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[e-med] Lancement d'une nouvelle initiative pour fournir des médicaments plus efficaces et moins chers en Afrique

Lancement d'une nouvelle initiative pour fournir des médicaments plus
efficaces et moins chers en Afrique
http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2012/april/201
20402eacregulatorymedicines/

02 avril 2012

 
<http://www.unaids.org/en/media/unaids/contentassets/images/featurestories/2
012/04/20120402_EAC_regulatory_307.jpg> 

Le Directeur exécutif adjoint du Programme de l'ONUSIDA, Dr Paul De Lay,
intervenant à l'occasion du lancement du Projet d'harmonisation de
l'enregistrement des médicaments de la Communauté de l'Afrique de l'Est
(EAC) à Arusha, Tanzanie, le 30 mars 2012.

La nécessité de garantir au peuple africain un accès à des médicaments
essentiels, de qualité supérieure, sûrs et bon marché vient de connaître un
élan majeur avec le lancement du Projet d'harmonisation de l'enregistrement
des médicaments de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) à Arusha,
Tanzanie, le 30 mars 2012. 

Le projet est une alliance de haut niveau qui rassemble le Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), la Fondation Bill & Melinda Gates, la Banque
mondiale, le Ministère britannique du développement international (DfID) et
l'Initiative Clinton pour l'accès à la santé (CHAI). Le lancement à Arusha
constitue le point de départ de la mise en œuvre d'un Programme
d'harmonisation de la réglementation des médicaments sur tout le continent
africain.

Les partenaires espèrent renforcer la capacité et les systèmes de
réglementation des médicaments en Afrique, y compris les antirétroviraux, de
façon à réduire le nombre de décès à cause de médicaments non sûrs ou de
mauvaise qualité, de l'indisponibilité ou de la fourniture inefficace de
médicaments. Ces défis existants peuvent être attribués à une série de
facteurs, notamment le manque de ressources humaines et financières, des
infrastructures insuffisantes, une mauvaise législation des médicaments et
un cycle d'autorisation des médicaments trop long, à cause de la faible
capacité réglementaire et de processus inefficaces.

« Les médicaments sûrs, bon marché et de qualité pour le traitement de
maladies courantes demeurent hors de portée d'un trop grand nombre
d'habitants de la région d'Afrique de l'Est », a déclaré le Dr Richard
Sezibera, Secrétaire général de la Communauté de l'Afrique de l'Est. « Le
programme que nous lançons aujourd'hui vise à instaurer un cadre de
réglementation des médicaments uniforme et normalisé, pour obtenir de bons
résultats de santé et faire des économies. »

Le programme que nous lançons aujourd'hui vise à instaurer un cadre de
réglementation des médicaments uniforme et normalisé, pour obtenir de bons
résultats de santé et faire des économies

Dr Richard Sezibera, Secrétaire général de la Communauté de l'Afrique de
l'Est

Des ministres, des représentants d'organismes régionaux et panafricains, des
organisations internationales et des donateurs ont assisté au lancement.
L'un des principaux arguments avancés par les participants au lancement
était le besoin critique de produire des solutions africaines créatives, qui
répondent aux besoins particuliers du peuple africain.

Ceci encouragerait la production locale de médicaments — comme la thérapie
antirétrovirale pour les personnes vivant avec le VIH — en partenariat avec
d'autres économies émergentes telles que le BRICS (Brésil, Russie, Inde,
Chine, Afrique du Sud). En outre, ceci renforcerait le contrôle africain des
investissements pour le développement grâce à des sources de financement
plus diversifiées qui réduirait la dépendance de l'Afrique à des facteurs
externes. 

À l'heure actuelle, l'Afrique dépend lourdement des médicaments importés. 80
% des antirétroviraux, qui permettent à plus de 5 millions d'africains de
rester en vie, viennent de l'étranger.  De plus, les deux tiers des dépenses
pour la lutte contre le sida en Afrique proviennent de sources externes. 

Selon le Directeur exécutif adjoint du Programme de l'ONUSIDA, le Dr Paul De
Lay, qui assistait au lancement, la création d'une Agence africaine de
réglementation des médicaments permettrait de développer des médicaments
plus vite, de bénéficier d'une assurance de qualité plus solide et d'une
plus grande confiance du public, et d'accroître l'engagement africain dans
une riposte au sida durable. 

 
<http://www.unaids.org/en/media/unaids/contentassets/images/featurestories/2
012/04/20120402_EAC_regula_2_307.jpg> 

(de gauche à droite) Dr Paul De Lay, Directeur exécutif adjoint du Programme
de l'ONUSIDA, Ambassadeur Dr Richard Sezibera, Secrétaire général de la
Communauté de l'Afrique de l'Est et représentant de l'ONUSIDA à l'Union
africaine.

« Les agences de réglementation régionales offriront plusieurs avantages »,
a déclaré le Dr De Lay. « Les choses iront plus vite, seront plus efficaces
et plus justes », a-t-il ajouté.

L'ONUSIDA pense que ces initiatives régionales sont un élément indispensable
d'une riposte au VIH efficace. Ces initiatives proposeront une puissante
plateforme de défense, de coordination et de réglementation pour fabriquer
des médicaments de qualité supérieures qui seront disponibles sur l'ensemble
du continent.

Une agence africaine de réglementation des médicaments permettrait également
de répondre plus rapidement et efficacement aux signalements éventuels de
contrefaçons ou de médicaments contaminés. Cela permettra également
d'accroître la capacité de test des lots de médicaments. Cette meilleure
pharmacovigilance régionale protègerait la santé et sauverait des vies. On
espère que le Programme d'harmonisation de la réglementation des médicaments
en Afrique s'ajoutera aux progrès considérables accomplis dans le secteur de
la santé ces dernières années.


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