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[e-med] Revue de presse sur le sida en Afrique

E-MED: Revue de presse sur le sida en Afrique
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Des essais sur le vaccin anti-SIDA sud-africain prévus en 2004
24/07/2003
Johannesburg, Afrique du Sud (PANA)

Les autorités sud-africaines ont fait état de leur optimisme quant aux
progrès réalisés dans le cadre de l'Initiative pour un vaccin sud- africain,
créée et financée par les pouvoirs publics en vue de  développer un vaccin
contre le VIH/SIDA.

Dans un communiqué publié jeudi à l'issue d'une réunion du cabinet, le
gouvernement a révélé que des essais cliniques sur des "produits
sud-africains" devraient démarrer en 2004, tandis que ceux sur les autres
produits développés en collaboration avec des partenaires internationaux
devraient débuter dans le courant de cette année, en attendant le feu vert
du Conseil de surveillance de la médecine et du Comité d'éthique.
"Cette recherche en est encore à sa phase expérimentale, mais les progrès
constituent une source d'espoir dans la campagne globale contre la
pandémie", indique le communiqué gouvernemental.
Le travail du groupe constitué par le ministère de la Santé et le Trésor
national sur les différentes options relatives au programme renforcé de
traitement du VIH/SIDA est presque achevé, indique-t-on.

D'après les statistiques, l'Afrique du Sud, qui fait partie des  pays les
plus touchés par le VIH/SIDA au monde, compte environ 19 pour cent de
sidéens, soit un habitant sur neuf.
L'Afrique du Sud compte 41 millions d'habitants, rappelle-t-on.
La maladie devrait coûter au pays 1 pour cent de son Produit intérieur brut
d'ici à 2005 et consommer les trois quarts du budget national consacré à la
santé.

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L'UE promet 670 millions $ pour lutter contre le SIDA en Afrique
Maputo, Mozambique (PANA)
24/07/2003

L'Union européenne (UE) a promis environ 670 millions de dollars pour
soutenir les programmes de recherche sur le VIH/SIDA, le paludisme, la
tuberculose et les autres maladies en Afrique, a déclaré mercredi à Maputo,
Octavio Quintana, directeur de recherche à la Commission européenne.

Il s'exprimait à l'ouverture d'une réunion de deux jours de la Commission de
coordination des pays en développement, une rencontre qui s'inscrit dans le
cadre du Programme européen de partenariat contre les maladies liées à la
pauvreté (EDCTP).

Le programme que l'UE a initié avec les pays en développement vise à
promouvoir la recherche et des essais cliniques sur le paludisme, la
tuberculose et le VIH/SIDA.

Le financement de l'UE devrait notamment aider à équiper des centres pour la
réalisation d'essais cliniques au cours des cinq prochaines années.

Francisco Songane, le ministre mozambicain de la Santé, a dit aux
journalistes que la réunion de Maputo constitue le premier jalon vers
l'harmonisation de différents programmes de recherche sur les maladies en
Afrique.

"Nous voulons nous organiser pour pouvoir faire face à ces  maladies
responsables de la plupart des décès sur notre continent", a dit le
ministre.

Le Mozambique dispose d'un centre de recherche sur le paludisme, situé dans
le district de Manhica, à environ 80 km au nord de Maputo.

Dans le cadre de l'EDCTP, des spécialistes de cette structure  pourraient
établir des partenariats avec des scientifiques d'autres régions d'Afrique,
indique-t-on.

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SIDA: Sassou Nguesso appelle les Congolais à changer de comportement
Brazzaville, Congo (PANA)
24/07/2003

Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a invité, jeudi à
Brazzaville, ses compatriotes à  changer de comportement en vue de lutter
contre le VIH/SIDA qui est devenu l'une des principales causes de mortalité
au Congo.

"J'en appelle (...) à une révolution des mentalités afin que le comportement
de chaque Congolais soit compatible avec les exigences de lutte contre la
pandémie du VIH/SIDA", a déclaré le président congolais lors de
l'installation officielle du Conseil national de lutte contre le SIDA et les
Infestions sexuellement transmissibles. Pour lui, l'installation de ce
Conseil vient renforcer la riposte nationale face à cette tragédie.

