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[e-med] Les statistiques de l¹OMS montrent une diminution de l¹écart entre les pays ayant la meilleure et la pire situation sanitaire(OMS)

(L'Assemblée Mondiale de la santé se tient du 20 au 28 mai 2013 à Genève, les 
documents de travail sont ici http://apps.who.int/gb/f/f_wha66.html et le 
programme provisoire ici 
http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA66/A66_1-fr.pdf
Parmi les sujets abordés: Produits médicaux de qualité 
inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits, Plan d?action 
mondial pour les vaccins, Projet de plan d?action pour la lutte contre les 
maladies non transmissibles 2013-2020, Maladies tropicales négligées, 
Couverture sanitaire universelle, etc. CB)

Les statistiques de l¹OMS montrent une diminution de l¹écart entre les
pays ayant la meilleure et la pire situation sanitaire
Communiqué de presse OMS

HTTP://WWW.WHO.INT/MEDIACENTRE/NEWS/RELEASES/2013/WORLD_HEALTH_STATISTICS_2
0130515/FR/INDEX.HTML

15 MAI 2013 | GENÈVE - Le monde a fait des progrès spectaculaires pour
améliorer la santé dans les pays les plus pauvres et les écarts ont
diminué ces deux dernières décennies entre les pays ayant la meilleure et
la pire situation sanitaire, selon les Statistiques sanitaires mondiales
2013.

Le rapport annuel des statistiques de l¹Organisation mondiale de la Santé
(OMS) met en évidence que les efforts pour atteindre les objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD) ont réduit les écarts de santé
entre les pays les plus et les moins avantagés.

À l¹approche de la date butoir de 2015 fixée pour les OMD, les
Statistiques sanitaires mondiales de cette année témoignent des progrès
considérables accomplis dans la réduction de la mortalité des enfants, de
la mortalité maternelle, dans l¹amélioration de la nutrition et dans la
diminution de la mortalité et de la morbidité imputables à l¹infection à
VIH, à la tuberculose et au paludisme.
«Les efforts intenses déployés pour atteindre les OMD ont manifestement
amélioré la santé des populations partout dans le monde», déclare le Dr
Margaret Chan, Directeur général de l¹OMS. «Mais, à moins de 1000 jours de
la date butoir des OMD, le moment est venu de se demander si ces efforts
ont apporté un réel changement pour réduire les inégalités inacceptables
entre pays riches et pauvres.»
Cette année, les Statistiques sanitaires mondiales comparent les progrès
accomplis par les pays ayant la meilleure situation sanitaire et par ceux
dans une situation moins favorable entre l¹année de référence des OMD,
1990, et deux décennies plus tard.

Elles montrent qu¹en chiffres absolus, les pays classés dans la catégorie
des 25% ayant la situation la plus mauvaise ont fait des progrès
impressionnants dans le domaine de la santé.

Par exemple, l¹écart absolu pour la mortalité des enfants entre les pays
en tête et en queue de classement a été ramené de 171 à 107 décès pour
1000 naissances vivantes entre 1990 et 2011. Certains pays qui figuraient
parmi ceux ayant les plus forts taux de mortalité des enfants en 1990,
comme le Bangladesh, le Bhoutan, Madagascar, le Népal, la République
démocratique populaire lao, le Rwanda, le Sénégal et Timor-Leste, ont
amélioré la survie des enfants à un tel point qu¹ils sont sortis de ce
groupe.
Toutefois, bien que 27 pays aient déjà atteints la cible fixée par les
OMD, le rythme actuel des progrès ne sera pas suffisant pour parvenir
d¹ici 2015 à la cible mondiale d¹une réduction de deux tiers du taux de
mortalité des enfants par rapport à 1990.

En 1990, les pays ayant les plus forts taux de mortalité chez les femmes
enceintes et parturientes recensaient en moyenne un surcroît de 915 décès
maternels pour 100 000 naissances vivantes par rapport aux pays ayant les
taux les plus faibles. En 2010, cet écart s¹était réduit à 512 décès
maternels pour 100 000 naissances vivantes. Malheureusement, le rythme de
la baisse à l¹échelle mondiale (3%) devra doubler pour parvenir à la cible
des OMD de réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle.

