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[e-med] Le Cameroun sacrifie les malades du sida et prépare un génocide

Salut à tous chers amis,

Depuis le 08 janvier 2007, un génocide est entrain de se préparer au
sein de la communautés des malades du sida du Cameroun. En effet depuis
cette date le comité national de lutte contre le VIH/SIDA a décidé
d'augmenter le prix des bilans pré-thérapeutiques et de suivi, qui passe de
3000 fcfa à 21000 fcfa.
Cette situation appelle à une réaction urgente de la communauté nationale et
internationale pour dénoncer cet état de chose qui voue les PVVIH à une mort
lente et atroce.
        
C'est pourquoi nous avons besoins de votre soutien pour dénoncer cette
décision illégale et criminelle en signant cette lettre adresser au Premier
Ministre du Cameroun.
        
Pour cela il suffit juste de copier la lettre et signé en bas (nom prénom,
organisation, pays).
        
Par  ailleurs nous comptons organiser une manifestation pacifique mercredi
prochain devant le CNLS et à cet effet nous vous prions d'organiser dans la
mesure du possible ce même ou quelques jours après une manifestation de
protestation devant l'ambassade du Cameroun dans vos pays.
Que ceux qui peuvent le faire nous en informe.
Merci d'avance pour votre soutien solidarité.
        
        King Fogué Foguito
        SG MOCPAT
        + 237 99 73 89 30
        
        _______________ __________ _______________

        

        Yaoundé, le 18 Février 2007

                A

                Monsieur INONI Ephraïm

        Premier Ministre 

        Chef du Gouvernement

        Yaoundé-Cameroun

                Objet : Demande d?annulation de circulaire et d?annonce de
gratuité

        Référence : multiplication par 7 du prix des bilans biologiques VIH
; lutte contre le sida.

                        Monsieur le Premier Ministre, 

                Nous, acteurs engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA et
l?accès universel au traitement, sollicitons votre intervention pour
prévenir urgemment une grave crise humanitaire et sanitaire au Cameroun, et
défendre l?engagement gouvernemental d?un accès universel au traitement
VIH/sida. 

                En Avril 2007, le Gouvernement, à travers le ministre de la
santé de l?époque M. Olangena, s?est engagé à la gratuité des
antiretroviraux pour les personnes séropositives, et a promis qu?au plus
tard au 1er avril 2008 aucun Camerounais n?aurait à payer plus de 1000 Fcfa
pour ses bilans biologiques VIH. Cette annonce , qui à l?époque avait été
saluée par l?ensemble de la communauté nationale  et internationale, avait
placé le Cameroun en tête des pays africains en voie d?atteindre l?accès
universel aux soins VIH/sida. 

                Pourtant, le 8 janvier 2008, le Comité National de Lutte
contre le Sida (CNLS) a diffusé une circulaire qui, à l?inverse d?abaisser
le coût des bilans de 3000 à 1000 Fcfa, ordonne au contraire au Groupes
Techniques Provinciaux de rehausser leur prix d?un facteur 7, de 3000 Fcfa à
21000 Fcfa.

                C?est le motif d?un soi-disant « dérapage budgétaire » qui
est invoqué par le CNLS comme justifiant cet arrêt brutal de l?accès aux
bilans biologiques VIH pour les malades Camerounais. Cette « justification »
appelle immédiatement trois commentaires :

        <!--[if !supportLists]-->1.     <!--[endif]-->L?absence quasi-totale
par le CNLS d?audit et de contrôle des structures sanitaires qui lui
facturent les bilans biologiques engage précisément la responsabilité du
CNLS lui-même - certainement pas celle des citoyens malades, qui ont besoin
de ces examens pour leur santé, et leur survie. Rappelons que les budgets du
CNLS proviennent essentiellement du Fonds mondial, et que ce Fonds autorise
les pays à dépenser en audit & contrôle  5% des sommes totales versées : le
CNLS n?a donc personne d?autre que lui-même à blâmer pour son absence de
contrôles et pour les surfacturations qu?il aurait éventuellement subies de
la part des structures de soin.

        <!--[if !supportLists]-->2.     <!--[endif]-->Les bilans biologiques
VIH servent à maintenir l?efficacité du traitement anti-sida. Ils permettent
au soignant de se rendre compte précocement des dysfonctionnements possibles
du traitement (c?est à dire avant que le patient ne retombe malade et ne
décède). Sur un plan purement économique, arrêter les bilans biologiques,
cela revient donc à arrêter l?efficacité des traitements. C?est acheter des
médicaments pour rien, et épuiser le système de santé camerounais pour rien.
Mais c?est aussi une fuite en avant budgétaire : quand les patients
retombent malades, on doit leur donner des médicaments de seconde ligne, qui
sont 10 fois plus chers que les médicaments de première ligne.

        <!--[if !supportLists]-->3.     <!--[endif]-->Les bilans biologiques
permettent aux soignants de stopper l?émergence de virus résistants aux
médicaments. Arbitrer en faveur d?une politique de santé qui va accélérer
l?émergence de virus résistants, c?est faire courir à la population
camerounaise un risque injustifiable.

                Face à cette situation critique, nous vous rappelons aux
engagements de gratuité pris par le Gouvernement en avril 2007, et vous
appelons à annoncer et à appliquer au plus vite la gratuité des bilans
pré-thérapeutiques et de suivi biologiques. Nous et nos partenaires
internationaux qui siègent au Conseil d?Administration du Fonds mondial
restons extrêmement désireux de travailler avec vos services et M. Fezeu au
plein financement de la gratuité.

                Dans l?attente d?une réponse rapide, veuillez recevoir,
Monsieur le Premier Ministre, l?assurance de notre plus haute considération.

                SIGNATAIRES

        



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