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[e-med] Revue de presse sur le sida

E-MED: Revue de presse sur le sida
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Au coeur du forum SIDA
Cameroon Tribune (Yaoundé)
21 Mai 2003
Aimé-Francis Amougou

Le vice-président de la Banque mondiale était présent à la journée portes
ouvertes exposant les initiatives camerounaises de lutte contre le Vih/Sida.

"Le sida, en décimant les populations, tue littéralement l'économie des pays
en développement ". D'une voix posée, Callisto Madavo, vice-président de la
Banque mondiale, contenait difficilement son émotion. C'était dimanche
dernier, au terme d'une visite des stands qu'il a eu à effectuer pour
toucher du doigt ce qui est fait au Cameroun pour lutter contre la pandémie.
" Nous devons tous comprendre que le combat est nécessaire, qu'il sera long
et qu'il demande l'implication de tous ", a-t-il affirmé à la presse,
livrant ainsi ses impressions après le tour des pavillons d'exposition.

En effet, dans les jardins de la cour intérieure de l'Hôtel de ville de
Yaoundé, une quarantaine d'exposants, constitués des représentants des
secteurs public et privé, des confessions  religieuses, des Organisations
non gouvernementales (ONG) et des associations des personnes vivant avec le
Vih/Sida, conduits par le Groupe technique central du Comité national de
lutte contre le sida (GTC/CNLS) étaient venus montrer aux visiteurs les
actions menées pour combattre le Sida.

C'est à l'heure indiquée que le vice-président de la Banque mondiale,
accompagné de Madani Tall, représentant-résident de la Banque mondiale, est
arrivé sur le site de l'exposition. Conduit par  le Dr. Léopold Zekeng,
secrétaire permanent du GTC/CNLS, l'hôte du Cameroun est immédiatement allé
à la découverte des actions menées au Cameroun pour lutter contre le sida. A
chaque stand, il a regardé, écouté et posé des questions pour d'amples
explications. Et à chaque fois, les responsables de ces structures
représentant les comités locaux de lutte contre la maladie ont apporté des
éclairages sur leurs actions quotidiennes sur le terrain.

Malgré le fait que le taux de prévalence soit passé de 0,5% en 87 à 11,8% en
2002, la volonté politique exprimée par le Président de la République a
érigé la lutte contre le sida au rang de priorité nationale, un défi que le
gouvernement doit absolument relever. Le plan stratégique, présenté par le
Premier ministre en septembre 2000, précise les axes primordiaux d'action.
Ceux-ci intègrent le fait que la lutte soit menée au niveau des communautés
locales, voire de tous les secteurs de la vie nationale. Ce sont donc ces
actions que Callisto Madavo a appréciées au cours du forum qui a suivi la
visite des stands. A travers des sketchs, des témoignages et autres
chansons, le nombreux public a compris que l'heure du doute était passée.
Dans son intervention de circonstance, le vice-président de la Banque
mondiale a affirmé que son institution, dont 75% de son portefeuille était
déjà alloué à ce programme, allait continuer à soutenir les efforts du
Cameroun. Un programme aujourd'hui financé à travers un accord de crédit de
la Banque mondiale par le fonds IDA à hauteur de 50 millions de dollars US,
la contrepartie du gouvernement, les ressources PPTE et les apports des
autres partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux. " Avec le
taux de prévalence actuel, on peut affirmer que la côte d'alerte est
atteinte. Le combat appelle à une action massive ", lance en guise de
conclusion, le secrétaire permanent du GTC/CNLS.

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Le Centre Pasteur va reprendre le contrôle de la charge virale VIH

Yaoundé, Cameroun (PANA) -  Les examens de contrôle de la charge virale, ou
degré d'infection au VIH des personnes vivant avec le SIDA (PVVS), gelés
depuis près de deux mois à cause d'une panne  d'appareil, reprendront lundi
prochain au Centre Pasteur de Yaoundé, a appris la PANA de sources proches
de la structure.

Pendant deux mois, cette panne a entravé la prise en charge des PVVS dans la
capitale camerounaise. Durant toute cette période, en effet, il était
impossible de décider du traitement à administrer aux nouveaux cas dépistés
en l'absence d'une information précise sur leur degré d'infection.

De même, il était impossible de contrôler le nombre de CD4 - partie du
lymphocyte responsable de la protection immunitaire - chez les anciens
infectés.
Lorsque le taux de CD4 d'un PVVS est inférieur à 200, il est mis sous
trithérapie, rappelle-t-on.

"Il y a une série d'appareils qui rentrent dans la réalisation de l'examen
de la charge virale. Si un de ces éléments est défectueux, toute la chaîne
est bloquée", a expliqué à la PANA un responsable du laboratoire du Centre
Pasteur.

