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[e-med] Myopie, hypermétropie et troubles de l'accommodation d'origine médicamenteuse (Revue Prescrire)

La Revue Prescrire
Article en Une

Myopie, hypermétropie et troubles de l'accommodation d'origine
médicamenteuse
Quand ces troubles sont dus à un médicament, ils sont réversibles à son
arrêt.  
 
http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierMyopie.php 

Myopie, hypermétropie et troubles de l'accommodation d'origine
médicamenteuse
Rev Prescrire 2010 ; 30 (315) : 24-26.

Les troubles de la réfraction qui comprennent myopie, hypermétropie et
troubles de l’accommodation sont courants. Ils sont le plus souvent dus à
des anomalies anatomiques ou au vieillissement physiologique. Mais ils sont
parfois fonctionnels, notamment lorsqu’ils sont provoqués par des
médicaments.

Quand ces troubles sont dus à un médicament, ils sont réversibles à son
arrêt. Les médicaments agissant sur le système nerveux autonome perturbent
systématiquement la vision. D’autres ont un effet non prévisible : le
mécanisme n’est pas toujours connu mais certains semblent modifier
l’hydratation de diverses structures oculaires.

Myopie, hypermétropie et troubles de l’accommodation sont des troubles
courants de la réfraction. Myopie et hypermétropie sont des amétropies. La
presbytie est le trouble de l’accommodation le plus fréquent.

Les amétropies et les troubles de l’accommodation se manifestent par des
signes oculaires, parfois difficiles à définir tels que inconfort, vision
floue, etc.

Lorsque les troubles de la réfraction sont d’origine médicamenteuse, ils
sont d’apparition brutale, transitoires et le plus souvent bilatéraux.
L’intensité du trouble est diversement ressentie en fonction de l’état
optique initial, des doses prises et de la susceptibilité individuelle.

Lors de l’apparition brutale d’une hypermétropie, d’une myopie, ou de
troubles de l’accommodation, le rôle d’un médicament est à évoquer. Quand il
est effectivement en cause, son arrêt entraîne une régression rapide des
troubles.

Certains médicaments agissent sur le système nerveux autonome et perturbent
systématiquement la vision (atropiniques et cholinergiques). D’autres ont un
effet non prévisible sur la réfraction. Les mécanismes ne sont alors pas
toujours connus (notamment pour la télithromycine, l’éthosuximide,
l’isotrétinoïne, le métronidazole). Certaines myopies médicamenteuses
semblent liées à des modifications de l’hydratation de diverses structures
de l’œil (notamment avec les sulfamides, les diurétiques, le topiramate).

©Prescrire 1er janvier 2010
Rev Prescrire 2010 ; 30 (315) : 24-26. 



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