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[e-med] Les antirétroviraux désormais à 7.000 FCFA au Cameroun

E-MED: Les antirétroviraux désormais à 7.000 FCFA au Cameroun
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Les antirétroviraux désormais à 7.000 FCFA au Cameroun

Yaoundé, Cameroun (PANA) -  Les antirétroviraux (ARV) contre le VIH/SIDA
coûteront 7.000 FCFA par mois et par personne, à compter de janvier 2004, a
confirmé le ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, en
lançant lundi, la semaine nationale contre le SIDA.

Le Cameroun compte actuellement 7.500 personnes sous ARV distribués dans
quelque 18 centres, selon le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS).

Depuis août dernier, ces coûts variaient entre 15.000 et 28.000 FCFA
maximum, par personne et par mois.

La nouvelle baisse intervient au lendemain de l'octroi au Cameroun, par le
Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose, d'un
appui financier de 94.723.617 dollars.

Le taux de séroprévalence dans ce pays est actuellement d'environ 12%,
contre 0,5% en 1987, les personnes les plus touchées étant les jeunes de
15-29 ans, les femmes, les hommes en tenue (15%) et les prostituées (25 à
45%), selon le CNLS.

Fin 2002, le nombre de cas recensés et déclarés de SIDA était de 40.000 sur
un total de 1 million de personnes infectées au Cameroun.

Yaoundé - 25/11/2003

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Lancement au Cameroun d'une semaine contre le VIH/SIDA

Yaoundé, Cameroun (PANA) -  La semaine nationale consacrée à la lutte contre
le VIH/SIDA a été lancée ce lundi à Yaoundé, la capitale camerounaise, par
le ministre camerounais de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono.

La cérémonie a notamment été marquée par des témoignages de personnes vivant
avec le VIH/SIDA (PVVS) et par une exposition des associations spécialisées.

Le Comité national de lutte contre cette pandémie (CNLCS) et ses partenaires
ont prévu, pendant huit jours, des activités de sensibilisation de proximité
en fonction des sensibilités de chacune des dix provinces que compte le pays
avec pour toile de fond le thème de la discrimination et de la
stigmatisation.

Il s'agira, selon le ministre de la Santé, de passer le message de
sensibilisation, mais aussi d'inciter à plus de solidarité envers les PVVS,
avec pour finalité de donner l'espoir d'une vie meilleure aux personnes
infectées et affectées, grâce aux efforts du gouvernement pour l'accès aux
soins, à la mobilisation de la communauté financière internationale et aux
avancées scientifiques en matière de recherche.

Des séances de dépistage volontaire et gratuit sont également prévues sur
toute l'étendue du territoire.

Des thèmes quotidiens ont été retenus selon un principe opérationnel, et
tourneront autour des migrants et groupes à  risques, de la jeunesse, de la
femme et de l'orphelin, des hommes en tenue ("10 Pc condom") et de la
solidarité vis-à-vis des PVVS.

Le 29 courant à Yaoundé sera marquée par l'arrivée de la Marche de la
solidarité lancée une semaine plus tôt à Douala, la  métropole
économique -250 kilomètres- par Luc Charles Ntcham, un maître principal
d'éducation physique et sportive de 55 ans.

Cette semaine nationale culminera le 1er décembre avec la Journée mondiale
contre le SIDA et l'arrivée à Douala de la caravane "No Sida".

Elle connaîtra également la participation de l'artiste Richard Bona, qui
tiendra une causerie éducative dans un collège de cette ville, où il donnera
aussi un concert dont les recettes iront à la lutte contre la pandémie.

On note une hausse constante du taux de prévalence du VIH/SIDA au Cameroun.

De 0,5 % en 1987, celui-ci avoisine aujourd'hui les 12%, avec des pointes de
17% dans certaines régions, les personnes les plus  vulnérables étant les
jeunes de 15-29 ans, les femmes, les militaires (15%) et les prostituées (25
à 45%), selon le CNLS.

Le Cameroun comptait 35.000 personnes infectées par le virus en 2000, contre
21.000 en 1996. Fin 2002, le nombre de cas recensés et déclarés était de
40.000 sur un total de 1 million de personnes infectées.

En septembre 2001 a été lancé un programme multisectoriel de lutte (PMLS),
financé par la Banque mondiale à hauteur de 37 milliards de FCFA, et qui se
fixe pour objectifs le renforcement des capacités, l'appui à la réponse
locale au secteur de santé,  à l'élaboration et à la mise en oeuvre des
stratégies sectorielles et à la coordination.

S'agissant des appuis financiers, le Cameroun a bénéficié, il y a un an,
d'une enveloppe de 1,2 milliard FCFA dans le cadre de l'initiative Pays
pauvres très endettés (PPTE), auxquels il faut ajouter 500 millions de FCFA
provenant du budget d'investissement public de l'Etat, 500 autres millions
des fonds de contrepartie et 600 millions de la Coopération française.

Quant au fonds de solidarité nationale lancé en décembre 2001, il a déjà
permis de collecter 72 millions de FCFA, soit 46 millions l'année dernière
et 26 millions en 2002, selon les chiffres du ministère.

C'est dans la même foulée que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le
paludisme et la tuberculose a accordé au Cameroun, le 15  octobre dernier,
un appui financier de 94.723.617 dollars.

Au plan des facilités, les pouvoirs publics ont procédé à des baisses
successives des prix des antirétroviraux (ARV), dont la dernière date d'août
dernier. Cette baisse des prix des ARV est de l'ordre de 30 à 60%. Ils sont
distribués dans quelque 18 centres à travers le pays. Leur coût aujourd'hui,
varie entre 15.000 et 28.000 FCFA maximum par personne et par mois.

Yaoundé - 24/11/2003

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