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[e-med] revue de presse sur le sida

E-MED: revue de presse sur le sida
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Propositions pour lutter contre le VIH/SIDA au sein de l'UEMOA

Lomé, Togo (PANA) -  Une conférence sous-régionale sur la lutte contre le
VIH/SIDA a réuni jeudi à Lomé les ministres en charge de la lutte contre
cette pandémie dans les pays membres de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine (UEMOA), ainsi que les responsables d'ONG et organismes
oeuvrant pour l'éradication du fléau.

La conférence, organisée par la Banque ouest-africaine de développement
(BOAD), a été animée par les Prs Luc Montagnier, Vittorio Colizzi et
Pieterluigi Vagliani. Elle a permis de tracer  la voie devant conduire les
pays membres de l'UEMOA à des actions concertées en vue d'une meilleure
prise en charge du problème du VIH/SIDA dans la sous-région ouest-africaine.

Elle a jeté les bases d'une mobilisation de moyens financiers provenant des
institutions bancaires et le processus devra déboucher sur l'accès aux
médicaments anti-rétroviraux à toutes les populations nécessiteuses.

Les discussions devront se poursuivre sur leur coût, le contrôle de qualité
et la mise en place des filières de distribution.

La conférence a reconnu la possibilité de produire des anti- rétroviraux en
Afrique à condition d'acquérir les équipements nécessaires et d'asseoir
cette fabrication sur des bases professionnelles.

Le deuxième axe retenu est le vaccin pédiatrique, considéré comme une
priorité car, incorporé au BCG, il pourra protéger les nourrissons depuis
les première et deuxième semaine de leur naissance.

La conférence a également inclus à la ligne d'action la possibilité de
travailler en zone rurale et a noté la nécessité  de la mise sur pied
d'unités mobiles en grand nombre, collaborant avec des centres de référence.
En dehors des équipements, la conférence soutient la formation des
opérateurs pouvant travailler avec les populations rurales.

Pour ce qui est du quatrième axe, les participants à la conférence ont
relevé le besoin de formation des médecins par le recours aux expériences
déjà éprouvées d'échange de médecins entre hôpitaux et une coopération assez
forte avec l'OMS et l'ONUSIDA.

Il sera également procédé à l'identification des pays où le projet est
réalisable.

A cette occasion, le ministre togolais de la Santé publique, Mme Suzane Aho,
a mis en exergue le retard accusé par l'Afrique dans le domaine de la
recherche sur le VIH/SIDA à cause du manque de moyens financiers, car,
a-t-elle indiqué, le continent bénéficie de moins de 2 pour cent des
ressources allouées à la recherche sur le SIDA.

Elle s'est dit confiante que la présente conférence porte le germes d'une
solution tant attendue dans ce domaine.

De son côté, le président de la BOAD, Yayi Boni, a justifié l'implication de
son institution dans le domaine sanitaire par la fait que le VIH/SIDA
détruit les bras valides devant pérenniser les actions de développement
financées par son institution financière.

Il a révélé que la BOAD a placé l'année 2004 sous le signe de la lutte
contre la VIH/SIDA.

Dans leurs communications, les Prs Luc Montagnier et Vittorio Colizzi ont
parlé respectivement de la "coopération sous-régionale et les innovations
thérapeutiques pour lutter contre le VIH/SIDA en Afrique", de même que "la
coopération et les interactions entre chercheurs africains et européens pour
la promotion de la recherche scientifique dans la lutte contre le SIDA".

Ils ont reconnu que la mise au point d'un vaccin est possible,  mais que
l'Afrique doit s'impliquer pour que les spécificités des souches africaines
du virus soient isolées et prises en charge en vue d'une meilleure
organisation de la lutte.

Le Pr Montagnier a fait part des difficultés rencontrées dans la  mise au
point d'un vaccin préventif, mettant l'accent sur la fabrication de vaccins
thérapeutiques.

Il a indiqué que seuls 10 pour cent des 30 millions de malades du SIDA
bénéficient d'un traitement dans le monde, soulignant la nécessité que tous
soient traités mêmes ceux dont le cas n'est pas encore grave et qui pourront
recevoir un traitement léger et non toxique.

Le chercheur français a souligné à ce propos l'apport de ses collègues
africains qui pourront aider, selon lui, à réduire la charge virale et
renforcer le système immunitaire des personnes infectées.

Lomé - 20/11/2003

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Le plan de traitement anti-SIDA du Nigeria est en panne

Lagos, Nigeria (PANA) -  Le plan du gouvernement nigérian destiné à fournir
des Antirétroviraux (ARV) subventionnés pour le traitement des malades du
SIDA est en panne, après l'épuisement des stocks de médicaments dans les
centres de traitement, a rapporté lundi la presse locale.

Dans le cadre de ce programme, qui a débuté en 2001, le gouvernement fédéral
s'est procuré en Inde la version générique des ARV d'un coût de 400.000
dollars américains pour le traitement des patients dont chacun devait payer
1.000 nairas (7 dollars) par mois.

