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[e-med] revue de presse sur les antirétroviraux

E-MED: revue de presse sur les antirétroviraux
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http://www.ngrguardiannews.com/news2/nn849807.html

Lundi, 25 février 2002

Espoirs atténués concernant le programme des antirétroviraux
de Ben Ukwuoma et Chukwuma Muanya

Pour les personnes vivants avec le redoutable Virus de l'Immuno-déficience
Humaine (VIH) au Nigéria, l'accès aux antirétroviraux subventionnés risque
de continuer à rester un rêve chimérique, étant donné que le gouvernement
n'a toujours pas lancé le programme  qui rendrait disponible le traitement,
presque un an après qu'il ait été promis.

L'évaluation clinique du cocktail de médicaments à 400 millions de nairas,
importés d'Inde l'année dernière, n'a toujours pas commencé dans les 18
centres désignés par le Ministère Fédéral de la Santé.
L'évaluation, prévue pour être coordonnée par 20 cliniciens, permettra de
vérifier la sécurité des médicaments, tout particulièrement concernant les
effets secondaires et l'établissement d'un protocole d'administration.

La nouvelle initiative, qui vise environ 10 000 nigérians vivant avec le
Syndrome d'Immuno Déficience Acquise (SIDA), devait commencer le 24 décembre
de l'année dernière.

Un démarrage lent du plan étant amorcé, le Nigerian Institute of Medical
Research (NIMR) (Institut Nigérian en Recherche Médicale), Yaba à Lagos et
le Nigerian Institute of Pharmaceutical Research and Development (NIPRD)
(Institut Nigérian de Recherche et Développement Pharmaceutique), Abuja ont
été désignés comme points de contrôle pour les bénéficiaires.

Cependant, huit semaines après que le programme était supposé commencer dans
les centres désignés, rien ne semble se produire dans la plupart des
centres.

[Modérateur: remerciements à Marie Pinson pour la traduction.CB]

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Le gouvernement zambien va acheter des médicaments anti-rétroviraux
LUSAKA, 1er mars (AFP) - 15h08

Le ministre zambien des Finances Emmanuel Kasonde a annoncé vendredi que son
gouvernement allait consacrer 312.000 dollars du budget national annuel à
l'acquisition de médicaments anti-rétroviraux contre le sida.

"Le gouvernement a attribué cette somme pour réduire le  taux d'infection et
améliorer l'accès aux médicaments contre le virus VIH", a expliqué M.
Kasonde lors de la présentation de son budget devant le Parlement.

"Au sein du secteur de la santé (...) 12,5 milliards de kwachasdollars US)
seront consacrés à l'achat de médicaments pour lutter contre l'augmentation
des cas de VIH/sida", a poursuivi le ministre qui n'a pas précisé si ces
médicaments seraient ensuite distribués gratuitement.

La Zambie est l'un des pays d'Afrique australe les plus touchés par le virus
du sida avec un Zambien sur cinq contaminé.

"Le gouvernement est préoccupé par le fait que la majorité des patients
n'est pas en mesure d'avoir accès a des médicaments contre le VIH/sida et
l'augmentation des cas entraîne une augmentation d'autres maladies", a
déclaré le ministre.

M. Kasonde a également précisé que le gouvernement allait entreprendre une
étude globale pour déterminer l'ampleur de l'épidémie de VIH/sida, dont les
résultats seront publiés à la fin de l'année.

"Cela constituera une base pour prendre des décisions en toute connaissance
de cause et pour intervenir afin de combattre le fléau", a-t-il estimé.

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 L'interruption thérapeutique: l'autre arme contre le virus du sida
SEATTLE (Etats-Unis), 28 fév (AFP) - 16h11

Les stratégies d'interruptions de traitements des patients infectés par le
virus du sida semblent offrir d'importants avantages, tant sur le plan des
effets sur la réponse immunitaire et du bien-être des patients que d'un
point de vue purement économique.

Cette nouvelle approche, encore au stade des balbutiements, a figuré au
coeur des travaux des 3.600 chercheurs et cliniciens de 59 pays réunis de la
9ème conférence annuelle sur les rétrovirus qui s'est achevée jeudi à
Seattle (Etat de Washington, nord ouest).

La mortalité liée au sida a sensiblement diminué depuis cinq ans, grâce aux
médicaments antirétroviraux qui permettent de réduire la présence du virus
de l'immunodéficience humaine (VIH) dans l'organisme à des niveaux
indétectables.

 "On s'est aperçu chez les patients qui interrompaient leur  traitement pour
des raisons d'intolérance ou pour cause de mauvais suivi que le virus
repartait tout de suite", explique, dans un entretien à l'AFP, le Pr
Brigitte Autran, immunologue à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Car le VIH ne disparaît jamais complètement. Tel un "cheval de Troie", il
est capable de se réfugier dans des réservoirs tissulaires inaccessibles. Il
faut donc maintenir les traitements à vie.

L'idée a alors germé d'utiliser ces arrêts et reprises de traitement pour
tenter de stimuler la réponse du système immunitaire et la production
d'anticorps spécifiques du VIH. En permettant ainsi une "resensibilisation"
du  système immunitaire au virus, les chercheurs espéraient pouvoir créer
une sorte d'"autovaccination" contre le virus.

Des études lancées à la fin des années 90 ont montré cependant que, si
l'organisme parvenait bien à reconstituer ses défenses immunitaires après
l'interruption, le virus du sida, trop pathogène, l'emportait et finissait
par casser le système immunitaire des malades.

"Cette hypothèse d'autovaccination ne tient donc plus la route", reconnaît
le Pr Autran, une pionnière des travaux dans ce domaine.

Toutefois, expliquent les chercheurs, deux autres raisons justifient qu'on
continue d'explorer cette voie.

La première est le coût actuel des traitements, environ 12.000 dollars par
personne et par an, ce qui les met hors de prix pour les finances des pays
en développement, avance Bernard Hirschel, qui travaille sur cette question
à l'Hôpital universitaire de Genève.

"Si un pays comme le Zimbabwe, fort de 12 millions  d'habitants, devait
traiter tous ses séropositifs, soit 1,5  million de personnes, cela
coûterait 18 milliards de dollars par an, soit trois fois le produit
national brutdu pays!", explique-t-il.

La seconde raison est la toxicité des cocktails d'antirétroviraux. "Il faut
aujourd'hui traiter les malades à vie. De toute façon, on est obligé
d'interrompre ces traitements parce qu'ils sont très toxiques. Les patients
qui les prennent depuis cinq ou six ans présentent des complications
métaboliques telles qu'il faut arrêter à un moment ou à un autre", précise
le Pr Autran.

Les effets secondaires affectent considérablement le bien-être des patients:
nausées, réactions allergiques, complications cardiaques, hausse du taux de
cholestérol, accumulation de graisses, etc.

Avec l'arrivée des premiers prototypes de vaccin antisida, les chercheurs
doublent désormais les interruptions de traitement d'injections vaccinales
durant les pauses.

De nombreuses études cliniques sont en cours pour déterminer la "fenêtre
idéale" de ces stratégies
 d'interruptions thérapeutiques.

"On entre dans une nouvelle période de stratégie de traitements, un peu
comme dans les polychimiothérapies du cancer, où l'on utilisera une
combinaison de vaccins et d'antirétroviraux avec des doses de plus en plus
massives mais sur des périodes de temps relativement courtes", pense le Pr
Autran.

Les premiers résultats de ces études de "bombardement  du VIH" devraient
être connus dans le courant de l'année.


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