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[e-med] USA: Progression de la résistance du virus du SIDA aux ARV.

E-MED: USA: (2) Progression de la résistance du virus du SIDA aux ARV.
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USA: Progression de la résistance du virus du SIDA aux ARV.

Le résultat est grave et important, car riche d?enseignements.
Dans les PED, la tendance actuelle est l?accès aux ARV, nous devons être
plus prudents en mettant bien en place des critères de mise sous traitement.
Ce qui s?est passe au USA montre que les patients prennent ces médicaments
sans ou sous mauvais critère de mise sous traitement.
C?est des patients qui ont les moyens d?acheter des ARV, qui les prennent ;
C?est ce qui explique que des personnes de niveau d?éducation plus élevé,
présente plus de résistances.
Et la conséquence de tout ça est son extension vers d?autres pays.

Ibrahima NDIR
Pharmacien
SENEGAL
ibrahimandir@hotmail.com

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E-MED: USA : Progression de la résistance du virus du sida aux ARV
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CHICAGO (Etats-Unis), 19 déc (AFP) - 16h07 - La résistance du virus du sida
aux  médicaments utilisés pour le traitement des séropositifs a progressé de
façon fulgurante, selon des travaux présentés mardi à Chicago lors de
l'ICAAC, plus grand congrès mondial sur les agents anti-microbiens.

Près de 80% des séropositifs américains sont porteurs d'un virus résistant à
au  moins un médicament et un cinquième des nouvelles personnes contaminées
le sont  par un virus déjà résistant, selon les chercheurs.

Pour l'auteur de l'une des études, Douglas Richman, "le résultat est grave
et important". Il démontre que les médecins et patients doivent "utiliser
les  médicaments aussi intelligemment que possible" pour éviter le
développement de virus qui résistent à une multiplicité de traitements.

Aux Etats-Unis, environ 210.000 personnes sont séropositives, dont quelque
130.000 ont une charge virale détectable, selon le Dr Richman. De ces
derniers, 78% ont développé une résistance à un médicament et 51% à
plusieurs drogues, selon les données de l'étude conduite sous l'égide du
Department of Veterans  Affairs à San Diego (Californie).

Et 20% des personnes nouvellement contaminées le sont par un virus de
l'immunodéficience humaine (VIH) déjà résistant à un médicament, "ce qui
signifie que nous faisons un assez mauvais travail de prévention et de
conseil" a souligné le Dr Daniel Kuritzkes, spécialiste du sida à
l'Université du Colorado à Denver et auteur d'une autre étude.

En effet, dans la plupart de ces cas, le virus est transmis par une personne
qui est déjà sous traitement et a développé une résistance. Visiblement, "le
message sur la pratique du safe-sex passe mal", a ajouté le Dr Kuritzkes.

Une autre leçon de ces travaux est la nécessité "d'utiliser davantage les
tests de résistance pour soigner les patients qui ne répondent pas aux
traitements", pour le Dr Richman selon lequel ces tests "aident à
sélectionner les médicaments qui ont le plus de chance de marcher".

Le professeur et son équipe ont mené l'étude à partir de prélèvements
sanguins de 1.647 séropositifs effectués en 1999 dans dix villes américaines
et canadiennes.

Sur cet échantillon, "78% présentaient une résistance à au moins un
médicament et 51% à plus d'un médicament", a précisé le Dr Richman, qui a
qualifié cette proportion de "surprenante".

Et depuis 1999, "je suis convaincu que la tendance s'est accentuée", a-t-il
ajouté.

La résistance aux médicaments est "plus élevée chez les homosexuels blancs
avec un niveau d'éducation élevé", que chez les femmes en général et les
personnes de  milieux moins favorisés, selon le professeur, qui a expliqué
cette disparité par un meilleur accès à différents médicaments pour les
personnes de la première catégorie, qui s'accompagne du développement de
résistances.

D'autres études ont montré que le VIH était capable de muter pour résister
potentiellement à tout médicament. Mais pour le Dr Samuel Bozette,
collaborateur du Dr Richman, "la plupart des précédentes études étaient
relativement étroites et sur des populations très limitées, rendant
impossibles les estimations fiables".

Quatre familles de médicaments permettent actuellement de lutter contre le
VIH, sans jamais pour autant le détruire.

Mais la capacité du virus à développer une résistance "est une bombe à
retardement", face à laquelle les médecins "doivent faire pratiquer des
tests de résistance" à leurs patients, a estimé le Dr Gilles Force,
spécialiste du sida à l'hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours, à
Levallois-Perret (France).

Aux Etats-Unis, "il y a de plus en plus de chance que le test de résistance
devienne une procédure standard dans le traitement" des séropositifs, a pour
sa part affirmé le Dr Kuritzkes.

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Anti-HIV drug resistance is increasing in US patients
     Scott Gottlieb
     BMJ 2002 324(7328): p. 10d
     http://bmj.com/cgi/content/full/324/7328/10/d

BMJ 2002;324:10 ( 05 January )

News roundup

Anti-HIV drug resistance is increasing in US patients

Scott Gottlieb New York

Widespread misuse of anti-HIV drugs has led to the development of drug
resistant viruses in at least half the people being treated for HIV in
the United States.

Most striking, researchers told the recent Interscience Committee on
Antibiotics and Chemotherapy meeting in Chicago, is the demographic
breakdown of drug resistance. Contrary to forecasts made in 1996, when
combination drug treatment was introduced, it is not poor people
and intravenous drug misusers who have the highest rates of resistance
because of failure to take the drugs properly. Rather, it is white, gay,
fully insured, highly educated men who carry the most highly resistant
viruses.

A national survey of 2000 patients with HIV, conducted by RAND Corporation
of Santa Monica and the University of California in San Diego, found that of
those alive in 1999 and under medical care about 37% had no detectable HIV
in their blood?evidence that combination drug treatment had stopped the
virus from replicating. That group presumably harboured no, or virtually no,
resistant virus.

The remaining 63% had detectable HIV. This group included people taking
antiretroviral drugs, people who had taken such treatment in the past but
stopped, and people who had never been treated. Of all the people with a
detectable virus, 78% carried a strain of virus resistant to at least one
drug.

Even newly infected patients, who have not yet taken the drug cocktails, are
showing high levels of drug resistance¾ one in five carry resistant viruses,
acquired from their sexual partners or from other drug misusers.

According to the survey, well educated patients and their doctors follow
research news and trends in treatment closely, and these patients change
their treatment plans constantly in a never ending search for minimal side
effects, ease of use, and viral suppression. With each switch of drug
cocktail, the patients increase the likelihood of generating mutant viruses
that can resist the drugs.

Dr Doug Richman of the University of California in San Diego fears that this
continuing pattern means "we?ll end up recapitulating the antibiotic story,"
referring to the problem of bacteria that are resistant to antibiotics.

[Posté par CB]


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