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[e-med] revue de presse sur les traitements antirétroviraux en Afrique

E-MED: revue de presse sur les traitements antirétroviraux en Afrique
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Lancement des premiers traitements par antirétroviraux au Bénin

          Cotonou, Bénin (PANA) -  La ministre béninoise de la Santé
publique, le Dr Yvette Céline Kandissounon a procédé lundi, au Centre
national hospitalier et universitaire de Cotonou, au lancement officiel
du programme 'Initiative béninoise d'accès aux antirétroviraux', a
rapporté mardi le quotidien du service public 'La Nation'.

"Le programme 'Initiative béninoise d'accès aux antirétroviraux' vise à
aider à la prise en charge des malades du SIDA par une association de
trois antirétroviraux dans le cadre de la tri thérapie", a indiqué Mme
Kandissounon citée par le journal.

A travers la mise en place de ce programme, "le Bénin vient d'inscrire
le SIDA dans une perspective de vie et de non de mort", a-t-elle dit,
soulignant que l'avènement de la tri thérapie dans son pays permettra
aux uns et autres de ne pas prendre cette infection "comme une fatalité
mais plutôt comme une maladie chronique".

Pour bénéficier de ce programme, le malade doit avoir atteint la phase
SIDA avec un taux de CD4 inférieur à 200/mm3 et disposer d'un dossier
monté et adressé pour étude au comité d'éligibilité.

Une fois élu, le patient s'engagera à payer sa participation financière,
à se faire suivre par le médecin traitant, à faire régulièrement les
examens biologiques de suivi et à prendre régulièrement les médicaments
selon les instructions du médecin.

Les coûts de traitement varient entre zéro franc et 20.000 F CFA
(environ 27 dollars US). Le programme est gratuit pour les enfants de
moins de 10 ans et les sujets âgés de plus de 10 ans, s'acquittent d'une
participation financière de 1.000, (environ 1 dollars US) 5.000 (environ
6 dollars US) ou 20.000 F CFA par mois.

Le programme 'Initiative béninoise d'accès aux antirétroviraux' a été
mise en oeuvre avec l'appui du Fonds de solidarité thérapeutique
international (FSTI) et le concours de la France.

Pour le compte de l'année 2002, il concerne Cotonou et Porto- Novo, les
capitales économique et politique) au profit de 430 patients puis
s'étendra à d'autres villes entre 2003 et 2005 pour le compte de 2.000
malades.

Selon les données recueillies au Programme national de lutte contre le
SIDA au Bénin (PNLS), à la fin de 2000, plus de 4.188 cas de SIDA ont
été notifiés, mais on estime à 36.000 le nombre de cas et à environ
160.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA.

La prévalence nationale de l'infection était estimée à 4,1 pour cent en
2000 avec des variations de 1,4 pour cent dans le département de
l'Atacora (nord est), à 7,9 pour cent dans le département du Zou
(centre).
 
Cotonou - 12/03/2002


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Bientôt un centre de traitement ambulatoire du SIDA à Kinshasa

          Kinshasa, RD Congo (PANA) -  L'ONG Médecins Sans Frontières
(MSF)/Belgique, en accord avec le Programme national de lutte contre le
SIDA (PNLS) de la RDC, se propose d'ouvrir à Kinshasa un centre de
traitement ambulatoire pour les personnes affectées par le VIH/SIDA, a
annoncé le responsable de MSF/Belgique en RDC, Dr Nicole Seguy.

S'exprimant dans la capitale congolaise lors d'un atelier de formation
initié par son organisation, du 4 au 8 mars, à l'intention des cadres du
secteur médical, Mme Seguy a indiqué que ce centre offrira des soins de
qualité et à moindre coût aux personnes vivant avec le VIH.

Il assurera également des consultations externes et des services d'un
hôpital de jour compte tenu des difficultés qu'éprouvent bon nombre des
malades du SIDA pour leur prise en charge.

