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[e-med] UNGASS : les états contraints de prendre des engagements fermes

Communiqué d'Act Up-Paris - 9 juin 2011

Session Spéciale des Nations-Unies sur le VIH/sida

Sida : les Etats contraints de prendre des engagements fermes

 
Hier soir se sont achevées à New York les négociations sur la
déclaration finale de la session spéciale des Nations Unies sur le
VIH/sida.
La France et les pays riches ont accepté de s’engager à mettre sous
traitements 15 millions de personnes d’ici 2015. Ce nouvel engagement
doit désormais se concrétiser par des mesures immédiates et mettre un
terme au gel des financements de la lutte contre le sida au niveau
international. Il doit également se traduire par un recadrage immédiat
des accords bilatéraux et internationaux négociés par l’Union Européenne
avec les pays en développement, qui auront pour conséquence, s’ils sont
signés, d’augmenter le prix des médicaments dans les pays concernés.
"L’incohérence de la France et des pays riches a assez duré. Il faut
désormais joindre la parole aux actes. La commission européenne doit
être rappelée à l’ordre, afin qu’elle retire de toute urgence les
dispositions anti-génériques des accords en cours" a déclaré Pauline
Londeix d’Act Up-Paris.

Mais après deux jours de négociations à l’ONU, la duplicité meurtrière
des Etats riches a finalement été mise en échec. En effet, ces derniers
ne souhaitaient pas prendre le moindre engagement chiffré en matière de
nouvelles mises sous traitement. Grace aux activistes du monde entier
présents à New York, et à leurs alliés parmi les délégations
officielles, les pays riches ont finalement dû s’engager à plus que
doubler, sous 4 ans, les traitements fournis.

Les pays riches n’auront pas été les seuls complices du sida dans cette
négociation. Après 30 ans d’épidémie, le Vatican, l’Iran, le Bénin et
l’Egypte et d’autres ont lutté, comme en 2001 et 2006 [1], pour dénier
aux groupes les plus vulnérables (les hommes ayant des rapports sexuels
avec des hommes, les travailleurSEs du sexe et des usagerEs de drogues
injectables) leur dignité et leur droit à des services de prévention et
de soins. Eux aussi ont été mis en échec. La Déclaration de l’ONU
reconnait pour la première fois le caractère sanitairement prioritaire
de lutter contre le sida chez les pédés, les putes et les toxs.

Après toutes ces belles paroles onusiennes, Act Up-Paris exige dès
maintenant de Nicolas Sarkozy et de la France : 
=> Un rappel à l’ordre immédiat par la France de la Commission
Européenne sur les négociations des accords bilatéraux (Accords de
libre-échange) et multilatéraux (ACTA) 
=>  Un doublement de la contribution française au Fonds Mondial 
=>  L’organisation dès la rentrée d’une réunion de reconstitution des
fonds du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme, afin que l’ensemble des pays riches double enfin leur
contribution.

 
Notes
[1] En 2001 et 2006, avaient également eu lieu aux Na

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