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[e-med] Etudiants en médecine : zéro pointé sur les médocs (France)

(Et au sud ? ... Cela mériterait une enquête aussi...CB)

Etudiants en médecine : zéro pointé sur les médocs
Par Arnaud Gonzague
Publié le 05-05-2014 <http://tempsreel.nouvelobs.com/index/2014/05/05/> à
16h11A+A-
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140505.OBS6128/etudiants-en-mede
cine-zero-pointe-sur-les-medocs.html

Selon "Que-Choisir", les futurs médecins connaissent un peu trop mal les
médicaments et? un peu trop bien les commerciaux des labos
pharmaceutiques.Nos futurs médecins consacrent trop peu d'heures à la
connaissance des panacées. (Sébastien SalomGomis

On a dit combien, selon beaucoup d¹observateurs, le concours d¹entrée dans
la filière médicale française est injuste et mal fichu
<http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130416.OBS8139/etudes-medicales
-la-fin-d-un-concours-stupide.html> - recrutant plus des éléments
"bachoteurs" que vraiment motivés par l¹art délicat d¹Hippocrate.

Ce qu¹on sait moins, c¹est que la formation elle-même comprend des
lacunes, dont certaines sont graves. Le numéro de mai du mensuel "Que
choisir" 
<http://kiosque.quechoisir.org/magazine-mensuel-quechoisir-525-mai-2014/>
pointe ainsi une connaissance fort médiocre du médicament de nos carabins.
Embêtant au pays du Mediator et des dangereuses pilules contraceptives de
3e et 4e générations !

En cause : le trop faible nombre d¹heures de cours dévolues aux molécules
pharmaceutiques et à leurs usages, "même pas une centaine d¹heures" sur
l'ensemble du cursus, selon les estimations d¹un professeur interrogé par
l¹association.

Cours "saucissonnés"

Ceci, alors que nos voisins néerlandais, britanniques,
suédois, espagnols ou italiens leur consacrent 1,4 à 4 fois plus de temps
et d¹énergie et que la Société européenne de pharmacologie recommande un
minimum de 120 heures.

Autre problème pointé par l¹enquête : la méconnaissance criante des effets
secondaires des pilules qui nous sont prescrites et de leurs possibles
interactions (mélanges déconseillés entre elles). La faute aux épreuves
classantes nationales, un concours assez décrié
<http://rue89.nouvelobs.com/2010/11/20/les-epreuves-des-etudiants-de-medeci
ne-jackpot-des-labos-176248> qui se situe en fin de 6e année d¹études et
oblige les facs à "saucissonner" leurs cours sur les médicaments plutôt
qu¹à les comprendre finement.

Autrement dit, le médicament est plutôt présenté comme un remède miracle
que comme un principe actif à manier avec précaution.

Commerciaux très envahissants
Et ce n¹est pas la proximité avec les
visiteurs médicaux qui arrange les choses : le mensuel insiste ainsi sur
leur présence, très envahissante, de ces opiniâtres commerciaux de
l¹industrie pharmaceutique dès les études ­ au détriment, bien sûr, de la
connaissance objective des panacées qui seront prescrites.

Une présence pleinement acceptée, et même encouragée, par un certain
nombre d¹enseignants, parfois rémunérés par ladite industrie. Quand on
sait qu¹aux Etats-Unis, il existe des classements sur les liens entre les
facultés de médecine et l¹industrie du médicament, on se dit que leurs
homologues françaises ont encore quelques progrès à accomplir...
Arnaud Gonzague   Le Nouvel Observateur





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