Cette initiative est considérée par le PNLS comme un moyen efficace pour
améliorer l'accès aux structures de prévention et de prise en charge
avec le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la lutte,
a affirmé l'un des responsables du PNLS.

L'atelier organisé par le MSF/Belgique, avec l'appui du Fonds médical
tropical (FOMETRO), se situe dans le cadre de la prise en charge des
malades du SIDA et marque le démarrage d'une série d'activités de lutte
contre le SIDA en RDC, financées par la Banque mondiale par le biais du
FOMETRO.

Il s'inscrit par ailleurs dans un vaste programme de prévention du SIDA
initié par MSF/Belgique à Kinshasa et à Lubumbashi où cette ONG appuie
des centres de santé et d'autres structures sanitaires, a révélé Mme
Seguy.

Le SIDA qui touche 2 millions 840 mille personnes en RDC, selon le PNLS,
est devenu un facteur important de pauvreté et à ce titre, il figure
avec le paludisme et la tuberculose au premier plan des luttes menées
par le ministère congolais de la Santé, a indiqué à cette même occasion
un haut responsable de ce ministère.

Kinshasa - 06/03/2002

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Les antirétroviraux disponibles sur le marché burundais


          Bujumbura, Burundi (PANA) -  Un premier lot de médicaments
génériques destinés aux malades du SIDA vient d'arriver au Burundi pour
être commercialisé à un prix réduit de plus de moitié par rapport aux
spécialités jusque-là écoulées sur le marché local, apprend-t-on de
source officielle.

Ces génériques proviennent des industries pharmaceutiques indiennes. Une
trithérapie mensuelle sera cédée à 30.000 francs burundais (30 dollars
américains) contre 50.000 à 100.000 francs burundais (50 dollars) pour
les spécialités, indique-t-on à l'Association des séropositifs et
sidéens burundais (ANSS).

Selon un des responsables de l'Association, M. José Mbuzenakanwe, le lot
de médicaments Antirétroviraux comprend également des sirops pour
enfants malades du SIDA, ce qui est également une première au Burundi.

Avec le concours de médecins sans frontières-France, son association a
pu négocier un "prix humanitaire" de 350 dollars américains par an et
par personne auprès des pharmacies indiennes.

Dans un premier temps, 200 malades du SIDA vont accéder à la trithérapie
pour les trois prochains mois et les lots seront renouvelés et augmentés
en quantités selon les besoins qui vont s'exprimer au fur et à mesure
des demandes, a encore précisé M. Mbuzenakamwe.

Les bénéficiaires sont à 60 pour cent des affiliés de L'ANSS et à 40
pour cent des nécessiteux, selon toujours José Mbuzenakamwe.

Il reste que même à ce prix réduit, ce sont les plus nantis des
Burundais qui vont continuer à accéder à la trithérapie pendant que la
majorité des 360.000 personnes vivant avec le SIDA, dont 48 pour cent
des paysans démunis, sont condamnée d'avance, s'accorde-t-on à dire dans
l'opinion nationale.

Elles sont estimées à 25.000 personnes qui meurent chaque année au
Burundi pour cause du SIDA qui, par ailleurs, frappe plus durement dans
la tranche des 15 à 49 ans qui est aussi l'âge le plus productif.

Tout aussi important est le nombre d'orphelins du SIDA estimé à 230.000
enfants au Burundi, à en croire les chiffres officiels disponibles.

Les milieux ruraux et urbains sont diversement touchés, avec
respectivement des taux de prévalence du SIDA qui atteignent 20 pour
cent et 7,5 pour cent des 6,5 millions de Burundais.

Bujumbura - 28/02/2002

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 Gaborone, Botswana (PANA) -  La forte demande des
antirétroviraux au Botswana a nécessité l'ouverture d'un autre centre
médical à Gaborone, la capitale, pour l'accueil des patients.

