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[e-med] Exercice de quantification/Chimio-prévention du paludisme saisonnier

(Petit exercice de quantification lié à l'article ci-dessous.
MSF prévoit de mettre 400 000 enfants de 3 à 59 mois
sous cette «chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), combien de
comprimés doivent-ils acheter ?
Vous trouverez les Recommandations pour la CPS de l1OMS ici :
http://www.who.int/malaria/publications/atoz/smc_policy_recommendation_fr_0
32012.pdf?ua=1
Un ouvrage sera remis aux 5 premiers résultats corrects.
Merci d'envoyer vos réponses à cette adresse : c.bruneton@remed.org
Carinne Bruneton)

Niger : La chimio-prévention du paludisme saisonnier
PARIS (© APO) - «Ce n1est pas un remède miracle, mais une stratégie
préventive efficace».
Jeudi 24 avril 2014 | 18:17 UTC

«Les années précédentes, tous les enfants étaient malades. Nous étions
tout le temps sur la route pour les amener à l1hôpital. Il y avait aussi
beaucoup de décès,» raconte une maman de l1aire de santé de Magaria dans
la région de Zinder, au sud du Niger. De juillet à octobre 2013, ses
enfants ont bénéficié pour la première fois de doses de
sulphadoxine-pyriméthamine (SP) et d1amodiaquine (AQ) durant trois jours,
à raison d1une fois par mois de juillet à octobre. «Cette année, nos
enfants ne sont pas tombés malades, grâce à ce traitement.»

Impact très encourageant
Nouvelle méthode préventive du paludisme, la «chimio-prévention du
paludisme saisonnier» (CPS) est recommandée par l1Organisation mondiale de
la Santé (OMS) dans les zones de la sous-région du Sahel, où la prévalence
saisonnière est forte. En effet, ce traitement préventif ne s1applique
qu1aux régions où le paludisme est saisonnier. Bien que la maladie soit
endémique au Niger, le pays fait face, chaque année, à une forte
recrudescence des cas pendant la saison des pluies, qui s1étend de juillet
à octobre et correspond à la période de haute transmission de la maladie.

Mise en |uvre pour la première fois au Niger en 2013, la CPS s1inscrit
désormais dans la stratégie du Programme National de Lutte contre le
Paludisme (PNLP) pour lutter contre cette maladie, qui peut être
particulièrement fatale pour les enfants de moins de cinq ans.

«Ces dernières années, l1impact de la CPS a été considéré comme très
encourageant dans les pays de la sous-région où cette activité a été mise
en oeuvre», dit Dr. Alena Koscalova, médecin épidémiologiste de MSF. «Des
études récentes réalisées dans les pays d1Afrique de l1ouest, comme le
Sénégal, la Gambie, le Burkina-Faso ou le Mali, ont démontré une
diminution des cas de paludisme simple allant jusqu1à 83 pour cent et une
réduction similaire de l1incidence du paludisme sévère chez les enfants de
moins de cinq ans ayant reçu ces traitements préventifs».

Plus de 206,000 enfants de moins de cinq ans ciblés en 2013
De juillet à octobre 2013, MSF a mis en |uvre une campagne de masse,
ciblant plus de 206,000 enfants de 3 à 59 mois dans plus de 1,045 villages
des districts sanitaires de Magaria, Madaoua, Bouza, Madarafounda, et
Guidam-Roumji dans les régions de Zinder, Tahoua et Maradi.

L1organisation a déployé plus de 2,000 agents communautaires dans les
villages pour sensibiliser les communautés et encourager les parents à
amener leurs enfants aux points de distribution afin qu1ils reçoivent les
doses mensuelles de médicaments.

Disponibles sous forme de plaquettes alvéolées combinant le SP et l1AQ,
ces médicaments ont été distribués par les agents communautaires au niveau
de 179 sites fixes installés dans des structures de santé ou des lieux
publics, de 75 sites fixes avancés, dans les maisons des chefs de village
ou installés dans des hameaux, ainsi que par 99 équipes faisant du
porte-à-porte.

«Les trois stratégies de distribution ont abouti à un taux de couverture
de plus de 85%, ce qui est très satisfaisant,» dit le Dr Koscalova. «Nous
avons impliqué les autorités traditionnelles et avons constaté une réelle
prise de conscience de la communauté sur les ravages du paludisme,
notamment pour les jeunes enfants. La mise en oeuvre de cette activité a
prouvé qu1elle était tout a fait faisable dans un contexte comme le Niger,
et elle s1est révélée sûre et efficace.»

Une stratégie préventive efficace et complémentaire
«La CPS n1est pas un remède miracle», dit Séverine Ramon, responsable
adjointe des programmes de MSF au Niger. «C1est une action préventive,
complémentaire à d1autres dans le cadre de stratégies préventives et
curatives du paludisme.» Elle est particulièrement bénéfique dans des
contextes de malnutrition et d1anémie répandue, car elle permet de réduire
le nombre de cas compliqués dans des pays où l1accès aux soins est limité,
comme au Niger, mais elle ne prévient pas tous les cas de paludisme.

«Il reste donc essentiel que la population ait accès aux moyens
diagnostiques et au traitement précoce avec les ACT (combinaisons à base
d1artémisinine), de promouvoir la distribution et l1utilisation de
moustiquaires imprégnées ainsi que la pulvérisation d1insecticides. En
parallèle, il faut aussi maintenir un bon niveau d1information sur le
paludisme au sein des populations exposées».

Mais l1un des problèmes au Niger est la disponibilité des tests de
diagnostique rapide (TDR). «En 2013, la couverture nationale en TDR
n1était que de 44%, ce qui est nettement insuffisant en terme de moyens
diagnostiques. Cela présume aussi une mauvaise utilisation des ACT,» dit
Séverine Ramon. «Même si les besoins en ACT étaient théoriquement couverts
au niveau national cette même année, des ruptures de stock ont été
signalées dans des structures sanitaires isolées ou rurales. Cette
situation est liée à des problèmes d1approvisionnement des zones
périphériques».

Démultiplier l1impact de la CPS en luttant contre la malnutrition
Les équipes de MSF au Niger préparent une deuxième campagne de masse
ciblant plus de 400,000 enfants dès le mois de juillet, dans les mêmes
régions qu1en 2013. Cette année, d1autres acteurs vont également mettre en
oeuvre cette stratégie dans d1autres zones pour lutter contre le paludisme.

Pour MSF, cette intervention sera complétée par un dépistage et une prise
en charge systématiques de la malnutrition chez les enfants. En effet,
chaque année, les populations nigériennes sont non seulement confrontées
au paludisme, mais également à des crises alimentaires, puisque la période

des pluies coïncide avec la période de soudure - lorsque les stocks
alimentaires de ménages s1épuisent et les prix des denrées sont les plus
élevés sur les marchés. «Or, le paludisme et la malnutrition forment une
combinaison mortelle chez les enfants de moins de cinq ans,» indique
Séverine Ramon. «Tout comme nous l1avons fait en 2013, nous allons
profiter de cette campagne de masse pour dépister et prendre en charge de
manière précoce les enfants sévèrement malnutris, ainsi que les cas de
paludisme confirmés. Cela permet de démultiplier l1impact de la CPS sur la
santé des jeunes enfants.»

>SOURCE - Médecins Sans Frontières (MSF)




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