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[e-med] Risque de toxicité hépatique sévère sous ARV

E-MED: Risque de toxicité hépatique sévère sous ARV
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Risque de toxicité hépatique sévère sous traitement antirétroviral dans la
cohorte HIV-NAT thaïlandaise.
 W.Phillip Law. AIDS 2003,17 :2191-99.

 Plusieurs mécanismes sont impliqués dans la toxicité hépatique des
antirétroviraux : la toxicité mitochondriale des inhibiteurs nucléosidiques
de la transcriptase inverse (INTI), les réactions d´hypersensibilité des
inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) et le
phénomène de reconstitution immune des inhibiteurs de protéase (IP).

 Le but de ce travail était d´évaluer l´incidence de l´hépatotoxicité des
antirétroviraux à partir de la cohorte thaïlandaise HIV-NAT composée de
patients issus de 8 essais cliniques randomisés.

 Une toxicité hépatique sévère était définie par une augmentation des ALAT
(ou TGP) à au moins 5 fois la valeur normale et à plus de 100 UI/L de la
valeur initiale du patient.

 Entre décembre 1996 et mars 2001, 692 patients étaient inclus. Tous les
patients recevaient au moins 2 INTI, 135 un IP en plus et 215 un INNTI en
supplément. Les prévalences d´une co-infection par le VHB, le VHC, le VHB et
le VHC étaient respectivement de 8,7%, 7,2% et 0,4%. Les patients
co-infectés VIH-VHC étaient des hommes dans 72% des cas et des toxicomanes
par voie intraveineuse dans 10% des cas.

 40/692 développaient une hépatotoxicité sévère, soit une incidence de
6,1/100 personnes années (IC 95% : 4,3-8,3/100). Le temps médian de
détection était de 56 jours (28-168). En analyse multivariée, la
co-infection par le VHB ou le VHC, l´utilisation d´un INNTI dans le
traitement, étaient prédictifs d´une toxicité hépatique sévère. L´incidence
d´une toxicité hépatique sévère dans le schéma thérapeutique contenant
névirapine seule était de 18,6/100 personnes années, de névirapine et
d´efavirenz de 32,4/100 personnes années, d´efavirenz seul de 2,4/100
personnes années. Le risque était le plus important en cas d´utilisation de
névirapine chez un patient co-infecté VIH-VHB ou VIH-VHC.

 Au total, l´incidence de la toxicité hépatique sévère liée aux
antirétroviraux et ses facteurs sont similaires en Thaïlande à ce qui est
connu dans les pays développés. L´utilisation des ces traitements dans les
pays en voie de développement doit s´accompagner des moyens adaptés à la
surveillance de cet effet secondaire.

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