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[e-med] De la toxicité des prothèses mammaires PIP...

 
De : Antidote Europe [mailto:info@antidote-europe.org] 
Envoyé : jeudi 12 janvier 2012 20:48
À : remed@remed.org
Objet : COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Des scientifiques s'interrogent sur la responsabilité de l'AFSSAPS dans
l'affaire des prothèses mammaires PIP

Perpignan, le 12 janvier 2012 - Antidote Europe, une association créée par
des chercheurs issus du CNRS et dont l'objectif est l'application des
progrès scientifiques au bénéfice de la santé humaine, vient d'interroger le
directeur de l'AFSSAPS à propos du rôle de l'Agence dans le scandale des
prothèses mammaires PIP.

L'Agence s'est déjà penchée à deux reprises sur la toxicité de ces implants
et a déclaré qu'il n'y avait « aucun risque génotoxique » (une atteinte du
matériel génétique pouvant entraîner des cancers). Or, on apprend que deux
femmes porteuses de ces implants sont mortes, de cancer précisément. En
France des dizaines d'autres femmes porteuses de ces implants ont développé
des cancers du sein, elles seraient des milliers à travers le monde.

L'évaluation par l'AFSSAPS du risque génotoxique des implants n'était donc
pas pertinente. Ceci n'est pas étonnant. L'Agence s'est en effet « assurée »
(?) de la non-génotoxicité des implants... chez la souris!
Claude Reiss, président d'Antidote Europe et ancien directeur de recherche
au CNRS, se demande si les « experts de haut niveau » revendiqués par
l'AFSSAPS avaient remarqué que les femmes n'étaient pas des rongeurs de 60
kg, et que, de surcroît, ces tests sont imprécis pour plusieurs raisons. Par
exemple, parce que les cassures double brin de l'ADN qu'ils révèlent ne sont
qu'un des très nombreux facteurs responsables d'un cancer. Ou encore, parce
que ces cassures se produisent et éventuellement se maintiennent selon des
mécanismes spécifiques d'une espèce animale et peuvent donc être très
différents entre souris et humains. Les tests de génotoxicité sur rongeurs
sur lesquels se fondent les décisions de l'AFSSAPS sont, pour les humains,
au mieux sans intérêt, au pire gravement dommageables car ils peuvent
masquer la toxicité réelle d'une substance chimique.

Pour accomplir efficacement sa mission de prévention, l'AFSSAPS devrait
adopter sans tarder des méthodes scientifiques d'évaluation des risques,
notamment par génomique sur des cellules humaines en culture.
Ces méthodes sont opérationnelles, plus rapides et moins chères que les
tests de toxicité sur animaux et recommandées notamment par le rapport de
l?Académie des sciences des Etats-Unis publié en 2007 : « Toxicity Testing
in the 21st Century: A Vision and a Strategy ». Les tests de toxicologie sur
animaux ont été qualifiés de « tout simplement de la mauvaise science » par
un éminent toxicologue européen. Jusqu'à quand les autorités
continueront-elles à jouer notre santé à la roulette russe?

Pour en savoir plus sur Antidote Europe : http://antidote-europe.org Contact
médias : Claude Reiss (04 76 36 35 87)



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