Ainsi, c'est la panne d'un des maillons de cette chaîne, que ce responsable
n'a pas voulu préciser, qui a ralenti le travail au Centre Pasteur et causé
bien des soucis aux séropositifs.
Selon les responsables du laboratoire, la durée prolongée de la panne
s'explique par les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange,
notamment les procédures de commande, de livraison et de dédouanement.
Le personnel du laboratoire du Centre Pasteur était visiblement soulagé
mercredi d'avoir bravé toutes ces étapes, et a promis, dès lundi, la reprise
des examens.

On rappelle que les personnes vivant avec le SIDA sont tenus de contrôler
leur charge virale une fois par trimestre.
"C'est un examen très important. Chaque fois qu'on va chercher les
résultats, on est anxieux, car un nombre de CD4 en baisse est un mauvais
signe", a confié une PVVS.
Grâce au soutien du gouvernement camerounais, cet examen coûte 38.090 FCFA
au Centre Pasteur contre 75.000 FCFA dans les structures privées.

Yaoundé - 15/05/2003



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Inclure le VIH/SIDA dans les programmes des
universités africaines

United Nations Development
Programme (New York)
20 Mai 2003
Publié sur le web le 20 Mai 2003

Dakar

Le Projet Régional « VIH et Développement » du PNUD, en
collaboration avec Tulane University (USA) et l'Université Cheikh Anta
Diop, organise à partir de mercredi 21 mai à Dakar (Hôtel Novotel) un
atelier régional sur le thème « Intégration du VIH/SIDA dans les
curriculum des Universités africaines francophones ».

Onze universités de neuf pays africains (Bénin, Burkina Faso, Cap
Vert, Cote d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal) et des
institutions régionales (IDEP, Breda, Association des Universités
Africaines, IST, CODESRIA, CAMES) doivent prendre part à l'atelier
dont l'ouverture est placée sous la présidence du Ministre de
l'Education du Sénégal, M. Moustapha Sourang, et du Représentant
résident du PNUD au Sénégal, M. Ahmed Rhazaoui.

Pendant deux jours, les universitaires et chercheurs vont échanger
leurs expériences dans les domaines de la formation et la recherche
ainsi que dans la mise en oeuvre des programmes de lutte contre
l'épidémie au sein des universités. L'atelier va également examiner un
projet une formation multidisciplinaire de formateurs (universitaires)
en vue d'intégrer les dimensions VIH/SIDA et Développement dans le
curriculum des facultés des sciences sociales, économiques,
politiques, et juridiques. Ce projet est concu et proposé par
l'Université de Tulane.

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16/05/2003  DES CAPOTES POUR L'AFRIQUE
http://www.afrik.com/
La jeune association Africapote, née en France fin 2002, a pour objectif de
promouvoir l'usage du préservatif sur le continent africain. Pour se faire
connaître et défendre ses idées, elle présente sur le Net des cartes sur la
situation de la pandémie en Afrique. : Vincent Magimel-Pelonnier n'est pas
resté indifférent au discours du Pape au Rwanda en 1993, appelant les
Africains à la chasteté pour lutter contre la propagation du sida. " C'était
comme leur dire : c'est la chasteté ou rien, comme s'il ne restait que ce
choix, à défaut d'une vraie protection efficace ! A l'époque, je pensais
qu'il y aurait des organisations pour s'occuper de distribuer des
préservatifs sur le continent. Dix ans plus tard, j'ai vu que quasiment rien
n'avait été fait, que les dégâts avaient pris de l'ampleur et qu'en France
ou en Europe, personne n'en parlait au grand public. " Vincent, qui
travaille dans le secteur de l'informatique, décide alors de créer, fin
2002, une association pour " promouvoir l'usage du préservatif sur le
continent africain " : Africapote. Avec une référence au célèbre slogan de
SOS-Racisme, " Touche pas à mon pote ", l'idée directrice de l'association
c'est " Une pour toi, une pour ton pote ". Rapidement, un site Internet se
met en place, en janvier 2003. C'est aujourd'hui le principal outil de
communication de l'association basée à Bordeaux (sud-ouest de la France). "
Le site permet d'aller vers les gens qui ne nous connaissent pas et de
communiquer facilement avec nos membres et ceux qui nous soutiennent ",
explique Vincent. Sur le site, on trouve donc des données générales sur le
sida en Afrique et des cartes développées par l'association à partir de
données collectées auprès de l'Organisation mondiale de la santé et de
l'Onusida.
http://www.afrik.com/journal/internet/?net-766-3.htm/journal/internet/?net-7
66-3.htm