"L'acte majeur que nous posons ce jour, intervient avec bonheur après la
mise en place d'un cadre stratégique, et l'élaboration d'un plan national et
des plans départementaux de lutte contre le  VIH/SIDA et les IST", a
souligné Sassou Nguesso, qui s'est félicité de la coopération des experts
nationaux, de l'ONUSIDA et la Banque mondiale dans cette lutte.

"C'est ici le lieu de réitérer nos félicitations aux cadres et experts
nationaux, à ceux de l'ONUSIDA et la Banque mondiale pour avoir contribuer à
l'élaboration de notre parade contre cette pandémie", a dit le chef de
l'Etat congolais, qui a exhorté les partenaires du Congo à poursuivre
l'appui multiforme qu'ils ont toujours apporté à cette stratégie nationale.

De même, a-t-il indiqué, les organisations de la société civile, les
églises, les artistes, toutes les entités organisées de notre pays doivent
se mobiliser davantage dans une synergie nationale pour sauvegarder ce qui
nous est primordial: la vie.

Officiellement, le taux de séroprévalence est estimé à 7,8 pour  cent pour
une population de 3 millions d'habitants, ce qui classe le Congo parmi les
pays les plus touchés par la pandémie.

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Déception après la mise en place du CNLS au Congo
25/07/2003
Brazzaville, Congo (PANA)

L'Association congolaise des personnes vivant avec le Vih/Sida, s'est
déclarée déçue pour n'avoir pas été représentée au bureau exécutif du
Conseil national de lutte contre le Vih/sida (CNLS dirigé par le chef de
l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso), installé jeudi à Brazzaville, a
annoncé ce vendredi, une source officielle.

"Nous sommes déçus, parce que nous nous sommes dits que nous pouvions bien
contribuer à la lutte contre le Sida au Congo en étant présent au bureau
exécutif du CNLS", ont réagi les membres de cette association. "On nous
demande de nous impliquer dans cette lutte, alors que nous ne sommes pas
représentés dans cette instance dirigeante du CNLS" ont-ils relevé.
"Nous sommes seulement membre du CNLS, alors qu'on pouvait faire partie de
ce bureau, parce qu'au fait, personne ne peut exprimer nos malheurs, nos
douleurs et nos souffrances", se sont plaints les membres de l'association.
"On est représenté alors que nous-mêmes, nous existons" ont-ils relevé avec
ironie.

On rappelle que le chef de l'Etat congolais a mis en place jeudi, le CNLS
qui comprend trois organes, à savoir le comité permanent, le secrétariat
exécutif et la commission d'évaluation.
Le CNLS est un organe multisectoriel et pluridisciplinaire, chargé ente
autres, de définir le cadre stratégique d'actions de lutte contre les effets
du Vih/Sida et des Infections  sexuellement transmissibles au Congo.

Il vise aussi, à adopter les programmes annuels de lutte contre cette
pandémie et à mobiliser toutes les ressources matérielles et financières
nécessaires à la lutte contre le Sida et les IST. Ce conseil sera relayé
dans les collectivités locales, par des conseils départementaux mis en place
par un arrêté du ministère de la santé et de la population.

Le Vih/Sida compte actuellement au Congo, au nombre des premières causes de
morbidité et de mortalité. Plus de 70% des lits d'hospitalisation sont
occupés par cette catégorie de patients.
Le taux de séroprévalence nationale du Vih/Sida est de 7,8% tandis qu'à
Pointe-Noire, principal centre économique et industriel du pays, ce taux est
de 14% et de près de 10% à la capitale, Brazzaville.

Actuellement, 78000 enfants rendus orphelins par le Sida, ont été recensés
au Congo. Le nombre de séropositifs est estimé à 110000 personnes,
indique-t-on.

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Vers la création d'un fonds pour financer la trithérapie au Niger
Niamey, Niger (PANA)
24/07/2003

Le Niger envisage de créer un fonds de solidarité destiné à faire accéder à
la trithérapie ses malades du SIDA longtemps confinés aux soins des maladies
opportunistes, a annoncé jeudi le directeur du Programme multisectoriel de
lutte contre le SIDA, Dr Abdoulaye Bagnou.
Selon Dr Bagnou, ce fonds sera alimenté par des contributions de l'Etat à
hauteur de 25%, les partenaires au développement pour 60%, les communautés
pour 5% et les privés pour 3%.

