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[e-med] (17)Lutte contre le paludisme : les ACT seront gratuits dès le 1 mai au Sénégal

[chers amis e-mediens, le sujet est difficile; toutes les études et initiatives 
nous intéressent et nous sommes prêts à vous aider à faire des études et à les 
publier dans la Revue de ReMeD. Donc, à bientôt de vous lire et bon weekend du 
1er mai à tous.CB]

Salut M. KABORE

Je sais que vous comprenez bien de quoi je parle, à moins vous ayez d'autres
raisons. Nos différentes constitutions comme la charte africaine des droits
de l'homme et des peuples reconnaissent le droit à la santé pour les
populations et responsabilisent "l'Etat" en la matière. Mais l'expérience a
montré depuis les indépendances que les différents gouvernements sont
incapables d'assurer leur mission de service public en matière de santé.
Mais en réalité, l'histoire de la participation communautaire en matière de
santé, que nous soyons en Asie, en Europe ou Afrique, montre qu'aucun Etat
ne peut assurer la gratuité des soins  de santé à sa population. Si nous
nous entendons jusqu'à ce niveau, je peux ajouter qu'à travers l'Initiative
de Bamako, les pauvres populations ont été sollicitées pour augmenter leur
contribution par le mécanisme de cofinancement, après la crise sanitaire
créée par la mauvaise gestion du système. Les populations en sont obligées
car c’était la seule solution.

Et c'est pour éviter que cela n'arrive plus que nous pensons qu'il ne faut
pas généraliser la gratuité. Toute stratégie, en matière de santé et même en
ce qui concerne le développement, doit être analysée en termes de
coût-bénéfice. Peut-on vouloir sauver les moins de 30 % exclus du système de
paiement en  mettant tout le système en danger? Je pense qu'il  y a d'autres
mécanismes sélectifs comme le fonds sanitaire des indigents, la promotion
des micro-assurances santé etc.

Sur quelle étude basez-vous votre analyse selon laquelle la gratuité
pourrait réduire la vente illicite des médicaments? Je pense bien le
contraire.

En tout, je pense que la gratuité des CTA ne contribuera en rien à la
réduction de la consommation des médicaments de la rue. Au contraire, la
gratuité  entraîne des disfonctionnements dans la rationalisation et crée la
rareté.

Par ailleurs, êtes-vous  intéressé une fois au coût de la péremption des
CTA?

Si vous le voulez, nous pouvons faire ensemble une étude sur les pertes de
stock de CTA (péremption, vol et avarie) au Bénin et au Burkina Faso de 2008
à 2009.
Le réflexion continue pour le bonheur de nos populations

Merci pour la compréhension!

-- 
AGBOFOUN Théophile
Gestionnaire de projets
Institut Régional de Santé Publique Comlan Alfred QUENUM de Ouidah (IRSP -
CAQ)
Tél: 21341674/75 poste 304
Cél: 90951303
email: theopanic@gmail.com
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