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[e-med] Revue de presse santé

[Les commentaires critiques et éclairages complémentaires sur ces informations 
sont les bienvenus. MD]

La maladie du sommeil sévit dans les communes de Kinshasa, Le Potentiel 
(Kinshasa)
Contrôle de la trypasonomiase dans les zones endémiques, Angola Press Agency 
(Luanda)
Secteur pharmaceutique: Controverse sur le contrôle du prix des médicaments, 
L'Express (Port Louis, Ile Maurice), Bernard Saminaden
Lutte contre le Choléra aux frontières : six pays de la sous-région coordonnent 
leurs stratégies, Le Soleil (Dakar), Joseph Birame Sene

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La maladie du sommeil sévit dans les communes de Kinshasa, Le Potentiel 
(Kinshasa)
Publié sur le web le 13 Septembre 2005 
L'Alliance belgo-congolaise, la Coopération technique belge et le Programme de 
lutte contre la trypanosomiase humaine ont organisé le samedi 10 septembre 
dernier une conférence-débat sur la " problématique de la lutte contre la 
maladie du sommeil à Kinshasa et ses environs.
Trois conférenciers ont témoigné sur les cas de la maladie à travers les 
communes de Kinshasa, principalement dans sa périphérie. Au cours de son 
intervention le biologiste Mansinsa a parlé des mouches tsé-tsé capturées à 
Kinshasa, le lieu de capture et les actions de lutte menées dans la ville. Le 
délégué du ministère de la Santé a déclaré que le gouvernement se prépare à 
mettre en place une stratégie pour éradiquer cette maladie. Il a révélé qu'une 
firme allemande a mis au point un insecticide. Qui tue les moustiques et la 
mouche tsé-tsé. Les tests ont été réalisés en République démocratique du Congo 
et les résultats sont concluants.

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Contrôle de la trypasonomiase dans les zones endémiques, Angola Press Agency 
(Luanda)
Publié sur le web le 13 Septembre 2005 
La recherche active des infectés de trypanosomiase dans les zones considerées 
endémiques débute lundi par le contrôle de neuf mille habitants durant 30 
jours, apprend l'Angop lundi, de source officielle.
Le superviseur national de l'Institut de lutte et contrôle de la trypanosomiase 
(ICCT), Mafuta Daniel, a déclaré que 80 techniciens repartis en huit équipes 
travailleront dans les provinces de Bengo, Kwanza-Norte, Kwanza-Sul, Malanje, 
Uíge et Zaire.
La prospection, qui devrait être continuelle, a été interrompue en décembre 
2004 dans les zones endémiques, en raison des difficultés financières et 
matérielles.
Cette campagne, a-t-il dit, consiste également à détecter et traiter les 
personnes infectées, ainsi que placer les pièges pour attraper les mouches 
Tsé-Tsé. Des colloques seront organisés pour sensibiliser la population sur les 
voies de transmission et de prévention de la maladie, ainsi que les avantages 
de ces campagnes. Près de 4 millions d'angolais sont menacés par la 
trypasonomiase.