"Nous avons décidé d'ouvrir un fonds de solidarité nationale pour la lutte
contre le SIDA afin de permettre un plus grand accès des malades nigériens à
la trithérapie", a-t- il indiqué, ajoutant que la participation de l'Etat
sera effective à compter de 2004.

Dans le cadre de la mobilisation des fonds, M. Bagnou a affirmé  avoir
proposé d'augmenter une taxe de 1000 FCFA sur chaque séjour à l'hôtel en
territoire nigérien, 2% sur les cigarettes, 5% sur chaque bouteille
d'alcool, 500 FCFA sur les contraventions de police et de gendarmerie, 2%
sur les produits ménagers et de beauté et 5% sur le péage routier.

Il a précisé que quelque 5,250 milliards de FCFA sont nécessaires pour
assurer le financement du programme de lutte dans son volet traitement des
malades à la trithérapie qui va intéresser une population de 3.500 personnes
infectées.

Pour que la solidarité soit effective, le programme a élaboré une assiette
de contributions dont les montants varient selon les niveaux de vie des
catégories de malades.

Les malades qui ont un niveau de vie A correspondant à un revenu supérieur à
300.000 FCFA/mois contribueront ainsi pour 95% dans la prise en charge de
leur traitement, les niveaux de vie B compris entre 200.000 FCFA et 300.000
FCFA de revenus participeront à hauteur de 70% dans leur traitement.

Pour les niveaux de vie C correspondant à un revenu compris entre 150.000
FCFA et 200.000 FCFA les contributions seront de 50%, tandis que les niveaux
de vie D (100.000 FCFA et 150.000 FCFA), E (75.000 et 100.000 FCFA) et F
interviendront respectivement pour seulement 40, 30 et 10% dans la prise en
charge de leur traitement.

Les niveaux de participation au traitement ont été déterminés sur la base
d'un coût mensuel de traitement de l'ordre de 80.000 FCFA, a dit M. Bagnou
qui a toutefois précisé que des contacts pris par le gouvernement avec
certaines grandes firmes pharmaceutiques devraient permettre de ramener ce
coût à 40.000 FCFA.

Par ailleurs, a-t-il dit, la mise en place du fonds s'accompagnera de
l'ouverture à l'Hôpital national de Niamey, le plus grand du pays, d'un
centre pilote de traitement des séro-positifs qui se chargera de faire les
prélèvements en vue du  dosage nécessaire à la mise en route du traitement.

"L'accès aux molécules au niveau du centre pilote se fera au prix des
produits sur le marché sans la subvention puisque ce mécanisme n'a pas
encore été mis en oeuvre", a-t-il révélé.

Pour accéder à la trithérapie, les malades se dirigent vers des hôpitaux de
la sous-région, notamment au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, voire en
Europe.

Avec moins de 1% de séro-positifs, le Niger est candidat au Fonds mondial de
lutte contre le SIDA pour l'accès aux ressources duquel il a élaboré un
dossier de 11 millions de dollars déjà transmis aux bailleurs de fonds.
Outre les ressources du fonds national de solidarité, cet appui financier
des bailleurs de fonds permettra de mettre en oeuvre le plan à moyen terme 3
(PMT III) de lutte contre le SIDA qui couvre la période 2002-2006.

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Les Fonds anti-SIDA octroie 13,5 millions de dollars US au Bénin
Cotonou, Bénin (PANA)
24/07/2003

Le Fonds mondial de lutte contre le  VIH/SIDA, la tuberculose et le
paludisme a octroyé jeudi une  subvention de 13,5 millions de dollars US au
Bénin dont 11.384.501 dollars US pour la lutte contre le SIDA et 2.173.404
contre la tuberculose, a-t-on appris de source officielle à Cotonou.

Les protocoles d'accord relatifs à cette subvention ont été signés par le
ministre béninois des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine,
Rogatien Biaou, et le représentant du fonds, Jerry Van Mourik.

