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[e-med] (2)KENYA: La baisse du taux de prévalence annonce de nouveaux défis

il est clair que le nombre de personnes à prendre en charge y compris avec 
ARV va augmenter
mais l'information du Kenya est incomplète sur deux points
il n'est pas certain qu'une modification du taux de 5,9% à 5,1% soit 
significative
s'il y a une baisse de la mortalité c'est d'abord parce qu'il y a une 
meilleure prise en charge des patients
la baisse, si elle se confirmait, de la séroprévalence n'aura une influence 
sur la mortalité que dans 5 à 10 ans

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30
----- Original Message ----- 
From: "ReMeD" <remed@remed.org>
To: "e-med e-med" <e-med@healthnet.org>
Sent: Monday, August 20, 2007 5:56 PM
Subject: [e-med] KENYA: La baisse du taux de prévalence annonce de nouveaux 
défis


KENYA: La baisse du taux de prévalence annonce de nouveaux défis
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=73773

L'implication de témoins vivants et séropositifs pour relayer les messages
de prévention contre le VIH s'est révélée particulièrement positive
NAIROBI, 16 août 2007 (PlusNews) - Les nouvelles statistiques indiquant une
baisse du taux de séroprévalence au Kenya sont la preuve que la stratégie de
lutte contre la pandémie adoptée par le gouvernement a un impact, même si,
par ailleurs, elles annoncent de nouveaux défis, ont déclaré des
professionnels de la santé, cette semaine.

Selon Le professeur Alloys Orago, directeur du Conseil national de contrôle
du sida (NACC), l'extension de l'accès au traitement antirétroviral (ARV),
qui a permis de mettre plus de 105 000 personnes sous traitement, a
contribué à « prévenir de nombreuses morts », rendant du coup plus difficile
toute évaluation de l'impact de la pandémie.

« Si la baisse du taux de prévalence observé au cours de ces trois dernières
années se poursuit, le Kenya devra recourir à des mécanismes de contrôle des
incidences [les nouvelles infections], plutôt qu'au contrôle du taux de
prévalence, pour déterminer l'impact du VIH/SIDA », a-t-il dit à
Irin/PlusNews, après avoir ouvert le 14 août à Nairobi une conférence de
deux jours portant sur le bilan du programme VIH/SIDA.

Le 13 août, le NACC avait annoncé que le taux national de séroprévalence
était passé de 5,9 pour cent en 2006, à 5,1 pour cent en 2007, et pourrait
même descendre en dessous des 5 pour cent en 2008.

Les statistiques, compilées par le Programme national de lutte contre le
sida et des infections sexuellement transmissibles, ont montré que les morts
liées au VIH/SIDA avaient considérablement baissé, passant de 116 000 en
2001, à moins de 83 000 en 2006.

« Le succès de la réduction du taux d'infection pose un nouveau défi : celui
du nombre croissant de personnes vivant avec le VIH et qui ont besoin de
soins et de conseils » a indiqué M.Orago.

Autre problème préoccupant, la tendance à la féminisation de la pandémie au
Kenya ; dans le groupe des 15-24 ans, il y a quatre femmes infectées pour un
seul homme.

« Les hommes tiennent toujours les rennes du pouvoir, alors que les femmes
sont encore maintenues à l'écart des décisions importantes », a dit M.
Orago. « Toutes les décisions qui ont trait à la sexualité sont prises par
les hommes, malgré une forte sensibilisation liée au VIH ».

Cependant, la baisse du taux de séroprévalence a montré que la campagne
nationale très agressive 'Total War against AIDS' (Guerre totale contre le
sida) a eu un réel impact sur les comportements.

« Après que le gouvernement ait déclaré le VIH/SIDA catastrophe nationale,
en 2003, la maladie a cessé d'être considérée comme un simple problème de
santé », a-t-il dit. « Tous les secteurs se sont impliquées dans la campagne
».

De grands progrès

Autre fait encourageant, le nouveau rapport souligne une baisse
substantielle du taux de séroprévalence chez les 15-24 ans : en 2003, déjà,
ce taux était passé de 1,2 pour cent à 0,8 pour cent chez les hommes et de
5,8 pour cent à 4,4 pour cent chez les femmes.

M. Orgo attribue cette baisse à un changement de comportement chez les
jeunes qui ont leur première expérience sexuelle plus tardivement, ainsi
qu'à l'augmentation de l'utilisation de préservatifs masculins.

L'autre aspect très efficace de la stratégie de la campagne nationale
anti-VIH du gouvernement a été « l'implication des personnes infectées.pour
parler du changement de comportement », a-t-il indiqué, ainsi que « la
participation effective » de « témoins vivants » ou de personnes infectées
pour porter le message de prévention au plus proche des gens, « ce qui a
contribué à une baisse de la multiplication des partenaires sexuels ».

jk/kr/he/oa/sm/mj/ads

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