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Contrefaçons de médicament: quatre informations judiciaires ouvertes à Paris

Il y a 13 heures 

PARIS (AFP) ? Quatre informations judiciaires ont été ouvertes et sept
personnes mises en examen à Paris pour la vente présumée de contrefaçons
d'un médicament contre l'obésité du géant pharmaceutique Sanofi-Aventis, qui
a créé un département pour lutter contre ce fléau.

Ces informations judiciaires, ouvertes depuis 2005, concernent la
contrefaçon du Rimonabant, commercialisé en France sous le nom d'Acomplia, a
précisé à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information du Figaro.

Deux juges d'instruction du pôle santé publique du tribunal de Paris, Pascal
Gand et Didier Peltier, ont été saisis de ces dossiers qui portent sur des
faits de "tromperie sur la nature (...) d'une marchandise dangereuse pour la
santé de l'homme, publicité trompeuse, contrefaçon de marque et de brevet".

L'un des mis en examen, un Français de 22 ans, Jonas Helwig, accusé d'avoir
proposé des copies du Rimonabant sur Internet, est toujours en détention
provisoire. Les autres mis en cause, un Anglais et cinq Chinois, ont été
remis en liberté, a-t-on précisé de même source.

Le groupe Sanofi-Aventis a mis en place en 2005 un département "sécurité
économique et patrimoniale" pour notamment traquer les contrefaçons de ses
médicaments. Il a été confié à l'ancien préfet et directeur central de la
police judiciaire Jacques Franquet.

Conséquence, depuis 2007, "une vingtaine" de plaintes ont été déposées par
le groupe qui saisit la justice après avoir mené ses propres enquêtes et
fourni des preuves pour confondre les auteurs ou revendeurs de produits
contrefaits.

"En utilisant tous les moteurs de recherche, nous recherchons les sites qui
vendent nos produits en ligne et des prestataires qui travaillent pour nous
achètent nos produits sur ces sites. Si nous découvrons des contrefaçons,
nous alertons les autorités sanitaires et judiciaires des pays concernés",
expliquait en juin M. Franquet au quotidien la Croix.

"La contrefaçon de médicament est un fléau, à la fois pour la santé publique
(utilisation de produits dangereux) et pour l'industrie pharmaceutique
mondiale dont elle capte 10 % du marché (60 milliards de dollars)", a
expliqué à l'AFP un porte-parole de Sanofi-Aventis, selon qui "chaque
développement de produit coûte plusieurs millions d'euros" au groupe.

Parmi les personnes mises en examen à Paris figurent des Chinois interpellés
à Paris alors qu'ils vendaient des produits contrefaits sur un salon en
région parisienne. Un Français, établi en Suède à la tête d'une société
d'hébergement de sites, est également poursuivi. Il aurait proposé en ligne
des produits contrefaits dont des boîtes ont été achetées, à titre de preuve
et sous le contrôle d'un huissier, par des employés de Sanofi.

Un étudiant anglais en biologie de 25 ans a également été mis en examen en
décembre 2006 pour avoir proposé du Rimonabant sur Internet.

Contacté par un employé de Sanofi-Aventis se faisant passer pour un acheteur
prêt à commercialiser le produit à grande échelle en Amérique du Sud, le
jeune homme avait accepté de venir en France avec quelques échantillons, a
expliqué à l'AFP son avocat, Me Antoine Ricard. Il a été interpellé dès son
arrivée à l'aéroport de Roissy, par des policiers prévenus par le groupe
pharmaceutique, a-t-il ajouté

"Nous allons contester la légalité de cette interpellation qui résulte d'un
piège tendu par une entreprise privée pour sauvegarder ses intérêts
économiques", a annoncé l'avocat, selon qui son client a été incité à agir
et à se rendre sur le territoire français.




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