S'exprimant à cette occasion, M. Van Mourik a déclaré que la mission de son
institution est d'attirer, de gérer et de décaisser des subventions par le
biais d'un partenariat entre le secteur public et le secteur privé qui
contribue à atténuer les effets de ces trois maladies et à diminuer la
pauvreté dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le projet du Bénin s'inscrit dans le cadre des priorités identifiées par la
table ronde sur les politiques et stratégies nationales du secteur santé
2002-2006 et sur la base des plans stratégiques de lutte contre le VIH/SIDA
et la tuberculose, a-t- il précisé.

Pour sa part, le ministre Rogatien Biaou a indiqué que cet appui à la lutte
contre le VIH/SIDA, prévu pour une durée de deux ans à compter de juillet
2003, vise, entre autres objectifs, à  favoriser la prise en charge médicale
et psychosociale des personnes infectées ou affectées par le VIH et à
améliorer l'accessibilité au conseil et au test de dépistage volontaire.

Il permettra aussi d'assurer la prévention de la transmission du  VIH/SIDA,
notamment par la réduction de 30 à 15%, en trois ans, de la contamination de
la mère à l'enfant et le renforcement de l'éducation et des interventions de
prévention chez les  populations à risque, a-t-il ajouté.

Le soutien à la lutte contre la tuberculose visera principalement à porter,
de juillet 2003 à juillet 2004, le taux de guérison des tuberculeux de 65 à
70%, d'amener, pour cette même période, le taux de détection de 35 à 40% et
enfin d'assurer la sérosurveillance VIH des patients tuberculeux au niveau
des laboratoires, en collaboration avec les structures nationales du Bénin.

"L'amélioration de l'état de santé au Bénin passe par la lutte contre les
affections pour lesquelles nos populations continuent de payer un lourd
tribut", a-t-il dit, précisant que dans le plan stratégique multisectoriel
de lutte contre le VIH/SIDA, la prise en charge des personnes vivant avec le
VIH et des malades du SIDA constitue un axe d'intervention au même titre que
la prévention.

"L'objectif du gouvernement est d'assurer une prise en charge  médicale de
plus de 2000 malades pour les trois années à venir", a-t-il souligné, avant
d'ajouter que c'est dans ce cadre que les autorités béninoises ont sollicité
l'appui du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le
paludisme.

Le fonds avait déjà octroyé, le 17 mars dernier, une somme de  2.398.185
dollars américains pour aider à réduire la prévalence du paludisme au Bénin.

Toutes formes confondues, quelque 2.861 cas de tuberculose ont été dépistés
en 2001 au Bénin contre 2900 en 2000, soit une diminution de 0,86%, selon
des statistiques du Programme national de lutte contre la tuberculose
(PNLT).

En ce qui concerne le VIH/SIDA, le programme national de lutte contre cette
pandémie, le PNLS, indique que sa prévalence a plus que décuplé en moins de
dix ans, passant de 0,3% en 1990 à 4,1% en 2001. Quelque 45 à 50 personnes
s'infectent chaque jour dans le pays et la voie sexuelle représente le mode
de contamination le plus important. Par ailleurs, précise le PNLS, si les
tendances actuelles de l'épidémie devaient se maintenir, les projections
situent autour de 83.000 le nombre cumulé de décès dus au SIDA en 2006.

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5.000 participants attendus à la conférence SIDA/IST au Kenya
Nairobi, Kenya (PANA
24/07/2003

Plus de 5.000 scientifiques, prestataires de soins de santé, membres de
communautés, leaders politiques et représentants de la société civile
africains se réuniront à Nairobi, au Kenya, en septembre prochain dans le
cadre d'une conférence de cinq jours sur le VIH/SIDA et les Infections
sexuellement transmissibles (IST) sur le continent.

"L'Afrique est le seul continent qui a eu une croissance démographique
négative attribuée à la pandémie qui affecte aussi les femmes, en entravant
le développement", a déclaré le  président de la Conférence internationale
sur le SIDA et les MST en Afrique (CISMA), le Dr Malaki Owiti, lors d'une
conférence de
presse jeudi.

Le Dr Owiti a souligné que la 13è session de la CISMA intitulée "Les défis
dans l'accès aux soins" permettra aux délégués de partager des expériences
dans la prestation de soins de santé à travers le continent qui paie un
lourd tribut au fléau.

Selon les dernières statistiques sur la santé, 70% des victimes du VIH/SIDA
dans le monde vivent en Afrique où réside seulement 10% de la population
mondiale.

