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[e-med] Revue de presse sur les ARV et le sida

E-MED: Revue de presse sur les ARV et le sida
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La SADC élabore une stratégie régionale pour l'achat des ARV

Lusaka, Zambie (PANA) -  Les Etats de la Communauté de développement de
l'Afrique australe (SADC) tentent de définir un cadre pour l'achat de
médicaments anti-rétroviraux (ARV) moins chers auprès des principaux
producteurs indiens, a affirmé jeudi à Lusaka le ministre zambien de la
Santé, Brian Chituwo.

M. Chituwo a indiqué, dans une interview, qu'après avoir élaboré un plan
régional d'achat des ARV, la SADC allait mettre en place un fonds commun
pour l'acquisition de ces médicaments.

"Le roi Mswati de Swaziland a déjà pris l'initiative de faire une  collecte
de fonds mais nous devons harmoniser nos actions dans la région de la SADC",
a dit M. Chituwo.

Il a indiqué que la région espérait pouvoir profiter de l'accord récent
négocié par l'ancien président américan Bill Clinton et les principales
compagnies pharmaceutiques indiennes pour la vente à des coûts modestes des
médicaments ARV aux régions pauvres telles que l'Afrique.

"Le montant cité est d'environ 40 cents pour un traitement journalier, alors
qu'il était d'1 dollar par jour. C'est une véritable réduction", a fait
remarquer M. Chituwo.

Officiellement, le taux de prévalence du VIH/SIDA en Zambie est d'environ 16
pour cent.

Compte tenu de l'ampleur de la maladie, le Fonds mondial a alloué 42,5
millions de dollars à la Zambie afin qu'elle puisse augmenter son
approvisionnement en ARV et organiser la lutte contre le paludisme et la
tuberculose - les deux maladies opportunistes les plus liées au VIH/SIDA.

Lusaka - 30/10/2003

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L'Ouganda va acheter des antirétroviraux génériques

Kampala, Ouganda (PANA) -  L'Ouganda envisage d'acheter des antirétroviraux
génériques afin de traiter d'urgence un million d'individus vivant avec le
VIH/SIDA, a indiqué son ministre de la Santé, Jim Muhwezi.

S'adressant à la 11è conférence du Réseau mondial pour les personnes vivant
avec le VIH/SIDA, M. Muhwezi a affirmé que la proposition de Kampala
d'utiliser 62 millions de dollars du Fonds mondial pour le traitement de la
tuberculose, du paludisme et du VIH/SIDA pour l'achat de ces médicaments
avait été approuvée.

Si ces médicaments génériques sont importés, les personnes vivant avec cette
maladie incurable ne vont payer pour se soigner que 15 dollars par mois au
lieu des 125 dollars qui leur sont demandés actuellement, a précisé le
ministre à la réunion qui s'est ouverte dimanche.

M. Muhwezi a déclaré à la PANA après l'ouverture de la réunion que le
gouvernement avait étudié les appels d'offre de plusieurs société de
fabrication de médicaments génériques avant qu'une loi ne soit votée pour
permettre leur importation.

"Nous faisons maintenant des propositions pour le traitement d'un an d'une
seule personne entre 120 et 140 dollars", a déclaré M. Muhwezi.

Jusqu'en juin dernier, l'Ouganda hésitait à acheter des antirétroviraux
génériques de crainte de contrarier les grandes sociétés pharmaceutiques ou
l'administration du président George W. Bush, alors que la déclaration de
Doha de novembre 2001 faisait pression pour empêcher des pays comme le
Brésil et l'Inde d'exporter des médicaments du SIDA génériques à des prix
faisant concurrence à des produits brevetés plus coûteux.

Par ailleurs, un responsable de l'ONUSIDA, Ben Plumley, a déclaré aux
délégués (plus de de 800) participant à la conférence de cinq jours que
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation Clinton ont
récemment conclu un accord avec les fabriquants de médicaments génériques
pour qu'ils réduisent de moitié les prix précédemment fixés pour la
fourniture d'antirétroviraux.

"L'ONU estime que cette mesure est vraiment bienvenue, et nous implorons les
autres sociétés pharmaceutiques d'en prendre de similaires", a déclaré M.
Plumley.

Par ailleurs, l'ONU a fixé le coût maximum du traitement à 200 dollars par
personne pour une année de traitement avec l'espoir que les donateurs vont
prendre l'engagement de financer ce traitement.

M. Plumley a cependant mis en garde contre une assurance excessive,
soulignant que la spirale de la pandémie en Afrique subsaharienne avait été
causée par la lenteur observée dans la lutte.

Selon les informations obtenues par la PANA à Kampala, seul un pour cent des
Africains ayant besoin d'un traitement du VIH/SIDA a accès aux
antirétroviraux.

