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[e-med] (2)L'impact du virus du Nil occidental pourrait être pire que le SRAS

le SRAS
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E-MED: (2)L'impact du virus du Nil occidental pourrait être pire que le SRAS

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Voilà que l'on se met à comparer la malignité des maladies qui se
transmettent aux quatre coins du globe. Je vois un certain manichéisme à 
vouloir opposer les maladies, celle-ci tuant plus que celle-là, une autre 
étant plus considérée qu'une quatrième à laquelle ne s'intéresseraient que 
les uns, tandis que d'autres verraient plus de profit, d'intérêt, ou de 
pouvoir dans une cinquième? Le Virus du Nil fait ses ravages depuis 
plusieurs années ; il a fait l'objet de recherches, et de mesures de 
prévention adaptées au milieu où il frappe et aux connaissances actuelles. 
Il continue à faire l'objet d'une surveillance (avec même des méthodes 
originales utilisant les oiseaux comme marqueurs) aussi bien outre 
atlantique que sur les bords (septentrionaux) de la M?diterranée.

Certes Ebola et autres Crimée Congo sont les parents pauvres des médias et 
ne bénéficient pas de tous les moyens qu'il faudrait attribuer à la 
recherche et à l'action.

Mais le problème de la pneumonie atypique (SARS) est à considérer autrement :

- d'abord il semble bien s'agir d'une maladie nouvelle. A ce titre elle
doit intéresser le scientifique et le chercheur autant que le médecin. Et tant
qu'on n'en connaît ni le génie évolutif ni le pouvoir épidémique, elle 
reste une
maladie dangereuse (même si le danger n'est pas limité aux maladies inconnues)

- ensuite il se transmet par la voie la plus contagieuse qui soit, la
voie respiratoire. A ce titre il peut se mondialiser à la vitesse d'une
épidémie de grippe asiatique et rien n'autorise à considérer ceci avec 
légèreté, même si l'épidémie "n'a touché que quelques milliers de personnes 
et n'a fait que quelques centaines de morts".

- enfin dans le contexte mondial, on peut toujours redouter autant 
l'empoisonnement que l'intoxication médiatique : l'un comme l'autre 
pourraient entraver les recherches, les études épidémiologiques, et les 
actions de lutte et de prévention.

S'il est évidemment hors de question de semer la panique, il ne faut pas 
sous-estimer cette nouvelle épidémie, peut-être cette future pandémie. 
Souvenons-nous que chacune de nos pandémies a donné à de sérieuses 
célébrités scientifiques l'occasion de se tromper magistralement par le 
déni de ce qui deviendrait bientôt évidence.

Edouard GUEVART

Edouard Guévart eguevart@caramail.com BP 4012 - DOUALA - CAMEROUN + 237
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