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13/05/2003  UNE PREMIÈRE SOUCHE DE VIH EST APPARUE AVANT 1940
http://radio-canada.ca
Des chercheurs internationaux ont indiqué avoir découvert qu'une première
souche du VIH est passée des animaux aux humains en Afrique de l'Ouest avant
1940. Le virus responsable de la contamination des humains avant 1945, le
VIH-2, se serait finalement répandu dans cette région dans les années 1960.
Le VIH-2 est génétiquement différent du VIH-1, un virus qui cause également
le sida et qui s'est propagé à travers le monde. Parmi leurs découvertes,
publiées sur la version électronique de la revue scientifique Proceedings of
the National Academy of Sciences , les chercheurs expliquent également que
les deux souches de VIH actuellement identifiées, le VIH-1 et le VIH-2, sont
reliées au VIS, un virus identique mais qui attaque les primates. Selon eux,
le sida, provoqué par la souche VIH-2, a d'abord fait son apparition en
Guinée-Bissau et sa propagation rapide coïncide avec la guerre
d'indépendance de ce pays, de 1963 à 1974. Les premiers cas d'infection au
VIH-2 sur des Européens ont d'ailleurs été rapportés sur des Portugais qui
ont combattu dans cette guerre.La Guinée-Bissau étant auparavant une colonie
portugaise.
http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200305/12/003-sida
-decouverte-lundi.asp

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Le SIDA, principale cause de mortalité en Afrique du Sud

Johannesburg, Afrique du Sud (PANA) -  Un nouveau rapport du  Conseil
national de recherche médicale (MRC) a identifié le SIDA comme la principale
cause de mortalité en Afrique du Sud, alors que cette conclusion a été
précédemment contestée par le gouvernement.

Le rapport du MRC, publié mercredi, a indiqué que 39 pour cent des décès en
Afrique du Sud en 2000 sont liés au SIDA.

Ces conclusions confirment une étude précédente effectuée par le MRC, qui
indiquait que le SIDA était la principale cause des décès en Afrique du Sud.

Mais le Conseil a révélé que la rédaction du rapport avait posé problème
parce que pour des questions de moralité, les gens excluaient la relation
des maladies opportunistes avec le SIDA.

Le rapport, intitulé 'Le fardeau de la maladie', explique que même si la
tuberculose, la pneumonie et la diarrhée sont les symptômes les plus communs
du SIDA, un grand nombre de personnes décédées de ces maladies excluaient le
facteur du SIDA.

Le gouvernement sud-africain avait précédemment contesté les  conclusions du
MRC, indiquant que d'autres statistiques montraient que la principale cause
de mortalité était la violence plutôt que le SIDA.

Cette étude du MRC, financée par l'UNICEF, considère la violence comme la
dernière cause de mortalité après le SIDA, la tuberculose et les homicides.

Ce rapport devrait renforcer les arguments des activistes de la lutte contre
le SIDA qui font pression pour que le gouvernement sud-africain finance
l'achat des antirétroviraux pour les plus démunis.

Le nombre des personnes infectées par le VIH/SIDA en Afrique du Sud est
estimé à cinq millions.
Le MRC a indiqué que si le gouvernement n'intervient pas pour  distribuer
gratuitement des médicaments contre le SIDA, le nombre de décès prématurés
va doubler en Afrique du Sud d'ici 2010.

Le gouvernement sud-africain est passé, au fil des ans, d'une position
consistant à affirmer que les "antirétroviraux peuvent  être toxiques", à
celle selon laquelle ces médicaments ne peuvent être efficaces que si les
patients reçoivent en même temps des  compléments nutritionnels.

A la suite du débat sur le coût des médicaments et des compléments
nutritionnels, une commission parlementaire a annoncé cette semaine que le
gouvernement sud-africain avait les moyens de lancer ce programme.

Cependant, la ministre de la Santé, Mme Manto Tshabala-Msimang, a eu des
échanges vifs avec le mouvement Treatment Action Campaign (TAC), qui fait
pression sur le gouvernement pour une résolution rapide de l'impasse sur la
distribution des médicaments contre le SIDA.
Elle a accusé TAC d'être raciste, en déclarant qu'il cherchait à  utiliser
le peuple noir à des fins personnelles.

Mme Tshabala-Msimang a déclaré à la radio nationale cette semaine qu'elle
organisait une réunion des guérisseurs traditionnels pour examiner
l'utilisation de leurs remèdes pour traiter le SIDA.
Elle a ajouté que le gouvernement était sérieusement engagé à lutter contre
la maladie et prêt à envisager toutes les solutions possibles.

 Johannesburg - 15/05/2003


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