Kampala - 28/10/2003

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L'Ethiopie va offrir des ARV à des malades du SIDA nécessiteux

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) -  Le ministère éthiopien de la Santé a annoncé
que des médicaments antirétroviraux (ARV) seront bientôt mis gratuitement à
la disposition des malades du VIH/SIDA qui ne peuvent se procurer le
traitement.

Haile-Silassie Bihon, le directeur général de l'Autorité de contrôle et de
gestion des médicaments en Ethiopie, a dit que seuls les médecins seraient
autorisés à distribuer les ARV après avoir minutieusement examiné les
personnes vivant avec le virus.

Dans le cadre des préparatifs pour le programme de distribution des
traitements, les hôpitaux et les centres de santé régionaux ont été équipés
de matériel et reçu un soutien en personnel.

Environ 450 agents de santé ont été jusqu'ici formés à la gestion des ARV et
300 autres seront initiés cette année, a indiqué M. Haile-Selassie.

Les ARV sont en vente pour les personnes vivant avec le SIDA en Ethiopie,
mais les salariés à faibles revenus et les chômeurs ne pouvaient pas
s'acheter les médicaments", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le Dr. Teklu Belay, un responsable du Bureau national de
contrôle et de prévention contre le VIH/SIDA, a dit que les ARV seront
importés sans droits de douane en vertu d'un accord conclu entre le
gouvernement éthiopien et les donateurs.

Addis-Abeba - 28/10/2003

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Annonce de dons européens au Fonds mondial contre le SIDA

Bruxelles, Belgique (PANA) -  Des Etats membres de l'Union européenne vont
verser, en 2004, quelque 170 millions d'euros au  Fonds mondial pour la
lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, et la malaria, au titre de la
période 2003-2006, a annoncé un  communiqué rendu public jeudi à Bruxelles.

Les contributions des Etats au Fonds mondial, qui sont distinctes de celle
versée par le budget de l'Union européenne en tant qu'organisation,
représentent, avec cette dernière, un total de 2,58 milliards de dollars.

Selon le communiqué, les promesses de dons faites par tous les contributeurs
totalisent actuellement 4,7 milliards de dollars.

Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et la malaria avait
été créé à la demande du secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, qui
avait demandé une somme d'au moins 10 milliards de dollars pour constituer
ce fonds spécial géré selon un mécanisme qui ne dépend pas du budget de
l'ONU.

Bruxelles - 31/10/2003

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Pour une utilisation responsable des fonds anti-SIDA en Afrique

 New York, Etats-Unis (PANA) -  Helen Ditsebe-Mhone du Bostwana, ambassadeur
de l'espoir du PNUD, a demandé aux gouvernements africains d'utiliser à bon
escient les fonds mis à leur disposition par le Fonds mondial de lutte
contre le VIH/SIDA.

Mme Ditsebe-Mhone, lauréate cette année du prix de l'élimination de la
pauvreté du PNUD, a confié à la PANA, à New York, que certaines victimes du
fléau meurent faute d'assistance du gouvernement.

"Pour les dirigeants africains, venir à l'Assemblée générale des Nations
Unies et prendre des engagements politiques en faveur de l'éradication du
VIH/SIDA ne suffit pas", a-t-elle dit. "Qu'ils utilisent aussi les fonds à
bon escient, et impliquent les personnes vivant avec le VIH/SIDA comme
partenaires ainsi que les leaders de la lutte contre cette maladie".

Mme Ditsebe-Mhone, qui est aussi directrice du Centre d'aide pour personnes
vivant avec le VIH/SIDA du Botswana, fait partie des personnalités honorées
cette année par le PNUD, pour leur contribution à la lutte contre le
VIH/SIDA.

Les autres lauréats sont Jimmy Bhojedat, star du hip-hop et fondateur de
Lifeline Counselling Services on HIV/AIDS (Services de guidance Lifeline) en
Guyane, Achmad Ramadhan, fondateur du Centre d'information et de suivi sur
le VIH/SIDA en Indonésie, Lydia Shouleva, ministre bulgare de l'Economie et
Asma Khader, une avocate jordanienne fondatrice du Réseau national pour la
réduction de la pauvreté.

Mme Ditsebe-Mhone, qui a dédié son prix à sa famille et à tous les Africains
vivant avec le VIH/SIDA, a dit que cette reconnaissance internationale était
un encouragement pour son organisation.

Elle a proposé l'organisation d'une tournée internationale des lauréats et
des leaders d'autres organisations d'assistance contre le SIDA, sous l'égide
du PNUD, dans le cadre de la campagne de sensibilisation contre la pandémie.

"L'excellent travail du PNUD ne devrait pas s'arrêter avec la cérémonie de
remise des prix. S'ils peuvent organiser une tournée du groupe, cela
pourrait aider à encourager les autres malades vivant avec le VIH/SIDA et
éduquer dans le même temps, les populations sur les mesures préventives".

New York - 30/10/2003

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