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L'Uemoa exige un contrôle sur les produits cosmétiques
Issa Niang
3 Novembre 2010
http://fr.allafrica.com/stories/201011030806.html

Les produits cosmétiques et autres compléments nutritionnels passeront 
désormais sous la loupe des pharmaciens. Ainsi en a décidé la Cellule 
d'harmonisation de la réglementation et de la coopération pharmaceutique de 
l'Uemoa qui réunit depuis hier, à Dakar, les directeurs de pharmacie et de 
laboratoire des pays membres.

Dans le cadre de l'harmonisation de la réglementation et la coopération 
pharmaceutique, l'Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) exige 
désormais un contrôle sur les produits cosmétiques. 'Jadis, les produits 
cosmétiques étaient soumis juste au contrôle douanier au niveau de la zone 
Uemoa.

Maintenant, ils doivent se conformer à un dossier clinique qui obéit à la 
réglementation sur ces produits', note la secrétaire de la Cellule pour 
l'harmonisation de la réglementation et de la coopération pharmaceutique 
(Chrcp), le Docteur Safiatou Ouattara, lors de la sixième réunion de la 
Cellule ouverte hier à Dakar.

'Si le cosmétique n'est pas contrôlé, il peut entraîner des drames. Combien 
de fois, lors des soins de leur visage, des femmes ont eu à constater des 
effets secondaires.

Ce qui signifie qu'un contrôle qualité n'a pas été fait sur ces produits 
cosmétiques', fait remarquer la pharmacienne. Désormais, l'indice de 
cosmétique sera soumis à une autorisation préalable de commercialisation.

Ces produits seront beaucoup plus contrôlés par un comité d'experts qui 
donnera un avis et cet avis sera renouvelé tous les cinq ans comme les 
médicaments.

Des cosmétiques, cette réglementation a été élargie aux compléments 
nutritionnels. 'Jusqu'à présent, ces produits étaient en vente libre sans 
que les professionnels ne puissent avoir un droit de regard.

L'Uemoa a pris la décision qui réglemente la vente, l'importation et 
l'exportation de ces produits cosmétiques et compléments nutritionnels', 
note le Directeur de la pharmacie et des laboratoires, le Professeur Pape 
Amadou Diop.

Cette rencontre du comité de pilotage de la Cellule d'harmonisation réunit à 
Dakar les huit directeurs de pharmacie et des laboratoires des Etats membres 
de l'Uemoa. Ces directeurs sont secondés par l'Oms et l'Organisation ouest 
africaine de la santé qui est le département santé de la Cedeao.
Ce comité est chargé d'harmoniser tous les textes relatifs aux fonctions de 
réglementation de la pharmacie. Aujourd'hui, six textes ont été harmonisés 
par cette réglementation et adoptés par le Conseil des ministres statutaires 
de l'Uemoa, le 2 octobre dernier.

Voulant dépasser le cadre des micros Etats vers des échelons beaucoup plus 
organisés, la Cellule d'harmonisation a fait l'état des lieux des différents 
pays, même si ces derniers ne se situent pas au même niveau sur le plan de 
la réglementation. Certains Etats sont un peu en avance par rapport à 
d'autres.
'Nous sommes dans un cadre communautaire. Aujourd'hui, il est question de 
tirer tout le monde vers le haut en harmonisant des textes bien équilibrés 
afin de prendre en charge les défis qui attendent les Etats de l'Uemoa.

Il s'agit de la qualité des médicaments et des soins, ainsi que de leur 
accessibilité géographique et financière', note le Pr Pape Amadou Diop, 
ajoutant qu'il est question d'élaborer le calendrier 2011 sur les activités 
à réaliser pour la profession.

La Cellule d'harmonisation pour la réglementation pharmaceutique avait mis 
en chantier des textes sur lesquels tous les pays de la zone Uemoa sont 
tombés d'accord. Le premier texte est un règlement qui porte sur 
l'homologation des médicaments.

Autrement, tout ce qui a trait à l'enregistrement, au renouvellement et à la 
variation de l'utilisation du produit sur le marché. Tous ces textes sont 
adossés à un référentiel qui donne des lignes directives aux pays.

D'autres textes portent sur les bonnes pratiques de fabrication, de 
distribution et sur la publicité vers les professionnels de la santé. Les 
Etats doivent prendre les dispositions nécessaires pour transposer, dans 
leur droit public, tous ces textes communautaires.

VENTE DE MEDICAMENTS : Le marché illicite au Sénégal représente une perte 
d'environ 6 milliards

Au Sénégal, le marché des médicaments représente un chiffre d'affaires qui 
tourne autour de 65 milliards de francs Cfa. Mais c'est sans compter avec le 
marché illicite qui représente une perte d'une valeur de 6 milliards, soit 
un taux de 10 % du marché des médicaments.

Ce marché parallèle représente les médicaments vendus hors du circuit 
officiel (laboratoire, grossiste, officine). 'Dans ce lot, même si on y 
retrouve de bons médicaments, on peut suspecter de faux médicaments', note 
le directeur de la pharmacie et des laboratoires le Pr Pape Amadou Diop.

Lors de la sixième réunion de la Cellule d'harmonisation de la 
réglementation et la coopération pharmaceutique ouverte hier à Dakar, la 
question des médicaments falsifiés, faussement étiquetés, contrefaits a été 
au menu des débats.

'Au-delà de cette perte économique, ce sont des pertes en santé publique et 
vies humaines', note le Pr Diop. En compagnie de ses autres collègues, un 
plaidoyer a été fait en direction des ministres de la Santé des Etats de 
l'Uemoa pour que ces derniers prennent des mesures en ce qui concerne les 
médicaments illicites. 




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