Selon le directeur des services médicaux, Patson Mazonde, en raison de
la forte demande, certains patients doivent attendre plus de six
semaines avant de pouvoir commencer le traitement.

Il a également fait savoir que sur 19.000 patients ciblés par la
première phase du programme, seuls 150 ont vraiment commencé à recevoir
les médicaments, contre 110.000 séropositifs inscrits.

M. Mazonde a en outre fait remarquer que beaucoup d'autres personnes
externes au groupe ciblé se bousculent pour faire partie du programme et
font pression sur l'unique centre de soins en service.

Il a ajouté que le nombre élevé de patients externes au groupe a
nécessité une révision des critères d'admission des patients au
programme.

Le programme cible actuellement les femmes enceintes séropositives et
leurs partenaires, les tuberculeux et les enfants séropositifs déjà
admis dans les hôpitaux spécialisés du pays, et n'est pas ouvert aux
étrangers. (15/03/2002)


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Une clinique anti-SIDA suscite l'espoir au Botswana

Par Wene Owino
Correspondant de la PANA

          Gaborone, Botswana (PANA) -  La phase pilote du programme de
traitement contre le SIDA avec des médicaments antirétroviraux démarrera
au Botswana avec un stock de trois mois de médicaments destiné à la
prise en charge des femmes enceintes et des patients très malades, a
indiqué le ministre de la Santé, Joy Pumaphi, précisant que
l'application de cette stratégie sera lente en raison du coût élevé des
produits.

"Nous avons déjà identifié ceux qui recevront le traitement en priorité.
Il s'agit des femmes enceintes et de leurs époux, des tuberculeux, des
enfants et des malades hospitalisés dans les hôpitaux publics", a dit
Mme. Pumaphi.

D'après certaines informations, le programme ciblera en premier lieu les
19.000 malades du VIH/SIDA déjà internés dans les hôpitaux de référence
avant de s'étendre aux autres malades à travers le pays.

Le projet VIH/SIDA est logé au bout d'un labyrinthe de couloirs du bloc
administratif de l'hôpital Princesse Marina, la principale structure
sanitaire de référence du pays.

Pour protéger les patients contre les préjugés qui entourent cette
maladie, aucun signe particulier ne permet au visiteur de distinguer ce
pavillon spécialisé des autres. Seul ce poster d'un célèbre chanteur en
bas duquel on peut lire : "Ca me concerne...et toi ?" permet de deviner
que ce lieu a un rapport quelconque avec le SIDA.

Rien ne permet non plus d'établir un lien entre les gens qui attendent
sur les bancs et la maladie mortelle. Excepté une jeune femme très
maigre assise sur un fauteuil roulant, la majorité des patients, des
jeunes et des vieilles personnes, semblent afficher une bonne mine.

"Nous avons beaucoup de gens qui veulent participer au programme et bon
nombre d'autres viennent parce que leur partenaire est malade et a
besoin d'aide", explique un travailleur non médical chargé de collecter
les données sur tous ceux qui veulent adhérer au programme.

Des milliers de malades sont sur la liste qui s'allonge de jour en jour.
La gratuité des médicaments a énormément renforcé le moral de ceux qui
sont infectés, leur redonnant vie.

Jane, une des malades, a commencé à désespérer de sa vie lorsqu'elle a
su, après son dernier accouchement, qu'elle était infectée.

"J'ai paniqué. J'était malade d'inquiétude pour mon enfant. Comment
va-t-il survivre à ma mort" ? se demandait-elle.

De santé robuste auparavant, Jane a commencé brusquement à manquer de
force, à ne plus pouvoir manger à sa faim.

Elle a pensé au suicide pour s'épargner la douleur et l'humiliation,
mais son salut est venu de l'ouverture de la clinique.

Le témoignage de Jane, une des premières patientes à bénéficier du
programme, reprend les craintes et les espoirs de nombreux Botswanais
qui ont succombé à la maladie qui touche 300.000 personnes sur une
population de 1,6 million d'habitants.

