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[e-med] Selon l'Onu, des laboratoires en Afrique produisent des médicaments pour blanchir de l'argent et pour financer le terrorisme

* Selon l'Onu, le terrorisme se finance en Afrique de l'Ouest
* LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Des experts africains évaluent et confrontent
leurs programmes

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Selon l'Onu, le terrorisme se finance en Afrique de l'Ouest

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32585177@7-37,0.html
<http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32585177@7-37,0.html> 

par Daniel Flynn 

DAKAR (Reuters) - L'Afrique de l'Ouest devient un terrain privilégié par les
activistes de tous bords pour financer leurs opérations, grâce au trafic de
drogue, d'immigrés clandestins ou de médicaments contrefaits, estiment des
experts réunis par l'Onu à Dakar.

Depuis deux ans, les cartels sud-américains utilisent des pays d'Afrique
occidentale pour faire transiter leur drogue destinée à l'Europe, ont-ils
dit.

"Il y a un lien entre le financement du terrorisme et les activités de ces
trafiquants de cocaïne dans certains pays d'Afrique occidentale et
centrale", a déclaré Amado Philip de Andres, directeur adjoint de l'Office
des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) pour l'Afrique de
l'Ouest.

"Ces réseaux, extrêmement organisés et bien financés, non seulement
soutiennent le terrorisme, mais trafiquent des armes à partir de pays qui
sortent à peine de la guerre. Ils trafiquent de la cocaïne, ce qui est lié
aux activités de passage d'immigrés clandestins", a-t-il ajouté.

Parmi deux Colombiens arrêtés ce mois-ci en Guinée-Bissau, l'un était un
membre des Farc, a ajouté de Andres. Malgré une tentative pour les extrader,
les deux Colombiens ont été libérés, à cause de pressions venues de "groupe
d'intérêts" en Guinée-Bissau, a-t-il affirmé.

Le groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (ex-Groupe salafiste pour la
prédication et le combat), se livre depuis longtemps à des trafics et
extorsions en Mauritanie, au Mali et au Niger.

Les enquêtes sur certains attentats, comme ceux de mars 2004 à Madrid, ont
mis au jour des liens entre les groupes islamistes et la contrebande de
drogue, ont encore déclaré ces experts.

DIAMANTS ET VIAGRA

Pendant les dix ans de guerres civiles entre la Sierra Leone et le Liberia,
les diamants de contrebande ont servi indirectement à financer Al Qaïda et
le Hezbollah.

Le processus de Kimberley, lancé en 2003 pour surveiller l'origine des
diamants et empêcher le financement de groupes rebelles, a depuis fermé
cette possibilité.

Certains réseaux criminels ou terroristes se sont tournés vers le trafic de
médicaments contrefaits.

"Au Nigeria et en Côte d'Ivoire, des laboratoires clandestins produisent
massivement du faux Viagra. Ces médicaments sont ensuite utilisés pour
blanchir de l'argent et pour financer le terrorisme", a déclaré de Andres.

Certains candidats à l'émigration économique, ne pouvant payer aux passeurs
des sommes avoisinant les 20.000 dollars (14.000 euros), prennent le risque
de passer de la drogue pour leur compte en échange d'un transport vers
l'Europe.

"Nous luttons contre la déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest à travers
certains Etats, qui n'ont pas les moyens de combattre le terrorisme, son
financement, et plus spécifiquement le trafic de drogues en provenance
d'Amérique latine", a déclaré Amado Philip de Andres.

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LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Des experts africains évaluent et confrontent
leurs programmes

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=29158
<http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=29158> 

De concert avec l?Onudc, des experts d?Afrique de l?Ouest et du Centre se
retrouvent pour 72 heures à Dakar afin de préparer des réponses aux comités
du Conseil de sécurité des Nations Unies, relatives à la lutte contre le
terrorisme.

Dans l?optique d?aider 23 pays d?Afrique de l?Ouest et du Centre, les
experts des trois comités du Conseil de sécurité et l?Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime (Onudc) organisent un atelier
sous-régional, du 25 au 27 septembre 2007. Pour le ministre d?Etat, ministre
de l?Intérieur, Ousmane Ngom, cet atelier devra permettre aux pays de
l?Afrique de l?Ouest et du Centre de se conformer aux exigences du Conseil
de sécurité, notamment à la résolution 1373 faisant obligation aux Etats de
produire un rapport aux comités.

Devant le groupe d?experts des trois comités des Nations Unies et selon M.
Amado Philip de Andés, représentant adjoint du Bureau régional pour
l?Afrique de l?Ouest et Centrale de l?Onudc, les Africains vont mettre à
profit cet atelier pour faire le bilan des avancées et des défis rencontrés
en vue d?être guidés pour la préparation des réponses appropriées. Le
Sénégal a, après les attentats du 11 septembre 2001, pris le problème à bras
le corps. « Et Son Excellence, le président Abdoulaye Wade, a envoyé un
signal fort à la communauté internationale par la convocation à Dakar, les
16 et 17 octobre 2001, d?un sommet africain contre le terrorisme », a
indiqué Me Ousmane Ngom.

Deux ateliers réfléchiront, l?un sur « les résolutions 1373 (2001) et 1624
(2005) du Conseil de sécurité, relatives à Al-qaida et aux talibans », et
l?autre -1540 (2004)- portera sur la non-acquisition d?armes de destructions
massives, de leurs vecteurs et des éléments connexes par des acteurs
non-étatiques à des fins terroristes.




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