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[e-med] 17ème réunion des ANRP des pays de l¹Afrique subsaharienne francophone.

(quelqu'un a plus d'informations sur les résultats de cette rencontre ?CB)

Médicaments au Sénégal : Un marché d¹environ 80 milliards de FCfa
LAST UPDATED ON THURSDAY, 21 MARCH 2013 10:16THURSDAY, 21 MARCH 2013 08:55
WRITTEN BY AMA
http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=27120:m
edicament-au-senegal--un-marche-denviron-80-milliards-de-fcfa&catid=78:a-la
-une&Itemid=255

Le marché du médicament tournerait autour de 75 à 80 milliards de FCfa au
Sénégal. L¹information est du directeur de la Pharmacie et du Médicament,
le Pr Papa Amadou Diop. C¹était à l¹ouverture de la rencontre annuelle
entre les entreprises du médicament et les autorités nationales de
réglementation pharmaceutique des pays de l¹Afrique subsaharienne
francophone.  

Cette 17ème réunion annuelle porte sur l¹harmonisation des réglementations
pharmaceutiques, la lutte contre les faux médicaments et le marché
illicite, la mise en place du système de pharmacovigilance et le
développement des partenariats entre les entreprises de pharmacies et du
médicament et les autorités nationales de réglementation pharmaceutique.
Il s¹agit de réfléchir sur les conditions d¹une bonne gestion des produits
pharmaceutiques, en général, et des médicaments, en particulier.
Selon le directeur de la Pharmacie et du Médicament, le Pr Papa Amadou
Diop, la réglementation pharmaceutique au Sénégal présente des points
forts et des faiblesses. Malgré quelques difficultés, elle reste
réglementée. Cependant, le nombre insuffisant d¹inspecteurs en pharmacie
est un handicap. Le Sénégal ne compte que 6 inspecteurs en fonction. «
Nous sommes en train de corriger cela avec la création de l¹Institut des
sciences du médicament de l¹Université de Dakar, qui permettra de former
un certains nombre d¹inspecteurs. Le ministère de la Santé a offert 6
bourses pour leur formation. Ce problème sera bientôt réglé », promet-il.
A cela s¹ajoute le problème de communication en direction des
populations. « Celles-ci doivent savoir que nous sommes au 21ème siècle et
que les médicaments sont un monopole pharmaceutique. Ils ne doivent être
distribués que par les structures pharmaceutiques. En dehors de ces
structures, les médicaments deviennent un danger », avertit-il. Les
médicaments sont souvent source de maladies chroniques, comme le diabète,
les maladies rénales, les hépatites?
Mme Béatrice Kressmann, directrice des Affaires européennes et
internationales du Leem (entreprises du médicament), a indiqué que la
17ème réunion entre le Leem et les directions de pharmacies et du
médicament va faciliter l¹homologation et assurer la surveillance des
produits pharmaceutiques mis sur le marché. « Tout ceci a pour objet final
de faciliter l¹information, l¹échange d¹expertise et les discussions entre
les directeurs de pharmacies pour un meilleur accès aux médicaments de
qualité », a-t-elle soutenu. Les participants réfléchiront  également sur
le système d¹homologation des médicaments qui vient d¹être harmonisé au
sein de l¹Uemoa.

25 % des médicaments utilisés sont contrefaits
Le Sénégal doit également renforcer le contrôle des médicaments parce que
les 25 % utilisés par les populations sont contrefaits et peuvent être
responsables des maladies chroniques. Par ailleurs, le Sénégal ne produit,
jusque-là, que 20 % de ses médicaments. Cependant, il compte inverser la
tendance pour arriver à une production de 50 %, informe le Pr Papa Amadou
Diop. « Nous sommes encore loin de ce chiffre, mais c¹est possible, car
nous avons les ressources humaines pour réussir ce pari », dit-il.
                   
Eugène KALY



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