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[e-med] Revue de presse sur la vaccination

* L'OMS/AFRO annonce des actions majeures évitables par le vaccin
* La fin de la rougeole, peut-être pour bientôt
* 614 cas de méningite dont 44 décès enregistrés au Niger
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L'OMS/AFRO annonce des actions majeures évitables par le vaccin

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre120223&dte=12/03/2006

Brazzaville, Congo (PANA) - Le directeur régional  de l'OMS pour
l'Afrique, Luis Sambo, a annoncé ce week-end à Brazzaville les
principales orientations qui guideront la lutte contre les
maladies évitables par la vaccination au cours des quatre
prochaines années.

Cette annonce est contenue dans un communiqué transmis à la PANA
en rapport avec les sessions annuelles du Groupe spécial sur la
vaccination (TFI) et du Comité régional africain de coordination
inter-agences (ARICC) qui se tiennent dans la capitale
congolaise.

Le directeur régional de l'OMS/AFRO en appelle à la
"mobilisation de tous" pour atteindre un certain nombre
d'objectifs parmi lesquels la vaccination complète de tous les
enfants de moins d'un an au niveau de chaque pays et dans chaque
district sanitaire ou équivalent et l'éradication de la
poliomyélite le plus tôt possible.

Les autres objectifs visés concernent l'élimination du tétanos
maternel et néonatal en 2008, la réduction de 90% de la
mortalité due à la rougeole d'ici à 2010 et l'extension du
bénéfice des nouveaux vaccins, des vaccins améliorés et d'autres
interventions novatrices de santé au profit des enfants de tous
les pays.

"Nous devrions tous oeuvrer pour atteindre ces cibles afin que
la vaccination soit plus que jamais valorisée, que davantage de
personnes soient protégées contre un plus grand nombre de
maladies, que la vaccination et les interventions apparentées
soient pérennisées dans un environnement en changement et que la
solidarité entre les nations garantisse un accès équitable aux
bienfaits de la vaccination à tous", a souligné le Dr Sambo.

Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique a par ailleurs
annoncé aux participants, venus des pays des institutions
bilatérales et multilatérales, son intention de soumettre le
plan aux ministres africains de la Santé.

Il a appelé "à la vigilance et à la solidarité de tous pour
juguler le fléau de la grippe aviaire, un risque réel pour la
Région africaine qui a enregistré ses premiers cas au Nigeria et
au Niger, ajoutant que si aucun cas humain n'a encore été
rapporté, "l'urgence de la situation impose qu'ensemble nous
puissions juguler ce fléau".

"Des progrès indéniables ont été réalisés dans le domaine de
l'éradication de la poliomyélite, du contrôle de la rougeole, du
renforcement des programmes nationaux de vaccination, y compris
l'introduction de nouveaux vaccins grâce notamment au
partenariat", s'est réjoui le Dr Sambo.

De 2001 à 2005, plus de 200 millions d'enfants ont reçu une dose
supplémentaire de vaccin contre la rougeole. Pour l'éradication
de la polio, le Niger a été déclaré exempté par la communauté
internationale alors qu'il était encore endémique.

Il a aussi noté avec satisfaction l'introduction de nouveaux
vaccins parmi les 36 pays éligibles à l'Alliance mondiale pour
les vaccins et la vaccination (GAVI) tels que le vaccin contre
l'hépatite B dans 24 pays, le vaccin contre l'haemophilus
influenza type B dans 11 pays et le vaccin contre la fièvre
jaune dans 21 pays.

"Les activités de vaccination doivent être mises en synergie
avec d'autres interventions dans le cadre d'un système de santé
renforcé", a estimé le Dr Sambo, qui a émis une vive
préoccupation quant aux perspectives futures du partenariat
après la réalisation des objectifs d'éradication de la polio.

Le haut fonctionnaire angolais n'a pas manqué d'exhorter les
pays et les partenaires à faire des suggestions par rapport à
une nouvelle initiative qui répondrait à l'un des problèmes de
santé prioritaires dans la Région africaine.


Brazzaville - 12/03/2006

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Pan Afrique: La fin de la rougeole, peut-être pour bientôt
Inter Press Service (Johannesburg)
15 Mars 2006
Publié sur le web le 15 Mars 2006
Lisa Söderlindh

Nations Unies
Les décès dus à la rougeole dans le monde entier ont chuté de moitié presque 
entre 1999 et 2004, avec la plus grande réduction en Afrique subsaharienne, 
selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du 
Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

La rougeole est la première cause de mortalité infantile dans le monde - 
évitable par la vaccination - affectant en particulier les enfants ayant 
moins de cinq ans dans des pays en développement disposant de services de 
vaccination inadéquats.

