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[e-med] Cameroun: lutte contre le marché illicite de médicaments

Cameroun: LUTTE CONTRE LA VENTE ILLICITE DE MÉDICAMENTS
http://www.lanouvelleexpression.info/region/11174.html


Un Week ­ end chaud pour les vendeurs de produits de la rue
Les vendeurs de médicaments de la rue ont eu chaud le Samedi 02 mars 2013
à Ebolowa.
Leurs marchandises ont été saisies par les forces du maintien de l¹ordre
sur le marché et la chasse s¹est poursuivie dans les magasins et cachettes.
Cette opération coup de poing conduite par Jules Marcellin Ndjaga,
Gouverneur de la Région du Sud a permis de saisir plusieurs stocks de
médicaments d¹une valeur estimée à 3 millions Fcfa et l¹interpellation de
plusieurs personnes.

C¹est une véritable opération punitive qu¹ont eu droit les vendeurs de
médicaments de la rue d¹Ebolowa. Ils ont été surpris devant leurs
comptoirs, dans leurs maisons et magasins par une forte équipe constituée
des policiers, gendarmes et des huissiers de justice.

L¹opération conduite par le Gouverneur du Sud Jules Marcellin Ndjaga
qu¹accompagnait le Délégué régional de la Santé publique du Sud Dr Jean
Blaise Doaw Mekanda, poursuivait ainsi la croisade contre la vente
illicite des médicaments, ce phénomène est devenu, un véritable fléau à
Ebolowa, d¹autant que, ceux qui manipulent ces produits ne justifient
d¹aucune qualification dans le domaine. Le bilan de saisie fait état des
produits pharmaceutiques d¹une valeur importante, les équipements
médicaux, les lits et plusieurs acteurs de ce commerce illicite ont été
interpellés. Ce n¹est pas la 1ère fois qu¹une telle opération est lancée à
Ebolowa mais, après chaque descente de la commission régionale de lutte
contre la vente des médicaments de la rue, le commerce reprend de plus
bel. Le Gouverneur du Sud à promis que la lutte contre ce fléau va se
poursuivre. Les produits saisis ont été détruits. Certains vendeurs
victimes de cette opération, qu¹ils qualifient de «du jamais vu à Ebolowa»
du fait que l¹opération visait à casser les portes magasins supposés où
sont vendus les médicaments et pis encore, les cachettes dans les
domiciles privés étaient visitées sans ordre de perquisition notifié aux
victimes. Ce qui suppose des soupçons au sein même de la corporation ou un
indic qui connait très bien le milieu et son fonctionnement. A ce propos,
le chauffeur du DR de la santé publique du Sud est pointé du doigt. «Ce
monsieur hier ami des vendeurs des médicaments est aujourd¹hui l¹homme à
battre par nous», laisse entendre un vendeur sous anonymat. «Est ce que
c¹est sûr que c¹est lui qui serait l¹indic ? Ce n¹est pas sûr. Ce qui est
vrai est que nos médicaments soignent les Camerounais, il n¹est pas
question de jeter l¹éponge de sitôt», ironise un autre même si «cela n¹est
pas un défi à l¹endroit des pouvoirs publics», rectifie-t ­ il.
«La vente de médicaments de la rue nourrit son homme et est restée un
vitrier d¹emplois négligeables pour les jeunes. C¹est pourquoi, nous
prions l¹Etat Camerounaise de nous comprendre», ont-ils soutenu à
l¹unisson.



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