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[e-med] Revue de presse sur le sida

E-MED: Revue de presse sur le sida
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La BM accorde une assistance aux personnes vivant avec le VIH
Yaoundé - 09/07/2003

Yaoundé, Cameroun (PANA) -  Quelque 1800 Camerounais partiellement
indigents, vivant avec le virus du VIH/SIDA, vont bénéficier d'un  soutien
financier de la Banque mondiale pour l'accès aux anti-rétroviraux (ARV), a
appris la PANA de sources autorisées à Yaoundé.

La Banque mondiale va notamment consacrer 217,5 millions de francs CFA à
l'opération prévue sur dix-huit mois, selon la coordonnatrice, Mme Michèle
Tardy.

Dans sa phase pilote, qui va être lancée à Yaoundé, ce soutien, qui se fera
à travers le programme pilote ARV de l'hôpital central, concernera trois
cents personnes vivant avec le VIH.

Si les résultats sont concluants, à l'issue de la phase pilote, le programme
sera étendu progressivement aux hôpitaux de jour des villes de Bertoua
(est), Garoua (nord), Douala (littoral), Bafoussam (ouest), et Bamenda
(nord-ouest) et visera 1.500 autres malades du SIDA.

Le programme va prendre en charge 25 à 75 pour cent du prix des
anti-rétroviraux et 100 pour 100 des frais d'examens biologiques de suivi.

Selon une étude de l'hôpital central de Yaoundé, 38 pour cent des malades ne
peuvent se procurer des ARV à cause des difficultés financières.

Une étude préalable, menée par des assistants sociaux du  programme et un
comité thérapeutique, va permettre de choisir les malades éligibles sous ARV
et de déterminer leur participation financière.

Les bénéficiaires seront recrutés parmi les handicapés mentaux et physiques,
les patients déjà sous ARV qui ont des difficultés financières, les mineurs,
les malades vivants sous la tutelle d'un tiers et ceux ayant un salaire
mensuel compris entre  25.000 et 100.000 FCFA.

"Il n'est pas question d'accorder cette assistance aux personnes totalement
indigentes, il faudrait que le malade puisse apporter sa contribution en
payant lui-même tous les frais de son premier bilan d'orientation
thérapeutique. Dans le cas contraire, ce sera impossible, puisse que le
programme n'est pas conçu pour prendre entièrement en charge les malades du
SIDA", a précisé Mme Tardy, par ailleurs médecin à l'hôpital central de
Yaoundé.

Selon un responsable de la Banque mondiale, qui a requis l'anonymat, il
s'agit, à travers le programme, de solliciter la participation graduellement
croissante des malades à l'achat de leurs médicaments, en attendant que soit
accessible le Fonds mondial pour le SIDA prévu à cet effet.

Par ailleurs, il est prévu la mise en place d'un plan de  réinsertion
sociale et psychologique des personnes vivant avec le SIDA et qui sont
prises en charge par le programme en fonction de leurs possibilités
financières et de leurs secteurs d'activités.

Selon l'hôpital central de Yaoundé, en dehors du traitement des maladies
opportunistes, un malade du SIDA au Cameroun dépense chaque année en moyenne
195.000 FCFA pour les examens biologiques de suivi et 300.000 FCFA pour les
ARV.

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La RD Congo se dote d'un laboratoire pour les tests du SIDA
  Kinshasa - 07/07/2003

Kinshasa, RD Congo (PANA) -  La RD Congo dispose désormais d'un laboratoire
national de référence et d'équipements modernes d'analyses sur le VIH/SIDA
et les infections sexuellement transmissibles, a annoncé ce week-end, le
directeur du nouveaulaboratoire, le Dr Jérémie Muwonga, qui l'a présenté à
la presse.

Le nouveau laboratoire a pour mission de servir d'organe conseil au
Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) et de promouvoir la
recherche et une formation appropriées.

Il est conçu dans le cadre des stratégies de riposte contre le SIDA et les
IST ainsi que des nouvelles orientations du PNLS, fondées sur un partenariat
actif avec particulièrement la Banque mondiale, l'Institut d'études d'Anvers
(Belgique) et l'Université de Montpellier (France).

Le LNRS, qui amorcé l'implantation des charges virales, dispose d'une
chambre froide d'une capacité de 24 m3 de stockage des réactifs.

