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[e-med] (2)Il est urgent d'agir pour préserver les traitements antipaludiques (OMS)

Chers tous,
Ce message vient en meme temps avec le rapport de l'OMS sur l'evaluation des 
systemes de reglementation pharmaceutique dans 26 pays sub-sahariens. Il 
apparait que plusieurs pays ont des faiblesses qui ne permettent�pas�d'assurer 
que les populations beneficient des medicaments effficaces,de qualite et surs!
Par ailleurs je pense que s'il existe des rapports sur l'evaluation des 
pratiques d'utilisation rationnelle des medicaments, je parie qu'on y trouvera 
egalement des veritables problemes.
C'est ainsi que je penses que les chantiers importants pour préserver les 
traitements antipaludiques consisteraient entre autres��:
-Renforcer la reglementation pharmaceutique
-Faire maitriser les bonnes pratiques d'usage rationnel des medicaments
-Augmenter le financement pour la meilleure disponibilite des antipaludiques


Merci

Franck Biayi
Pharmacien
Responsable Unite Approvisionnement en medicaments
Cellule d'Appui et de Gestion des financements
du secteur sante
Ministère de la Santé
Kinshasa/RDC
Tél:+243818125838
 
 
 

--- En date de : Jeu 13.1.11, remed <remed@remed.org> a écrit :


De: remed <remed@remed.org>
Objet: [e-med] Il est urgent d'agir pour préserver les traitements 
antipaludiques (OMS)
À: "e-med e-med" <e-med@healthnet.org>
Date: Jeudi 13 janvier 2011, 10h52


Communiqué de presse OMS

Il est urgent d'agir pour préserver les traitements antipaludiques
Des résistances aux artémisinines, composant essentiel du traitement, 
menacent les progrès réalisés.
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2011/malaria_therapies_20110112/fr/index.html

12 janvier 2011 | Genève - Selon un nouveau plan d'action publié aujourd'hui 
par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Partenariat Faire 
reculer le paludisme (RBM), si rien n'est fait rapidement pour prévenir 
l'apparition 
et la propagation de parasites pharmacorésistants, le monde risque de perdre 
son traitement le plus efficace contre le paludisme.

Ce plan, intitulé Global Plan for Artemisinin Resistance Containment, 
présente les mesures à prendre pour endiguer et prévenir la résistance aux 
artémisinines, composant essentiel des associations médicamenteuses 
comportant de l'artémisinine (ACT), arme la plus efficace contre la forme la 
plus mortelle de paludisme, celui à falciparum. Une résistance aux 
artémisinines est déjà apparue dans certaines zones à la frontière entre le 
Cambodge et la Thaïlande. Bien que les ACT soient actuellement efficaces à 
plus de 90% au niveau mondial, il est essentiel d'agir vite. Si ces 
traitements cessent d'être efficaces, de nombreux pays n'auront aucune 
solution de rechange.

Interrompre l'émergence de la pharmacorésistance à sa source

Selon le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, «l'utilité de 
notre arme la plus efficace contre le paludisme est aujourd'hui menacée». 
«Ce nouveau plan offre l'occasion, sans précédent dans l'histoire de la 
lutte contre le paludisme, d'interrompre l'émergence de la 
pharmacorésistance à sa source et de prévenir une nouvelle propagation 
internationale. Les conséquences d'une résistance étendue aux artémisinines 
nous obligent à agir», a-t-elle ajouté.

Ce plan mondial vise à endiguer et à prévenir la résistance aux 
artémisinines en agissant sur cinq fronts:

1. Arrêter la propagation des parasites résistants
Un programme de lutte antipaludique totalement financé et mis en ouvre, tel 
que celui présenté dans le Plan d'action mondial contre le paludisme, 
répondrait à un grand nombre des besoins relatifs à l'endiguement et à la 
prévention de la résistance aux artémisinines. Cependant, il faudra un 
financement supplémentaire pour arrêter la propagation des parasites 
résistants dans les zones où il y a des preuves de résistance aux 
artémisinines. Selon le plan mondial, le coût supplémentaire sera de 10 à 20 
dollars par personne dans les régions où la résistance est confirmée 
(frontière entre le Cambodge et la Thaïlande) et de 8 à 10 dollars par 
personne dans les zones à risque du Bassin du Mékong.

2. Accroître le contrôle et la surveillance de la résistance aux 
artémisinines

L'OMS a estimé en 2010 que seuls 31 des 75 pays qui devraient tester 
systématiquement l'efficacité des ACT le faisaient effectivement. Dans les 
zones où il n'y a pas de surveillance continue, il existe un risque d'émergence 
silencieuse de la résistance aux artémisinine.

3. Améliorer l'accès aux tests de diagnostic du paludisme et à un traitement 
rationnel par des ACT

Ces thérapies servent fréquemment à traiter des affections fébriles autres 
que le paludisme. L'utilisation d'ACT à mauvais escient peut accroître le 
risque de résistance. Afin que moins de patients qui ne sont pas atteints de 
paludisme prennent ces traitements, l'OMS recommande de diagnostiquer tous 
les cas suspects au moyen d'un test avant d'instaurer un traitement.

4. Investir dans la recherche sur la résistance aux artémisinines

Il est urgent de mettre au point des techniques plus rapides de détection 
des parasites résistants ainsi que de nouvelles classes de médicaments 
antipaludiques pour remplacer à terme les ACT.

5. Favoriser l'action et mobiliser des ressources

Le plan mondial sera mis en ouvre avec succès si les nombreuses parties 
prenantes aux niveaux mondial, régional et national agissent de manière 
coordonnée et avec un financement suffisant.

«L'endiguement efficace de la résistance aux artémisinines nous rendra 
beaucoup mieux à même de pérenniser les résultats actuellement obtenus en 
matière de lutte dans les pays», a dit le Professeur Awa Coll-Seck, 
Directeur exécutif du Partenariat Faire reculer le paludisme. «Nous 
disposons désormais d'un plan coordonné pour arrêter la propagation des 
parasites résistants mais nous avons besoin d'un financement supplémentaire 
pour le mettre en ouvre», a rappelé le Professeur Coll-Seck aux donateurs 
internationaux.

Selon l'OMS, le nombre de cas de paludisme a baissé de plus de 50% dans 43 
pays au cours de la dernière décennie. Il ressort d'une récente étude 
théorique de la prévention du paludisme dans 34 pays africains qu'entre 2000 
et 2010, plus de 730&bsp;000 vies ont été sauvées, dont les trois quarts 
depuis 2006, année où l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide 
et des ACT s'est étendue. Si les ACT cessaient d'être efficaces, le nombre 
de décès dus au paludisme augmenterait probablement beaucoup.

D'énormes progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme

Selon le Dr Robert Newman, Directeur du Programme mondial de lutte 
antipaludique de l'OMS, «ces dix dernières années, nous avons énormément 
progressé dans la lutte contre le paludisme». «Si nous voulons pérenniser 
ces acquis et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement 
liés à la santé, nous devons absolument collaborer pour éliminer la menace 
d'une 
résistance aux artémisinines», a-t-il ajouté.

Le Global Plan for Artemisinin Resistance Containment a été établi par le 
Programme mondial de lutte antipaludique de l'OMS en consultation avec plus 
de 100 experts du Partenariat Faire reculer le paludisme et financé par la 
Fondation Bill et Melinda Gates.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Samantha Bolton
Chargée de communicatio
Portable: +41 79 239 2366
Courriel: samanthabolton@gmail.com 

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