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Secteur pharmaceutique: Controverse sur le contrôle du prix des médicaments, 
L'Express (Port Louis, Ile Maurice), Bernard Saminaden
Publié sur le web le 13 Septembre 2005 
Ramener la marge de profits sur la vente des médicaments à 15 %. Tel est 
l'objectif du gouvernement. Des pharmaciens craignent la pénurie au détriment 
des malades.
Le gouvernement juge la marge de profits sur les médicaments trop éléveé. 
Celle-ci se situe entre 27 et 40 %.
Après le lait en poudre, le gouvernement s'attaque aux médicaments. Jugée trop 
élevée, la marge de profits sur ces produits - elle se situerait dans une 
fourchette de 27 % à 40 % - pourrait être ramenée à 15 %. Une perspective qui 
n'est pas sans inquiéter les opérateurs du privé.
Ces derniers arguent en effet que les chiffres dont le gouvernement dispose 
sont inexacts et estiment, eux, que les profits sont répartis comme suit : 9,9 
% pour les importateurs et près de 20 % pour les pharmacies.
A l'instar de Kumar Guness, directeur de la firme de produits pharmaceutiques 
Unicorn Trading, les importateurs sont nombreux à craindre une décision en ce 
sens. "On ne pourra plus opérer surtout que la roupie se déprécie par rapport 
aux devises étrangères."
Pour Kumar Guness, il y a tout un programme que le gouvernement doit mettre en 
place dans le but de favoriser la consommation de produits génériques. Ces 
derniers, moins onéreux - jusqu'à 50 % moins cher - sont importés par la 
majorité des compagnies mais n'ont pas vraiment la cote auprès des acheteurs. 
Selon l'importateur, le malade et son entourage croient à tort qu'il s'agit de 
produits de qualité inférieure.
Pour de nombreux pharmaciens, une baisse de prix de médicaments pourrait avoir 
des répercussions néfastes si les distributeurs refusaient d'importer certains 
produits, dont des médicaments récemment mis au point à l'étranger. Ils 
n'écartent pas non plus le risque de pénurie et de vente au marché noir des 
médicaments, voire de fermetures de pharmacies.
Siddique Khodabocus, président de l'Association pharmaceutique de l'île 
Maurice, note pour sa part que le secteur pharmaceutique n'est pas un business 
lucratif. Il met en avant les frais encourus par les pharmaciens, dont la 
location et les salaires des employés. Et de préciser que le National 
Remuneration Board a récemment émis des recommandations à l'intention des 
employés de ce secteur et qu'il a fallu mettre en pratique.
Produits génériques 
Selon lui, les pharmacies éprouvent d'énormes difficultés à opérer, dans la 
mesure où il s'agit d'un service complémentaire à celui proposé par les 
hôpitaux. Il précise en effet que près de 60 % des Mauriciens obtiennent 
gratuitement des médicaments dans les hôpitaux, principalement des génériques 
en provenance de l'Inde, de la France, de l'Espagne et de l'Egypte, entre 
autres.
Un distributeur de produits pharmaceutiques indique toutefois que le ministère 
de la Santé est obligé de faire des exceptions et d'offrir certains produits 
non génériques sur la recommandation des médecins de l'Etat. Vu la complexité 
de certaines maladies, ces derniers estiment préférable de ne prendre aucun 
risque et privilégient des médicaments comme la cyclosporine, qui peut coûter 
jusqu'à Rs 800 dans le privé. De même l'insuline pour les diabétiques, qui se 
situe entre Rs 275 à Rs 600 est offerte gratuitement dans les hôpitaux.
De son côté, un haut responsable du ministère de la Santé indique que certaines 
pharmacies utilisent des subterfuges : au lieu de vendre des génériques qui 
sont prescrits au patient, ils vendent le médicament original qui coûte jusqu'à 
60 % plus cher. Ce que récusent les pharmaciens. Un pharmacien de la capitale 
indique que la composition chimique étant la même pour un médicament générique 
et pour le médicament original, l'ordonnance du médecin est respectée à la 
lettre. Selon lui, ce sont les médecins qui prescrivent rarement les 
médicaments génériques. "C'est une question de choix et de confiance et pour le 
médecin et pour le patient On ne peut imposer des médicaments aux malades."