La conférence offrira l'opportunité de définir des stratégies efficaces et
les priorités de la lutte contre la pandémie sous l'angle africain, a
indiqué M. Owiti. Il sera question de passer en revue et de discuter des
nouveaux développements et des avancées dans la compréhension de la
pandémie, sous l'angle communautaire, socio-économique, culturel, clinique
et scientifique.

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L'ONU salue les efforts du Rwanda pour lutter contre le VIH/SIDA
Kigali, Rwanda (PANA)
23/07/2003

Les efforts déployés ces trois dernières années par le Rwanda pour lutter
contre le VIH/SIDA sont appréciables, a déclaré, ce mercredi à Kigali,
Stephen Lewis, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le
VIH/SIDA en Afrique.

"Le Rwanda a fait un grand pas dans la prévention de la maladie, notamment
en rendant plus accessibles les antirétroviraux (ARV), et en multipliant les
centres de dépistage volontaire à travers le pays. Mais beaucoup reste à
faire pour stopper la propagation du VIH/SIDA", a affirmé M. Lewis à l'issue
d'une rencontre avec le président Paul Kagame.

Il a ajouté que sa visite au Rwanda vise à évaluer la politique en matière
de lutte contre le SIDA et fait suite à celle  effectuée en 2000.

Le prix des ARV est passé ces trois dernières années de 400 à 60 dollars US
par mois. Les centres de dépistage volontaire sont actuellement 34 à travers
le pays, soit 5 fois plus qu'en 2000.

Cependant, de source officielle, le taux de prévalence demeure de 11 pour
cent en moyenne et le pays compte 400.000 malades du SIDA.

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Gabon : près de 50% des élèves ignorent comment se transmet le SIDA
Libreville, Gabon (PANA)
14/07/2003

Quelque 48,42% des élèves de Libreville, au Gabon, ignorent les modes de
transmission du VIH/SIDA, favorisant une rapide propagation de la pandémie
dans ce milieu où le taux de séroprévalence est estimé à 2,16%, révèle une
enquête publiée récemment par le Programme national de lutte contre le SIDA
(PNLS).

Cette enquête a été réalisée auprès de 601 élèves de la capitale gabonaise
par le PNLS, en collaboration avec la coopération française, les ministères
gabonais de la Santé et de l'Education nationale et certains laboratoires de
la place.

Ces élèves dont l'âge varie entre 8 et 22 ans ne savent pas que la
prostitution, le vagabondage sexuel et la non-utilisation des préservatifs
sont des facteurs à risque dans la transmission du virus du SIDA.

Ils ont, pour la plupart, eu en moyenne trois partenaires sexuels avec des
extrêmes allant de 1 à 49 partenaires, note le document.

Cette situation est assez inquiétante dans un pays où l'âge moyen du premier
rapport sexuel est de 15 ans. Le rapport le plus précoce auprès des élèves
sondés est de 8 ans alors que le plus tardif a eu lieu à 22 ans.

8,88% d'élèves avouent avoir eu leur première expérience sexuelle avec un
adulte, sans préservatifs dans 67,20% des cas.

L'enquête a établi que les élèves qui ont leur premier rapport sexuel entre
16 et 19 ans utilisent plus le préservatif que ceux ayant leur premier
contact sexuel à 12 ans et moins. Dans tous les cas, 74,38% d'élèves
n'utilisent pas systématiquement de préservatifs.

Cette enquête intervient après une rumeur selon laquelle un élève sur 5 à
Libreville était atteint du SIDA.

Au Gabon, pays de 1,2 million d'habitants, le taux moyen de contamination du
VIH/SIDA est estimé à 7,7% pour environ 38.000 malades du SIDA recensés,
selon le PNLS.

Il existe à Libreville et bientôt dans certaines capitales  provinciales un
Centre de traitement ambulatoire (CTA) destiné aux personnes vivant avec le
virus du SIDA.

Près de 700 malades fréquentent le CTA de Libreville où ils sont traités à
moindre coût à l'aide des antirétroviraux subventionnés par l'Etat, grâce à
un fonds de solidarité avec les malades du SIDA, d'une valeur annuelle de 1
milliard de F CFA.

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