Il apporte une importante innovation avec le cytomètre (FACS CALIBUR), un
analyseur de grande fiabilité dans les résultats des tests d'une valeur de
85.000 dollars US, consentis par la Banque mondiale.

Avec ce laboratoire de microbiologie générale, de diagnostic et d'analyse
immuno-hématologique, la RD Congo met en place un précieux dispositif lui
permettant de protéger la population contre la propagation du VIH/SIDA et
des IST, en favorisant l'accès aux tests à moindre coût.

"L'extension du LNRS à Kinshasa et à Lubumbashi est une réponse à
l'insuffisance des possibilités de diagnostics du VIH/SIDA et des IST dont
les statistiques étaient jusqu'alors sous-estimées.
Elle constitue également une réponse aux difficultés et à la lenteur de la
communication des résultats d'analyses", a indiqué le directeur du LNRS.

Il a précisé que ces équipements, de haute performance, sont susceptibles
d'améliorer l'accès des populations, sans discrimination, aux tests et
analyses spécialisées et de routine.
Avec le lancement du LNRS, la sécurité transfusionnelle est  rendue
fonctionnelle, la promotion de la recherche sur le SIDA opérationnelle et
renforcée, l'incitation au dépistage volontaire est favorisée, la
surveillance épidémiologique du VIH/SIDA et des IST est garantie, grâce à
des examens fiables, a-t-il ajouté.

Outre les deux extensions de Kinshasa et de Lubumbashi qui couvrent
respectivement les parties Ouest et Sud-Est de la RD Congo, le PNLS projette
une autre extension à Kisangani afin de couvrir la partie Nord-Est du pays.

Toutefois, indique-t-on au sein de cette structure, le nouveau laboratoire
souffre encore de l'exiguïté de son espace fonctionnel et des moyens
financiers conséquents pour faire face  à des analyses spécialisées, aux
recherches et à la formation des stagiaires.

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Projet de recherche d'une université kenyane sur le VIH/SIDA
Nairobi - 09/07/2003

Nairobi, Kenya (PANA) -  Un institut kenyan a lancé un ambitieux programme
de recherche sur le VIH/SIDA, affirment des chercheurs de cette structure
dans un entretien accordé mardi à la PANA.

Par le biais de son département de recherche et de vulgarisation,
l'Université Egerton a annoncé qu'elle avait l'intention de se lancer, d'ici
l'année prochaine, en accord avec le ministère de la Santé, dans un projet
d'épidémiologie, de sécurisation du sang et de recherche qui devait être
conjointement financé par l'institution et la Banque mondiale, pour un coût
de 56 millions de shillings (1 dollar US = 74 shillings kenyans).

Selon Ezra Maritim, recteur de l'Université Egerton, la recherche va, dans
un premier temps, couvrir quatre districts - Nakuru, Kericho, Kabarnet et
Baringo - qui ont longtemps réussi à maintenir à un faible niveau le taux
d'infection par le VIH, "même s'il a été constaté, au cours des dernières
années, une progression alarmante du taux de prévalence".

"Compte tenu de ce contexte, l'équipe d'universitaires s'est dit convaincue
qu'une étude des tendances du VIH et du comportement de la population
permettrait de collecter de précieuses informations susceptibles de servir
dans la lutte en cours contre la propagation du virus à VIH au sein de la
population kenyane",  a déclaré M. Maritim.

Il a affirmé que les résultats des recherches menées dans le cadre du
projet, qui seront enrichis par les conclusions d'une  étude réalisée par
des consultants des universités Moi et de Nairobi, offriront aux
planificateurs de la santé les informations nécessaires pour fonder leur
décision dans le choix des stratégies et les interventions les plus
appropriées contre la pandémie.

Le Conseil national kenyan de lutte contre le SIDA (NACC) a salué cette
initiative de l'université, affirmant qu'elle aiderait l'organisme à
réaliser son principal objectif, à savoir la réduction de 20 à 30 pour cent,
d'ici 2005, de la prévalence du VIH chez la tranche d'âge des 20-30 ans.

Un accès plus facile aux soins, et le renforcement des capacités et de la
coordination afin de faire face à l'épidémie de VIH/SIDA  à tous les
niveaux, sont les autres objectifs visés.

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