Au fur et à mesure que les centres manquaient de médicaments, les malades
devaient acheter les ARV dans des sociétés pharmaceutiques à 9.500 nairas
(70 dollars) par mois et par patient, selon le journal privé 'Guardian'.

"Jusqu'en mars de cette année, nous traitions les PLWHA (Personnes vivant
avec le VIH/SIDA) presque gratuitement à LUTH (Hôpital universitaire de
Lagos) pour 1.000 dollars américains par malade et par mois. Mais nous avons
arrêté le programme en  mai car les médicaments n'étaient plus disponibles",
a dit Wole Olomola du service d'hématologie et de traitement du SIDA de LUTH
cité par le journal.

"Les malades ont été, par conséquent, orientés vers des firmes
pharmaceutiques où ils paient 9.500 nairas par mois", a-t-il expliqué.

M. Olomola s'est dit préoccupé par cette situation. "Même quand c'était à
1.000 nairas, la plupart des PLWHAS ne pouvaient s'acheter le traitement.
Beaucoup d'entre eux vous disaient qu'ils ne pouvaient pas venir le mois
précédent parce qu'ils  n'avaient pas les 1.000 nairas", a-t-il dit.

Toutefois, il a dit que l'hôpital attendait une autre livraison de
médicaments de la part du gouvernement fédéral.

Le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique avec 120 millions d'habitants,
a un taux de prévalence du VIH/SIDA de 5,8%, d'après une étude menée en
2001.

Selon les experts, le taux de prévalence pourrait passer de 7 à 8%.

Lagos - 18/11/2003

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65 milliards de $ pour lutter contre le SIDA en Afrique du Sud

Johannesburg, Afrique du Sud (PANA) -  Le Fonds mondial pour la lutte contre
le SIDA, la tuberculose et le paludisme a approuvé la mobilisation de 66,5
millions de dollars pour soutenir la lutte contre le VIH/SIDA dans la
province du Cap, en Afrique du Sud, a affirmé lundi le premier ministre de
la province, Marthinus va Schalkwyk.

M. Schalkwyk, qui a eu des entretiens lundi à Genève, en Suisse, avec M. El
Hadji Sy, le directeur du portefeuille du Fonds pour l'Afrique, a confirmé,
dans un communiqué, que cette enveloppe a été approuvée dans son principe,
avec une période de remboursement de cinq ans.

Ce financement fait suite à une proposition soumise par le Cap Ouest au
Fonds mondial, au mois d'août de cette année, en vue  de l'octroi d'une
contribution substantielle à sa lutte contre le VIH/SIDA, a encore affirmé
le premier ministre de la province.

"Une fois que ce projet aura été finalisé, il s'agira de la plus grande et
de la plus importante contribution internationale à la  santé dans notre
province", a déclaré M. Schallwyk.

"L'approbation de principe de ce financement est une mesure d'une portée
considérable pour notre gouvernement, alors que nous nous préparons à mettre
rapidement en oeuvre un traitement antirétroviral en faveur d'un nombre plus
important de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans notre province", a-t-il
ajouté.

Ces crédits permettront de renforcer l'aptitude du gouvernement à agir avec
célérité dans la mise en oeuvre du traitement antirétroviral dans la
province et vont également renforcer de manière significative l'aptitude du
gouvernement à sauver les vies de milliers de personnes infectées.

Le financement sera utilisé pour fournir un traitement antirétroviral,
approfondir les programmes d'éducation par les pairs, notamment au sein de
la jeunesse et améliorer les réactions des structures sanitaires et des
communautés au SIDA dans la province du Cap Ouest.

"Le Cap Ouest a déjà obtenu une reconnaissance au niveau international car
il a le plus rapide et l'un des plus efficaces systèmes de mise en oeuvre du
Programme de prévention de la transmission mère-enfant, qui a réussi cette
année à couvrir la totalité de la province.

"Nous avons également négocié d'importants accords internationaux sur le
traitement avec les organisations  non-gouvernementales (ONG), comme
Médecins Sans Frontières (MSF) et Crusaid, et signé un accord avec l'une des
principales compagnies pharmaceutiques pour la gratuité de la Nevirapine
dans la province", a encore dit le premier ministre de la province.

Le Fonds mondial a été mis sur pied en 2001, à l'initiative du secrétaire
général des Nations Unies, Kofi Annan, en tant que  mécanisme de financement
des interventions contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, à un
niveau adapté à l'effort requis pour lutter contre ces maladies.

Depuis l'année 2001, le Fonds a mobilisé 4,7 milliards de dollars en
financements. Au cours de ses deux premières séries de promesse de
subvention, il a engagé des financements d'un montant de 1,5 milliard de
dollars pour soutenir 154 programmes dans 93 pays.

