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[e-med] Nigeria : Débusquer de faux médicaments par Sms

Nigeria : Débusquer de faux médicaments par Sms
Vérifier l'authenticité d'un médicament par envoi d'un court message gratuit 
par son téléphone mobile : telle est la solution trouvée par un Nigérian 
pour lutter contre la contrefaçon. Le procédé fait ses premiers pas dans son 
pays et au Ghana.
http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_art=62870

(Syfia) - Comment freiner la contrefaçon des médicaments en Afrique ?
Sproxil.com, une petite entreprise nigériane propose une solution qui permet 
à chacun de contrôler l'authenticité de son médicament par l'envoi d'un 
simple message électronique. Cette solution a retenu l'attention du jury du 
concours de l'African diaspora marketplace, un programme de promotion des 
investissements en Afrique de la diaspora africaine aux Etats-unis.

Sproxil.com, l'un des 14 gagnants dont les noms ont été dévoilés à 
Washington en janvier dernier, recevra une subvention comprise entre 50 
mille et 100 mille dollars Us (37 mille à 74 mille ?).

Au moment de la foire, qui rassemblait les 58 finalistes présélectionnés du 
concours, les visiteurs se bousculaient devant le stand de la jeune société. 
Alden Zecha, l'un des responsables, expliquait l'ingénieux procédé : une 
carte à gratter avec un code caché apposé sur l'emballage du produit par le 
fabricant. 'Il suffit de gratter pour découvrir ce code que vous envoyez par 
Sms au 38353'. Ce numéro d'appel gratuit est le même, quel que soit 
l'opérateur de téléphonie mobile. 'Quelques instants après, vous recevez une 
réponse par Sms vous informant de la qualité du produit'.

Dans le cas du Glucophage 500, un médicament pour diabétique vendu au 
Nigeria, le message suivant s'affiche si le produit est authentique : 'Ok, 
Glucophage 500 mg original. Prenez à intervalles réguliers pour mieux 
contrôler votre diabète'. Dans le cas contraire, l'avertissement est sans 
appel : 'Non. Faux produit'. Le client est invité à contrôler l'authenticité 
du médicament sur le lieu même de l'achat pour pouvoir le rendre 
immédiatement au vendeur en cas de réponse négative. En effet, s'ils veulent 
continuer à tromper les malades les fabricants de faux médicaments vont 
devoir eux aussi mettre des cartes à gratter sur leurs boîtes. D'où 
l'utilité d'un code crypté.
Premières expériences

Ce procédé est une idée du Nigérian Ashifi Gogo, propriétaire de 
Sproxil.com. Licencié en mathématiques et physique, doctorant en sciences de 
l'ingénieur au Dartmouth College aux Etats-unis, il s'est toujours intéressé 
dans son parcours académique à la recherche de solutions aux problèmes des 
pays en développement. Le code, unique pour chaque boîte vendue, est crypté 
de sorte que seul le serveur de Sproxil.com puisse le décrypter, le traiter 
et y répondre.

La diffusion de cette technologie n'est, cependant, pas une mince affaire. 
Elle impose aux fabricants de médicaments des coûts supplémentaires pour 
apposer des cartes à code sur les emballages. En outre, ce système ne peut 
fonctionner que dans les villages africains couverts par un réseau de 
téléphonie mobile. Autre limite et non des moindres : en cas d'erreur de 
saisie du code, la réponse pourrait être négative pour un produit pourtant 
authentique, le système ne prévoyant que deux types de réponses, 'Ok' ou 'No'.
Au Nigeria, l'Agence nationale de contrôle des aliments et des médicaments 
(Nafdac) a cependant adopté, depuis le 2 février dernier, cette technologie 
pour lutter contre les médicaments contrefaits. La première expérience porte 
sur un seul produit, le Glucophage. Avec le temps, indique un document de 
l'Agence, publié en février, 'Sproxil et ses partenaires étendront cette 
initiative à tous les autres médicaments touchés par la contrefaçon, y 
compris ceux vendus dans les hôpitaux et les cliniques'. Le même système est 
en train d'être mis en place au Ghana.

Ashifi Gogo a pour ambition de traquer la contrefaçon des médicaments en 
Afrique. Selon les pays, le trafic de faux médicaments peut atteindre plus 
de 30 % des médicaments mis en circulation. Un vaste chantier.

Etienne TASSE 




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