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[e-med] Revue de presse sur le sida

E-MED: Revue de presse sur le sida
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Des lobbies anti-SIDA poursuivent GlaxoSmithKline/Afrique du Sud

Par Mildred Mulenga
Correspondant de la PANA

Durban, Afrique du Sud (PANA) -  Les lobbies de lutte anti-SIDA d'Afrique du
Sud ont annoncé un plan visant à entreprendre des poursuites judiciaires
contre GlaxoSmithKline (GSK/Afrique du Sud) pour exiger des dommages et
intérêts en faveur des malades ou des ayants-droit des victimes de la
pandémie à cause de tarifs prohibitifs de médicaments appliqués par cette
compagnie.

AIDS Healthcare Foundation Global Immunity et les responsables d'un
établissement de traitement gratuit du SIDA en Afrique du Sud exigent
également de GSK le déblocage de 1 milliard de rands pour l'exécution d'un
programme de traitement gratuit du SIDA dans le pays.

L'action judiciaire envisagée fait suite à la décision prise, le mois
dernier, contre GSK par la Commission indépendante sud- africaine pour la
régulation de la concurrence, qui avait déclaré la société coupable d'avoir
appliqué des prix excessivement élevés pour ses médicaments contre le SIDA
et d'avoir refusé des licences aux fabriquants de médicaments génériques.

L'organisation a déclaré, lors de point de presse à Durban, que l'action de
GSK a porté préjudice à de nombreuses personnes parce qu'elles n'ont pu
accéder aux médicaments qui prolongent la vie ou aux antirétroviraux (ARV)
en Afrique du Sud.

 "Nous sommes en train de mobiliser les personnes vivant avec le SIDA, les
malades et les membres des familles de ceux dont la vie a été menacée ou qui
ont perdu la vie à cause des politiques et actions anti-concurentielles
illégales entreprises par GSK en Afrique du Sud, pour qu'ils nous rejoignent
dans notre action conjointe contre GSK", a déclaré le président de AIDS
Healthcare Foundation, Michael Weinstein.

Cette fondation est également l'un des partenaires de la clinique de
traitement gratuit du SIDA de Ithembalabantu (en zulu, espoir des hommes)
situé au nord du KwaZulu-Natal.

"La diminution de prix par la GSK, l'année dernière, n'est pas une réponse
suffisante à 20 ans d'application de tarifs excessifs pour ses médicaments",
a déclaré Swazi Hlubi, le directeur exécutif du Réseau sud-africain des
associations de lutte contrele SIDA (NetCom SA).

"La récente décision de la Commission de régulation de la concurrence
n'annule pas pour autant le préjudice individuel subi pas des milliers,
voire des millions de patients en Afrique du Sud, qui ont été et restent
incapables d'accéder aux médicaments contre le SIDA à cause des tactiques
illégales et immorales de GSK", a ajouté M. Hlubi.

Il a souligné qu'il est "impossible de mettre une étiquette de prix sur la
souffrance et les décès non éxprimés de millions de sud-africains à cause du
SIDA".

Ithembalabantu est un établissement de traitement gratuit du SIDA parrainé
par AIDS Healthcare Foundation/Global Immunity (AHF/GI), un programme
international initié par la plus grande organisation de lutte contre le SIDA
aux Etats-Unis, en partenariat avec la section sud-africaine du Réseau des
associations de lutte contre le SIDA.

Cet établissement, ouvert en septembre 2001, a démarré le  traitement des
patients aux ARV en février 2002.

Cette clinique prend actuellement en charge quelque 520 patients, dont 170
reçoivent un traitement antirétroviral.

Durban - 13/11/2003

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Afrique du Sud : 200 malades du SIDA recevront un traitement ARV

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) -  Le programme de lutte contre le VIH/SIDA du
Cap a reçu une subvention de 250.000 dollars US pour l'achat de médicaments
antirétroviraux pour 200 autres malades du SIDA de la province.

Quelque 1.500 personnes, essentiellement des résidents de la ville du Cap,
reçoivent un traitement antirétroviraux (ARV) dans les établissements de
santé publique du Cap Occidental.

Cette subvention, offerte par l'Advisory Board Foundation basée aux
Etats-Unis, servira aussi à poursuivre les tests de laboratoire et la prise
en charge psychologique.

La fondation va financer la formation au VIH/SIDA des infirmiers et des
psychologues sur l'ensemble du territoire, ce, jusqu'à l'année prochaine.

La province du Cap occidental dame le pion au reste de l'Afrique du Sud en
matière de distribution des ARV, à la fois pour la prévention mère-enfant et
pour le traitement du VIH.

Le Cap - 14/11/2003

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Promesses D'ARV gratuit au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) -  L'accès encore très limité aux médicaments
antirétroviraux (ARV) contre le VIH/SIDA, du fait essentiellement de leur
coût élevé, sera étendu gratuitement à un plus grand nombre de malades d'ici
à la fin de l'année en cours grâce à des financements extérieurs, apprend-on
du projet national de lutte contre la pandémie au Burundi.

On estime aujourd'hui à 400.000 le nombre de personnes porteuses du virus au
Burundi, dont 80.000 ont besoin des ARV dans l'immédiat, alors que seulement
un millier d'entre elles y accèdent facilement à leurs frais.

Sur les 400.000 malades du SIDA, 18,6% vivent en milieu urbain et comptent
parmi les rares patients ayant un accès facile aux ARV, contre 7,5% recensés
en zone rurale au Burundi, indiquent quelques chiffres officiels de la
pandémie dans le pays.

"Nous avons des bailleurs qui ont accepté de financer l'achat des ARV", a
dit Dr. Tharcisse Barikuta, directeur adjoint du centre national de lutte
contre le SIDA (CNLS), en citant notamment le Fonds mondial de lutte contre
la maladie ainsi que la Banque mondiale (BM).

Un important lot D'ARV est attendu au Burundi d'ici un mois et sera
distribué gratuitement aux nécessiteux a promis le Dr. Barhuta.

Parmi les financements officiellement connus, il y a celui de la Banque
mondiale (BM) d'un montant global de 36 millions de dollars américains prêté
au Burundi pour mettre en application son projet multisectoriel pour la
lutte contre le VIH/SIDA et d'appui aux orphelins sur la période 2002-2006.

Initialement convenu entre les deux parties pour principalement des actions
de prévention, le projet a aujourd'hui le feu vert de la Banque mondiale
pour son adaptation, a déclaré Dr. Barihuta

L'autre épineuse question de la rareté des médecins prescripteurs des
antirétroviraux au Burundi est également en voie de règlement, a poursuivi
Barihuta.

Pour cette année seulement, 200 médecins ont été formés à la prescription
des ARV, selon la même source. Ce n'est pas encore assez et la formation
doit continuer étant donné que certaines provinces continuent à fonctionner
parfois avec deux médecins initiés à la prescription des ARV, a-t-il dit.

Bujumbura - 14/11/2003


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