Alors qu'elle est presque entièrement éradiquée en Amérique du nord et du 
sud aujourd'hui, à peu près la moitié des décès causés par cette maladie 
contagieuse survient en Afrique. Mais, suite à de grandes campagnes 
nationales de vaccination, les décès dus à la rougeole dans le monde sont 
passés de 871.000 en 1999 à quelque 454.000 en 2004, une baisse considérable 
de 48 pour cent.

"C'est une remarquable histoire à succès de santé publique", a déclaré le 
directeur général de l'OMS, Dr Lee Jong-Wook, dans une déclaration jeudi 
dernier.
Bien que les estimations sur la mortalité globale de la rougeole pour 2005 
ne soient pas encore disponibles, le rapport indique que, "Si le progrès 
mondial continue aux taux atteints ces dernières années, il y a de grandes 
chances que l'objectif de réduction de la mortalité due à la rougeole pour 
2005 soit atteint".

La rougeole, une infection respiratoire contagieuse causée par un virus, 
peut provoquer des handicaps à vie, y compris des dégâts sur le cerveau 
ainsi que la cécité. Bien qu'un vaccin contre la rougeole soit disponible 
pour protéger les enfants depuis 1960, et coûte moins d'un dollar la dose, 
l'infection représentait plus de 40 pour cent des 4,1 millions de décès 
annuels dus aux maladies évitables par la vaccination en 2002.

Les inégalités dans l'accès aux vaccins à l'intérieur des pays signifient 
que la mort et l'invalidité dues à la rougeole sont concentrées 
principalement parmi les plus pauvres, les marginalisés et les personnes 
éloignées, selon l'UNICEF.

"La rougeole demeure une principale cause de mortalité infantile dans le 
monde en développement, mais ceci ne doit pas être le cas", a déclaré la 
directrice exécutive de l'UNICEF Ann M. Veneman. "Juste deux doses d'un 
vaccin anti-rougeole peu coûteux, sûr et disponible, peuvent empêcher la 
plupart, sinon tous les décès dus à la rougeole".
Pour réduire la mortalité due à la rougeole et étendre la couverture 
vaccinale de routine, l'OMS et l'UNICEF ont développé le Plan stratégique 
mondial de lutte contre la rougeole pour 2001-2005, qui a été avalisé par 
l'Assemblée mondiale de la santé en 2003. Le plan vise à réduire de moitié 
le nombre de décès dus à la rougeole d'ici à 2005, par rapport aux niveaux 
de 1999.
Les composantes de la stratégie conjointe globale incluent la vaccination de 
routine, les campagnes de vaccination de masse, une meilleure surveillance 
de la maladie et le traitement des enfants malades avec la vitamine A. Le 
plan a ciblé les 45 pays les plus touchés et a donné mandat pour que tous 
les enfants reçoivent une deuxième opportunité pour la vaccination contre la 
rougeole, qui accroît la protection contre la maladie jusqu'à 90 pour cent 
environ.

Lorsqu'on regarde le résultat de ces efforts, la plus grande réduction est 
intervenue en Afrique subsaharienne, la région enregistrant le plus grand 
nombre de décès dus à la rougeole. Les cas de rougeole et de décès estimés 
ont chuté de 59 pour cent, de 530.000 à 216.000.

Les progrès en Asie du sud, où la rougeole a été réduite d'environ 23 pour 
cent, restaient plus lents parce que "plusieurs grands pays n'avaient pas 
encore commencé des activités supplémentaires de vaccination à grande 
échelle (SIAs) à la fin de 2004", souligne le rapport.

La proportion de pays offrant aux enfants une seconde opportunité pour la 
vaccination contre la rougeole a également augmenté, et le nombre de pays 
signalant des cas de rougeole s'est accru -- atteignant un total de 174 pays 
en 2003 contre 166 en 1999, selon les estimations de l'OMS et de l'UNICEF.

