moins chers. Or, si on a une bonne couverture maladie universelle, si la 
population sait que, pour se soigner, elle n’aura plus à débourser, eh bien 
nous pensons que cette couverture devrait pouvoir permettre d’enrayer ce 
phénomène, sans doute pas totalement, mais elle devrait permettre déjà que 
l’essentiel de la population s’oriente vers le secteur légal de la santé 
publique. Parallèlement, si l’action de répression et de sanctions est mise en 
place, le phénomène pourra plus facilement être enrayé.

Je rappelle que lorsque l’on regarde dans certains pays qui ont déjà mis en 
place cette couverture maladie universelle, ce phénomène des médicaments de la 
rue est quasi inexistant.

Et où en est actuellement cette idée de couverture maladie universelle auprès 
des autorités ivoiriennes ?

Elle est en train d’avancer. Un test est en train d’être fait au niveau des 
étudiants et le projet de démarrage est prévu pour 2018. De notre point de vue, 
il y a un autre aspect qui, pour nous, reste déterminant, je veux parler du 
secteur privé. Comment ce dernier pourrait-il collaborer avec la Caisse 
nationale d’assurance maladie qui est en charge de ce dossier ? Pour nous, il 
est important de savoir comment le secteur privé pourrait être partie 
intégrante de cette couverture maladie universelle, notamment par rapport aux 
tarifs à appliquer.


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