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[e-med] Carcinogénicité des psychotropes

(Remerciements à CR pour la traduction de ce message.CB)

Carcinogénicité des psychotropes: une revue systématique de la US  Food and 
Drug Administration­ qui demandait des études précliniques in vivo
Andrea Amerio1,2, Juan Francisco Gálvez2,3, Anna Odone4,5, Shannon A Dalley6 
and S Nassir Ghaemi2,7
Abstract
Australian & New Zealand Journal of Psychiatry
2015, Vol. 49(8) 686­696
DOI: 10.1177/0004867415582231
http://anp.sagepub.com/content/49/8/686.full.pdf+html

Objectif:

La procédure d'autorisation de la US Food and Drug Administration pour les 
psychotropes demande des études sur la carcinogénicité chez l'animal. Ces 
études sont généralement faites et constituent une base de donnéespermettant 
d'évaluer le risque carcinogène chez l'homme. Ce rapport est une revue 
systématique de la base de données de psychotropes.

Méthodologie:
Les données d'enregistrement de la US Food and Drug Administration­ (Opackage 
inserts¹) ont été revues, quand elles étaient disponibles, pour tous les 
psychotropes des classes suivantes : antidépresseurs, antipsychotiques, 
benzodiazépines/ sédatfis-hypnotiques, amphétamines et anticonvulsivants.

Résultats:

Globalement, pour les antipsychotiques de nouvelle génération (atypiques)(90%, 
soit 9/10 agents) et pour les anticonvulsivants (85,7% soit 6/7agents) on a 
trouvé le plus grands taux de travaux sur la carcinogénicité des classes 
évaluées. Venaient ensuite les antidépresseurs (63,6%, soit 7/11agents) et les 
benzodiazépines/sédatifs-hypnoties (70%, soit 7/10 agents) alors que les 
psychostimulants (à l'exception de méthylphénidate) viennent en dernier (25%, 
soit 1/4 agents).
En tout, 71,4% de tous les produits examinés (30/42) ont montré une 
carcinogénicité de 43,2% (38/88 agents) dansles études expérimentales 
spécifiques.

Conclusions:

Les analyses de la US  Food and Drug Administration­ montrent que presque tous 
les produits atypiques, antipsychotiques et anticonvusivants, sont carcinogènes 
chez l'animal, ainsi que la majorité des antidépresseurs et des 
benzodiazépines/sédatifs-hypnotiques et le méthylphénidate. Ces résultats tirés 
des études chez l'animal ne permmettent pas de tirer des conclusions 
définitives pour l'homme, mais elles donnent des informations qui pourraient 
conduire à demander le consentement éclairé des patients au cours de la prise 
en charge clinique.

Version anglaise du résuméet article en pdf, c'est ici :
http://anp.sagepub.com/content/49/8/686.full.pdf+html

                                          

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