Toutefois, "des investissements dans le renforcement de la surveillance de 
la maladie et l'enregistrement de la mortalité spécifique à une cause 
continue d'être requis d'urgence dans plusieurs pays en développement", note 
le rapport. L'Inde, le Nigeria et le Pakistan sont quelques-uns des pays qui 
continuent d'enregistrer un nombre élevé de personnes souffrant de rougeole.

Un important facteur derrière la réduction de la rougeole est le soutien de 
l'Initiative Rougeole, un partenariat initié par la Croix-Rouge américaine, 
les Centres américains de lutte contre les maladies, l'UNICEF et l'OMS, 
entre autres. L'initiative a soutenu la vaccination dans plus de 40 pays 
africains, recueilli des fonds, et est en train d'étendre son appui 
technique et financier aux pays d'Asie du sud pour renforcer leur engagement 
politique et social dans la lutte contre la rougeole.

"L'engagement des gouvernements reste l'un des facteurs les plus importants 
pour éradiquer la rougeole", a dit à IPS, Erica Kochi de l'UNICEF. 
"L'Amérique latine a été la première région à éradiquer la maladie parce que 
les gouvernements dans cette région étaient si attachés à la vaccination".

L'obtention d'un plus grand engagement politique sera également l'un des 
défis futurs au moment où le partenariat se lance dans la prochaine phase 
des efforts pour la réduction de la mortalité. Un nouvel objectif plus 
ambitieux a été proposé dans le document de Stratégie et de vision globale 
de vaccination (GIVS) élaboré par l'OMS et l'UNICEF, et qui couvre 
2006-2015.

Le nouvel objectif est une réduction de 90 pour cent de la mortalité due à 
la rougeole d'ici à 2010 par rapport au niveau de 2000. Les quatre domaines 
stratégiques incluent : la protection de plus de personnes dans un monde 
changeant; l'introduction de nouveaux vaccins et technologies; l'intégration 
de la vaccination à d'autres interventions liées à la santé et à la 
surveillance; et l'immunisation dans un contexte d'interdépendance globale.

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614 cas de méningite dont 44 décès enregistrés au Niger

 Niamey, Niger (PANA) -  Quelque 614 cas de méningite dont 44 décès
ont été enregistrés du 1er janvier au 27 février au Niger, plus
précisément dans la région de Maradi qui totalise 511 cas dont 31
décès, a appris la PANA jeudi, de source officielle.

Selon la source, les districts les plus touchés sont Madarounfa
(238 cas) pour un taux d'attaque cumulé de (71,1 cas pour 100.000
habitants), suivi de Guidan Roumdji (150 cas) (35,6 pour 100.000
habitants), Aguié avec 61 cas (18,4 pour 100.000 habitants) et
Maradi commune avec 25 cas pour un taux de(15,1 pour 100.000
habitants).

Deux missions d'investigation se sont rendues sur le terrain en
vue d'évaluer l'état de préparation et de la riposte, a précisé
la même source.

En outre, 30.000 doses de vaccins ont été déjà envoyées,
permettant de procéder à des vaccinations autour des différents
foyers. A cela s'ajoutent 3.700 flacons de chloramphénicol
envoyés en plus des quantités déjà pré-positionnées pour traiter
à peu près 925 malades, a ajouté la source.

Outre la réaction de l'Etat, des partenaires ont commencé à se
manifester, avec notamment 710.000 doses du vaccin
antiméningoccocique attendues de Médecins sans Frontières (MSF)
dont 340.000 doses sont arrivées. L'ONG a également fourni 4.000
ampoules du Chloramphénicol correspondant à 670 traitements
adultes ou 1.340 traitements enfants.

Les vaccinations organisées avec l'appui de Médécins sans
Frontières ont débuté lundi 27 février dans les Centres de santé
intégrés (CSI) les plus touchés des districts de Guidan Roumdji,
Madarounfa et Maradi.

La situation à Maradi peut être maîtrisée avec les médicaments et
vaccins envoyés par le niveau central et l'appui en cours de MSF,
a souligné la même source. Toutefois,il est nécessaire de prévoir un
stock d'urgence.

Selon des projections faites par les services compétents du
ministère de la Santé publique et de la Lutte contre les
endémies, le Niger aura besoin de 3.000.000 de doses de VAM A+C,
100.000 flacons de chloramphénicol huileux Fl 500 Mg, 55.250
unités de seringues-aiguilles pour 25.000 cas de méningite
attendus.

Niamey - 09/03/2006
 



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