L¹écart entre les pays ayant les taux les plus forts et les plus faibles
de nouvelles infections à VIH a été ramené de 360 à 261 cas pour 100 000
habitants entre 1990 et 2011. Alors que le nombre des nouvelles infections
à VIH a été multiplié par six dans les pays ayant les taux les plus
faibles, le groupe des pays ayant les taux les plus élevés a réduit de 27%
le nombre des nouvelles infections.
Dans le monde, le nombre des décès dus à la tuberculose a diminué de plus
de 40% depuis 1990 et la tendance indique que cette baisse atteindra 50%
d¹ici 2015. L¹écart s¹est réduit entre les groupes de pays en tête et en
queue de classement, passant de 62 à 41 décès par tuberculose pour 100 000
habitants entre 1990 et 2011. Les progrès ont été cependant inégaux, avec
une réduction de seulement 34% dans les pays ayant les plus forts taux de
mortalité par tuberculose, contre 70% dans les pays ayant les taux les
plus faibles.

« Nos statistiques montrent que, globalement, les écarts se réduisent
entre les pays les plus et les moins avantagés dans le monde, indique le
Dr Ties Boerma, Directeur à l¹OMS du département Statistiques sanitaires
et systèmes d¹information. Pourtant, la situation est loin d¹être
satisfaisante, les progrès étant inégaux et de larges écarts subsistant à
l¹intérieur des pays et entre eux. »
Parmi les principales tendances rapportées cette année, il y a:

* Les naissances prématurées: Chaque année, environ 15 millions d¹enfants
naissent prématurément (avant 37 semaines de grossesse) et un million
d¹entre eux meurent. Les naissances prématurées sont le premier facteur de
décès des nouveau-nés dans le monde et la deuxième cause de mortalité
(après la pneumonie) pour l¹ensemble des enfants âgés de moins de 5 ans.

* Le diabète: Près de 10% des adultes dans le monde ont du diabète, mis en
évidence par une hyperglycémie à jeun (?126 mg/dl). Les diabétiques
courent un risque accru d¹accident vasculaire cérébral et ont une
probabilité 10 fois plus forte que les non diabétiques de devoir subir une
amputation d¹un membre inférieur.

* L¹accès aux médicaments: De nombreux pays à revenus faible ou
intermédiaire sont confrontés à une pénurie de médicaments dans le secteur
public, ce qui force les populations à se tourner vers le secteur privé où
les prix peuvent être jusqu¹à 16 fois plus élevés. Dans ces pays, en
moyenne seulement 57% (et parfois pas plus de 3%) des médicaments
génériques sélectionnés sont disponibles dans le secteur public.

À propos des Statistiques sanitaires mondialesParaissant chaque année, la
publication de l¹OMS Statistiques sanitaires mondiales est la plus
complète au monde. Elle contient des données en provenance de 194 pays
pour une série d¹indicateurs de mortalité, de morbidité et concernant les
systèmes de santé, y compris l¹espérance de vie, les maladies et les décès
dus à une série de maladies, les services de santé et les traitements, les
investissements financiers dans la santé ainsi que les facteurs de risque
et les comportements qui affectent la santé.

Liens connexes
* Statistiques sanitaires mondiales 2013
<http://www.who.int/entity/gho/publications/world_health_statistics/2013/fr
/index.html>
* Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
<http://www.who.int/topics/millennium_development_goals/fr/index.html>
* Observatoire mondial de la Santé
<http://www.who.int/entity/gho/fr/index.html>


Pour plus d¹informations, veuillez contacter:Fadéla Chaib
Chargée de communication et porte-parole de l'OMS
Tél.: +41 22 791 32 28
Portable:+41 79 475 55 56
Courriel:chaibf@who.int



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