Johannesburg - 17/11/2003

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Formation de laborantins nigériens en dépistage du VIH/SIDA

Niamey, Niger (PANA) -  Le Centre de recherches médicales et sanitaires de
Niamey (CERMES) abrite depuis jeudi un atelier de formation sur l'algorithme
des dépistages de l'infection par le  VIH/SIDA destiné à une quarantaine de
techniciens de laboratoire.

Selon la directrice du CERMES, le Dr Suzanne Chanteau, cette session de
formation vise à doter tous les laborantins de Niamey et des autres régions
du pays de techniques rapides et efficaces de dépistage du VIH/SIDA.

"Grâce aux techniques qui leur seront apprises au cours de cet atelier, ils
pourront désormais, en quinze minutes, faire le prélèvement et procéder au
dépistage rapide du VIH, même dans les régions les plus reculées du pays.
Ils apprendront aussi comment faire le suivi de la femme séropositive et de
son bébé", a dit le Dr Chanteau.

Pour vulgariser cette technique, les autorités du ministère de la  Santé
publique et de la Lutte contre les endémies envisagent la création de dix
centres pilotes à l'intérieur du pays.

Selon le Dr Balkissa Modibo, coordinatrice adjointe à l'Unité de lutte
sectorielle santé au centre des IST/VIH/SIDA, cette nouvelle technique de
dépistage rapide du VIH sera vulgarisée dans tout le pays en vue d'assurer
une maîtrise du nombre de victimes de la pandémie.

D'après les statistiques officielles, le Niger affiche un taux de
séroprévalence de l'ordre de 0,87%, un chiffre jugé en deçà de la réalité,
estiment certains observateurs.

A titre d'exemple, l'ONUSIDA estimait ce pourcentage à 1,4 déjà en 1999, et
le taux réel serait aujourd'hui de 4%, indiquent les spécialistes de la
question.

Niamey - 20/11/2003

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Sida : le coup de pouce de Glaxo Smith Kline


Cameroon Tribune (Yaoundé)

20 Novembre 2003
Publié sur le web le 20 Novembre 2003

Armand Essogo

La structure a été présentée hier au cours d'un point de presse de sa
présidente, Michèle Barzach.

Depuis lundi dernier, la présidente de la fondation GlaxoSmithKline, Michèle
Barzach, visite les structures chargées de la lutte contre le sida à
Yaoundé. Hier, en fin de matinée, elle a donné un point de presse à l'hôtel
Hilton, au cours duquel elle a présenté son organisme.
Celui-ci a été crée en août 1998. Cette fondation a pour mission
essentielle, l'amélioration de l'accès et de la qualité des soins dans le
domaine des maladies infectieuses. Pour ce faire, elle développe
l'information, la prévention, l'éducation et la formation. Son champ
d'action se trouve auprès des personnes atteintes d'infections par le
Vih/Sida dans les pays en développement, et notamment en Afrique.

Son action accorde la priorité à la mobilisation en faveur des femmes
enceintes et des enfants. Le nombre de personnes infectées par le Vih en
Afrique est éloquent. Les spécialistes estiment que plus des deux tiers des
42 millions de personnes infectées dans le monde résident en Afrique
Subsaharienne. Pour ce qui est du nombre des femmes et des enfants
séropositifs dans le monde, plus de quatre sur cinq vivent en Afrique.

Dans l'optique de freiner cette épidémie, la fondation GlaxoSmithKline
soutient depuis cinq ans, 31 programmes de soins dans 12 pays d'Afrique.
Depuis 1999, aux côtés des acteurs locaux tels que le ministère de la Santé
publique, via le Comité national de lutte contre le Sida, la Fondation
Chantal Biya et le Centre Pasteur du Cameroun, la Fondation a soutenu neuf
programmes d'action.

Hier, Michèle Barzach s'est déclarée satisfaite des activités de sa
structure au Cameroun. De son côté, le ministre de la Santé publique Urbain
Olanguena Awono s'est félicité de l'excellence de la coopération entre la
fondation GlaxoSmithKline et ses partenaires camerounais. Le programme de
prévention de la transmission du Vih de la mère à l'enfant (PTME) a démarré
en 2000, sous forme pilote, et il s'est déjà étendu dans les dix provinces.
Il assure la disponibilité et  l'utilisation effective des services conseil
et dépistage volontaire des femmes enceintes dans les 156 sites PTME.

Au Cameroun, la prévalence de l'infection à Vih de la femme enceinte varie
de 5 à 18%. Le ministère de la Santé publique, la Fondation Chantal Biya et
le Centre pasteur du Cameroun travaillent ainsi de concert, afin de
développer des actions de prévention et de réduction du risque de la
transmission de la mère à l'enfant. A ces partenaires s'est ajoutée la
fondation GlaxoSmithKline pour la bonne réalisation du projet qui recherche
la diffusion des pratiques de PTME au Cameroun, mais aussi la confirmation
pour les équipes médicales de leur rôle décisif dans la lutte contre le
Vih/Sida. Michèle Barzach a annoncé trois extensions du programme à Douala,
Bangwa et à Garoua et sa région où la Fondation apporte un soutien à douze
formations sanitaires.


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