Gaborone - 12/03/2002

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Lutte contre le Sida: le Pnud visite le CTA et le Cicdoc

Sidwaya (Ouagadougou)
12 Mars 2002
Publié sur le web le 12 Mars 2002

Souleymane Sawadogo


Des centres de traitement, d'information, de conseil... existent au
Burkina pour lutter contre le VIH/sida. Le Programme sida et
développement humain du PNUD, qui finance une partie de leurs activités,
a initié une visite de terrain pour voir comment ils fonctionnent.

Le Programme sida et développement humain durable du PNUD a visité,
jeudi 7 mars 2002, quelques centres de lutte contre la pandémie. Il
s'agit du Centre de traitement ambulatoire (CTA) et du Centre
d'information, de conseil et de documentation sur le sida et la
tuberculose (CICDoc).

Le CTA, situé au côté Est de l'hôpital Yalgado est un hôpital du jour.
Par conséquent, il ne reçoit et hospitalise les malades qu'aux heures
ouvrables. A son ouverture, il n'enregistrait que cinq patients, et ce
nombre allait atteindre huit cents à la veille de la CISMA en décembre
2001. Aujourd'hui, 1400 malades fréquentent les services du CTA sous la
conduite des Dr Paul Thomas Sanou et Jean-Baptiste Kinwollo.

Ces médecins suivent 300 personnes sous traitement antirétroviraux (ARV)
et selon le Dr Kiwollo, "tout se passe bien", sauf qu'ils ont enregristé
quelques décès. L'une des plus grandes activités du CTA reste aussi le
dépistage. Un laboratoire d'analyse, des services de radiologie, de
psychologie sociale... forment l'équipement du centre.

Quant à la pharmacie, les stocks de produits sont proposés gratuitement
aux malades qui cotisent deux mille cinq cents (2500) francs CFA en fin
de mois. Certains très pauvres bénéficient d'une exonération complète.

Pour ce qui concerne le CICDoc, et comme son nom l'indique, il s'occupe
de conseil, d'information... A cet effet, son centre de documentation
sur le sida et la tuberculose permet à ses usagers de connaître
davantage la pandémie. Le CICDoc travaille en collaboration avec une
douzaine d'associations à travers le pays. Ces associations sont
beaucoup plus actives sur le terrain de la prise en charge.

Le CICDoc fait, en outre, des tests de dépistage dans ses locaux, sis
désormais au quartier Zogona. Ce dépistage est organisé en partenariat
avec des laboratoires publics ou privés auxquels ils acheminent les
prélèvements pour analyse.

Il se compose de cinq pools dont la promotion de la collaboration entre
médecins et associations, le plaidoyer et l'assistance juridique aux
personnes vivant avec le VIH, l'appui technique aux associations de
prise en charge...

Pour le moment, seuls Ouagadougou, Ouahigouya, Koudougou et Pô sont
couverts. Et le directeur M. Pascal Niamba promet d'étendre le CICDoc à
d'autres provinces.

S'agissant de la visite elle-même, elle a été initiée par le PNUD,
bailleur de fonds qui travaille en étroite collaboration avec le
gouvernement burkinabè et les associations de lutte contre le VIH/Sida.
Pour Marc Saba, chargé du Programme Sida et développement humain, son
institution intervient au Burkina dans trois axes. Notamment
l'engagement financier, depuis deux ans, auprès du gouvernement
burkinabè. A cet effet, l'accent est mis sur l'aspect opérationnel des
programmes à travers la coordination et l'élaboration d'instruments de
planification tel que le cadre stratégique de lutte contre le Sida.

Ensuite, l'intervention du PNUD repose sur la promotion du partenariat
national et international et M. Saba se félicite de l'organisation par
le Burkina de la table ronde des bailleurs de fonds. Enfin, c'est
l'appui aux associations en vue de les professionnaliser et le CICDoc en
est un exemple dynamique", selon M. Saba.

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