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[e-med] Initiative nationale qui renforce les services de conseil et le dépistage contre le VIH en Afrique du Sud

[voir �galement l'article sur le site d'ONUSIDA "Le Directeur ex�cutif de 
l�ONUSIDA se joint au Pr�sident Zuma pour lancer une initiative nationale qui 
renforce les services de conseil et le d�pistage contre le VIH en Afrique du 
Sud" 
http://www.unaids.org/fr/KnowledgeCentre/Resources/FeatureStories/archive/2010/20100426_MS_SA.asp
 CB]

Michel Sidib� : "Il y a un risque �norme de prolif�ration pendant le Mondial"
25/04/2010 � 13h:42 Par Propos recueillis par Pierre-Fran�ois Naud�

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100425131502/afrique-mali-gouvernement-droguemichel-sidibe-le-mondial-2010-est-un-risque-enorme-de-proliferation-du-sida.html#

Alors qu�il vient de lancer, le 25 avril en Afrique du Sud, la plus grande 
campagne de d�pistage au monde, le Malien Michel Sidib�, patron de l�Onusida, 
revient pour jeuneafrique.com sur les risques li�s � l�organisation de la Coupe 
du monde de football en mati�re de transmission du VIH. Et dresse un bilan de 
la lutte contre le virus dans le monde. Interview.

Jeuneafrique.com : Vous avez lanc�, le 25 avril, une campagne de d�pistage du 
VIH/sida en Afrique du Sud. Quelle est son ampleur ?

Michel Sidib� : C�est tout simplement la plus grande campagne de d�pistage au 
monde. Il s�agit de passer de 2 millions de personnes test�es aujourd�hui � 
plus de 15 millions en 2011. Jamais dans l�histoire de la pand�mie un pays 
n�avait eu l�ambition d�aller aussi loin, aussi vite. Cet objectif est 
atteignable gr�ce � l�action sociale du gouvernement sud-africain. Cette ann�e, 
le budget de la lutte contre le sida mobilise un milliard de dollars, soit une 
augmentation de 30 % par rapport � 2009. Quant au budget allou� � l��ducation, 
il est en progression de 25 % !

L�Afrique du Sud organise la Coupe du monde de football, qui a lieu du 11 juin 
au 11 juillet prochain. Y a-t-il un risque de prolif�ration du virus � cette 
occasion ?

Il y a en effet un risque �norme. L�Afrique du Sud, c�est 1 500 contaminations 
par jour. Un dicton dit : � Si tu veux tuer un serpent [le virus, NDLR], tu ne 
t�attaques pas � sa queue [l�endroit o� il est le moins virulent, NDLR] �. 
C�est pour cela que nous aidons autant le gouvernement sud-africain � mettre en 
place des dispositifs de pr�vention. Le pr�sident Jacob Zuma veut distribuer un 
milliard de pr�servatifs pendant la comp�tition. Je suis s�r que c'est possible 
: il y a 20 jours, d�j� 500 millions �taient disponibles. Et beaucoup de pays 
continuent � �tre sollicit�s.

Le Mondial, avec ses 3 milliards de t�l�spectateurs, c'est aussi l�occasion de 
sensibiliser le reste de la plan�te. Qu�avez-vous pr�vu ?

Nous allons demander � tous les capitaines des s�lections pr�sentes de signer 
une d�claration nomm�e � Carton rouge � la transmission �. Surtout, le 
capitaine de la Mannschaft, Michael Ballack, ainsi que l�ex-capitaine des 
�perviers, Emmanuel Adebayor, seront nos deux ambassadeurs pour une grande 
campagne de pr�vention qui d�butera lors du Mondial et s�appellera �  De Soweto 
� Rio �, la ville organisatrice des J.O. de 2016.

Lors du Mondial, vous aurez effectu� 18 mois � la t�te de l�Onusida. Quel bilan 
tirez-vous de votre action ?

Il est tr�s positif. En terme de droits humains, d�abord. Beaucoup de pays qui 
interdisaient aux personnes vivant avec le virus de s�journer sur leur 
territoire ont revu leur position, comme la Chine par exemple, qui a �galement 
fait de gros progr�s en mati�re de soins pour les utilisateurs de drogue. Dans 
ce dernier domaine, le Kirghizstan, l�Indon�sie, la Cor�e du Sud, ont des 
actions importantes. Le combat contre l�homophobie a aussi connu des avanc�es, 
en Inde notamment. Enfin, le taux de couverture de pr�vention dans le domaine 
de la transmission m�re-enfant est pass� de 35 % � 45 %, ce qui est �norme.

La crise financi�re ne va-t-elle pas remettre en cause ces avanc�es ?

C�est ma plus grande crainte. Le probl�me de la Gr�ce peut se reproduire 
ailleurs. Et si les �tats sont affaiblis, c�est tout le m�canisme de 
financement du Fonds mondial qui est remis en cause. Aujourd�hui, il y a 4,7 
millions de personnes sous traitement contre le VIH/sida ; 96 % d�entre elles 
b�n�ficient de traitements de premi�re ligne � dans les pays du Sud 
essentiellement � et 94 % sont soign�es gr�ce � des financements ext�rieurs. 
C�est dire la fragilit� du syst�me. Nous esp�rons qu�au pire, cette ann�e, les 
financements stagneront.

Quels sont vos objectifs pour 2010 ?

Nous voulons aller vers une diversification des sources de financement, qui 
sont trop li�es � l�aide ext�rieure, comme en Afrique. Dans cette perspective, 
il est n�cessaire de r�aliser davantage d��conomies, en faisant appel � la 
comp�tition du secteur priv� notamment. Par ailleurs, nous avons quatre 
priorit�s de travail sur le terrain. Nous souhaitons d�velopper la coop�ration 
avec les pays �mergents comme la Chine, l�Inde et le Br�sil, de mani�re � ce 
que nos rapports ne se limitent pas simplement � des transferts financiers, 
mais int�grent aussi le param�tre social. Deuxi�mement, nous voulons renforcer 
la coop�ration Sud-Sud. Troisi�mement, d�velopper l�approche continentale avec, 
par exemple, la cr�ation d�une agence unique du m�dicament en Afrique. Et 
enfin, continuer � faire baisser la contamination m�re-enfant. Aujourd�hui, un 
tiers des enfants contamin�s meurent avant l��ge de un an. Or l��limination 
totale de cette transmission est possible. L�exemple du Botswana le prouve.
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