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[e-med] (4)Crise à la CAMEG le personnel refusé de quitter l'accès des locaux au nouveau Conseil d'administration

Bonjour Alain, bonjour à tous,

Il est bien vrai que la situation de la Cameg au Burkina nous attriste tous...
Vous trouverez ci-dessous 2 articles qui apportent des compléments 
d'information sur la situation.
Il est clair que le Ministre est dans l'illégalité et l'on devine bien pourquoi.
Il est lamentable que la CAMEG, récemment encore adulée et louangée par les 
partenaires les plus prestigieux, se trouve, par la volonté d'un ministre à 
peine installé, menacée de mort brutale et même "remplacée" par une fausse 
CAMEG mystérieusement enregistrée au JO ...
Dès que nous aurons plus d'informations sur la situation et la position des 
partenaires nous vous en ferons part.
Bien à vous
Carinne Bruneton

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Crise à la CAMEG : « Si le ministre veut faire nommer quelqu’un d’autre, qu’il 
patiente », Me Jean Charles Tougma
samedi 27 août 2016

Suite au double procès devant le Tribunal administratif de Ouagadougou hier 25 
août 2016, l’avocat-conseil de la Centrale d’achat des médicaments essentiels 
génériques et des consommables médicaux (CAMEG), Me Jean Charles Tougma, a 
convié la presse au siège de l’association. Par cet acte, il a souhaité porter 
à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, les deux décisions 
de justice concernant ses clients. C’était ce vendredi 26 août 2016.

http://lefaso.net/spip.php?article72857


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Crise à la CAMEG : L’on a frôlé le pire au siège
vendredi 9 septembre 2016.


http://lefaso.net/spip.php?page=impression&id_article=73086

A peine l’épisode du procès portant sur le sursis à exécution du nouveau 
récépissé de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des 
consommables médicaux (CAMEG) clos, qu’un autre débute. Cette fois-ci le combat 
n’est pas devant les juridictions, mais au siège de l’association à 
Ouagadougou. La scène était digne d’une télé réalité. Nous y avons assisté, ce 
jeudi soir.

Les évènements se déroulent entre 14 h à 18h devant le siège de l’association. 
Ce soir-là, Dr Salifou Konfé, président du Conseil d’administration (PCA) mis 
en place par le ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo, a décidé d’installer Dr 
Damien Koussoubé, nouvellement désigné comme Directeur général (DG) de la CAMEG 
par intérim.

Dr Konfé refuse de s’adresser à la presse

Tout comme le 25 août 2016 lors de la session extraordinaire dudit Conseil 
d’administration, le personnel a refusé l’accès des locaux au nouveau PCA, 
accompagné par son DG et un huissier. C’est devant une porte fermée que nous 
trouvons les nouvelles autorités. Le personnel, une partie à l’intérieur et 
l’autre dehors, ayant hermétiquement fermé le portail d’accès à la cour du 
siège de l’association.

Un dispositif sécuritaire de la Compagnie républicaine de sécurité est mis en 
place barrant les voies d’accès au siège et filtrant les allées et venues.

Nous avons tenté une approche auprès du PCA Konfé ainsi que du DG Koussoubé 
pour comprendre le pourquoi de cette situation. Ils ont résolument refusé de 
répondre. « Je suis là pour installer le DG, donc attendez. Si à la fin je n’ai 
pas de crise cardiaque, je vous répondrai », rétorque le PCA.

Me Tougma, libérateur ?

Au moment où l’on sentait du mouvement du coté de la CRS, et que l’on pensait 
que l’assaut sur les lieux serait donné pour permettre l’installation de 
l’intérimaire, l’avocat conseil de la CAMEG, Me Jean Charles Tougma, surgit à 
bord de son véhicule. A peine les pieds au sol qu’il se dirige vers la sécurité 
et demande à voir le chef de mission. Il lui montre des pièces en rapport avec 
les sursis à exécution de la décision de nomination d’un nouveau PCA et de 
celui du récépissé rendu plus tôt le matin par le tribunal administratif.

A l’arrivée de Me Tougma, le personnel qui se trouvait hors de la cour, se 
rassemble peu à peu autour de lui. Pour l’avocat, il a un acte qui l’autorise à 
assigner le ministre de la santé et le prétendu PCA en justice, pour constater 
« s’il y a oui ou non » trouble manifestement illicite sur l’activité de 
l’association. « S’ils veulent faire envers et contre les actes de justice, moi 
je constaterai puisque je n’ai pas de prérogatives de puissance publique comme 
le ministre qui peut poser les actes comme il veut », confie-t-il. Selon lui, 
seuls les actes posés par le PCA, en la personne du Dr Bokar Kouyaté, sont 
valables.

Pendant que l’avocat conseil s’adresse à la presse, le PCA Konfé et le DG 
Koussoubé, s’éloignent peu à peu des lieux, entrent dans un véhicule par la 
suite et s’éclipsent à l’horizon. Peu de temps après, c’est le cordon 
sécuritaire qui est levé. La CRS quitte les lieux sous les ovations du 
personnel.

La CGT solidaire des travailleurs de la CAMEG

Le « danger » étant loin maintenant, le personnel à l’intérieur de la cour 
ouvre le portail et rejoint ceux de dehors pour jubiler. Ensemble, ils (les 
travailleurs) se dirigent vers l’avocat pour nettoyer sa sueur tout en 
l’acclamant.

Après cet incident majeur, les travailleurs se retrouvent à l’intérieur pour 
une concertation. Venue un peu plus tôt, et ayant suivi le déroulement des 
faits un peu à l’écart car bloqué au niveau du cordon de sécurité, la 
délégation syndicale composée de la Confédération générale des travailleurs du 
Burkina (CGTB) et du SYNTSHA Syndicat de la santé a invité le personnel à bien 
attraper ses intérêts et à ne pas rentrer dans ces tiraillements. Pour Norbert 
Ouangré, Secrétaire général adjoint de la CGTB, c’est suite à des informations 
d’un remue-ménage avec la présence des CRS à la CAMEG que la délégation 
syndicale s’est déportée sur les lieux pour faire les constats d’usage.

Selon lui, deux problèmes majeurs, auxquels le ministre doit s’attaquer, sont 
posés. Il s’agit d’abord « du risque de saigner la maison, si le changement du 
Directeur général se fait en ne respectant pas les textes ». Il prend pour 
exemple le changement des trois derniers directeurs généraux qui n’ont pas 
respecté les textes. Ce qui a valu à la CAMEG de payer 69 millions, 36 millions 
et 39 millions comme dommages à ces derniers. Il faut arrêter cela de son avis.

Le second souci pour lui, concerne la CAMEG elle-même. « Ce statut 
d’association de la CAMEG est scandaleux », vu l’importance de la maison pour 
la santé de notre pays. Et si le ministre veut faire œuvre utile, termine-t-il, 
il devrait plutôt s’atteler à ce que les nouveaux statuts soient adoptés.

Marcus Kouaman
Lefaso.net


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