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Lutte contre le Choléra aux frontières : six pays de la sous-région coordonnent 
leurs stratégies, Le Soleil (Dakar), Joseph Birame Sene
Publié sur le web le 12 Septembre 2005 
Les experts de la République de Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du 
Mali, de la Mauritanie et du Sénégal se sont réunis, hier à Dakar, autour de la 
problématique de la prise en charge du choléra aux frontières. Ils ont émis des 
recommandations fortes pour une lutte plus coordonnée et plus efficace contre 
cette pathologie dans la sous- région.
Comme les virus ne connaissent pas les frontières, les experts de la Guinée, de 
la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal ont, au 
sortir de leur réunion d'hier, produit un catalogue de recommandations fortes à 
l'adresse des autorités politiques de leurs pays respectifs pour une gestion 
coordonnée et efficace de la lutte contre le choléra dans la sous-région. 
Concernant le volet de la prise en charge des patients et de 
l'approvisionnement en médicaments, ils ont brandi ces recommandations : le 
respect strict de l'isolement des malades dans un espace spécifique pour 
réduire la transmission, l'application stricte des schémas de prise en Charge 
(Pec) selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms).
Pour eux, il faut aussi encourager la décentralisation de la confirmation des 
cas notamment au niveau régional, assurer la disponibilité permanente des 
médicaments et réactifs, faire des achats groupés par le biais des partenaires 
(Oms). Les experts de ces pays demandent à leurs autorités politiques de 
promouvoir la production sous-régionale de solutés, de renforcer la 
surveillance épidémiologique dans les pays et le long des frontières, de 
procéder à un échange hebdomadaire des données épidémiologiques entre pays, et 
d'organiser des rencontres périodiques des experts des pays pour faire le point 
sur la gestion de l'épidémie.
Missions conjointes
Sur le volet de la sensibilisation et des approches multisectorielles, ils ont 
recommandé à leurs pays de rendre effective la multisectorialité par le 
renforcement de l'engagement des chefs d'Etat et de gouvernement, d'élaborer un 
plan national de gestion intégrant effectivement les activités des différents 
secteurs (ministères de l'Hydraulique, de l'Assainissement, de l'Environnement, 
de l'Equipement, des Finances, de l'Intérieur etc.), d'encourager les 
initiatives locales avec la participation communautaire.
Concernant la mobilisation des ressources et la lutte aux frontières, les 
experts ont souligné l'importance de faire le plaidoyer auprès des chefs 
d'Etat, des Collectivités locales, des partenaires au développement et des Ong 
pour le financement des plans, d'élaborer des plans sectoriels de lutte contre 
le choléra le long des frontières avec des missions nationales conjointes dans 
les différents pays. Il en est de même pour l'élaboration de stratégies 
communes efficaces d'Iec/Ccc (à savoir l'Information, l'Education et la 
Communication/la Communication pour le Changement de Compor-tements) et de 
plaidoyer. Autre recommandation : encourager les initiatives locales pour les 
mobilisations des ressources et la surveillance épidémiologique le long des 
frontières.
Volonté politique commune
Pour Abdou Fall, cette réunion traduit la volonté politique commune des pays 
respectifs de faire face au choléra. Et après la lecture de cette kyrielle de 
recommandations, il est venu maintenant le temps de passer à la phase de 
l'exécution, selon le ministre de la Santé et de la Prévention médicale. Abdou 
Fall, qui avait à ses côtés son homologue gambien, Tamsir Mbowe, les 
représentants diplomatiques et experts des autres pays, a souligné qu'il 
appartient aux politiques d'entrer en scène, de poursuivre cet élan de 
solidarité en passant à la phase opérationnelle. Le ministre de la Santé et de 
la Prévention médicale a également indiqué qu'il faut trouver un prolongement 
dans d'autres cadres sous-régionaux (comme la Cedeao) pour la stratégie de mise 
en oeuvre. Pour le ministre gambien de la Santé, Tamsir Mbowe, cette réunion 
montre combien les chefs d'Etat se soucient du bien-être de leurs populations. 
Ã- son avis, cette volonté politique commune de lutter contre le choléra doit 
être étendue pour faire face aux autres pathologies. Le représentant de l'Oms, 
Mulangu John, a, lui, déclaré qu'ils soutiennent entièrement les 
recommandations prises ici et que leur structure continuera son rôle d'appui.



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