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[e-med] Des Autorités qui bénéficient des soins plus que les Malades vih/sida

Bonjour

La prise en charge des personnes vivant avec le vih/sida se trouve à un 
tournant tel que les autorités des pays en développement ne maitrisent plus 
rien, absolument rien. C'est dans une mauvaise organisation et un désordre 
total que se fait actuellement la prise en charge dans la plupart de ces pays. 
Alors en tant qu'acteur direct on se demande quels chiffres sont fiables 
lorsque l'Etat au Mali annonce que le taux de prévalence est passé de 1,7 à 
1,3% en 2009. 

Par ailleurs, il y a selon l'OMS  et l'Etat Malien 19000 adultes et 900 enfants 
sous traitement effectif depuis fin 2008. Qui pour faire la contre-enquête et 
s'opposer à ces chiffres donnés par son excellence Amadou Toumani Touré et le 
grand organisme à multiples facettes l'OMS. Actuellement, à l'heure ou je vous 
parle, une personne n'aura pas reçu pas son traitement ARV ou pire encore son 
traitement est modifié pour cause de rupture. 

Comment peut-on parler de rupture lorsqu'on sait qu'il y a des sommes 
colossales allouées aux gouvernements de ces même pays en matière vih/sida. En 
oubliant de vous rappeler aussi que le traitement est à vie, facteur le plus 
important. Dans ce cas on parlera plus de la mauvaise observance des patients 
mais pas  des gouvernement de ces pays africains.

A mon avis il faut que les gouvernants prennent conscience que l'intégration 
des différentes composantes de la prise en charge (médicale, nutritionnelle, 
psychosociale) est absolument nécessaire et plus efficaces pour le retour à une 
activité normale des PVVIH, que la prise en charge actuelle à la carte et non 
coordonnée, sans échéance précise.

L'infection au vih accentue l'insécurité alimentaire et les difficultés 
économiques et sociales des ménages affectés. Elles réduit considérablement la 
capacité des ménages à faire face aux besoins élémentaires et alimentaires car 
les capacités humaines, productives et financières sont restreintes voire 
anéanties. Les malades à ce stade se retrouvent avec des dépenses 
supplémentaires et sont surtout une charge pour la communauté en difficultés 
économiques.

Les facteurs qui entrent en jeu dans cette prise en charge sont multiples et 
complexes mais aucune réponse adéquate et systémique n'est apportée par les 
pays africains.

Le plus grave encore, cette précarisation des familles affectées va d'une part 
être responsable d'un accès encore plus limité aux besoins alimentaire, d'autre 
part les exposer à des conduites à risques alimentant le cercle vicieux qui lie 
pauvreté, nutrition et SIDA.

Le système de prise en charge actuel ne bénéficie qu'aux autorités 
gouvernementales et tous les autres acteurs indirects autour mais pas aux PVVIH.

Il faut réfléchir sur d'autres stratégies de prise en charge avant qu'il ne 
soit trop tard et en attendant les populations africaines payent le prix de la 
mal gouvernance et d'une corruption sans nom.
 
N'DAHIROU MADANI TALL
 PHARMACIEN
AMM 74 RUE D'YPRES
LYON FRANCE
 
 


      

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