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[e-med] A propos du Fonds international sida et santÚ (suite)

E-MED: A propos du Fonds international sida et santé (suite)
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Communiqué de presse conjoint
ONUSIDA/OMS WHA 54/4
17 mai 2001

LE SECRETAIRE GENERAL ANNONCE LA CREATION D?UN FONDS INTERNATIONAL SIDA ET
SANTE

http://www.who.int/inf-pr-2001/fr/cp2001WHA-4.html


  Un fonds international destiné à lutter contre le VIH/SIDA, la tuberculose
et le paludisme constituera un instrument majeur de croissance économique
dans les pays en développement, a déclaré aujourd?hui à Genève le Secrétaire
général de l?ONU, M. Kofi Annan.

  Dans un discours devant l?Assemblée mondiale de la Santé, M. Annan a
déclaré que, pour encourager le développement dans de nombreux pays, il
fallait endiguer la  contagion du VIH/SIDA et d?autres maladies.

  « Les effets dévastateurs du VIH/SIDA sont maintenant si aigus que cette
affection constitue à elle seule l?un des principaux obstacles au
développement », a déclaré M. Annan aux délégués des 191 Etats Membres de l?
Organisation mondiale de la Santé réunis à Genève cette semaine.

  Il a informé l?Assemblée que la constitution du fonds était en bonne voie.

  M. Annan a précisé que le fonds serait administré par un conseil
indépendant constitué des différentes parties prenantes, dont les
gouvernements des pays donateurs et de pays en développement, des
organisations non-gouvernementales, le secteur privé et les Nations unies.
La gestion quotidienne du fonds sera confiée à un petit secrétariat, qui
fera appel à un conseil consultatif réunissant les meilleurs experts
internationaux dans le domaine de la santé et du développement.

  « Les grandes lignes seront fixées par le Conseil, qui utilisera l?argent
à l?appui des stratégies et programmes nationaux arrêtés par les
responsables des pays », a poursuivi M. Annan. « Mais il insistera sur la
transparence et l?obligation redditionnelle, de façon à garantir que l?
argent soit dépensé d?une manière efficace et parvienne à ceux qui en ont le
plus besoin. »

  Le Secrétaire général a rassuré ceux qui craindraient que ce fonds ne
détourne de l?argent des programmes de santé existants en expliquant que le
fonds viendra s?ajouter aux dispositifs existants et ne constituera pas
uniquement un nouveau moyen d?acheminer des crédits déjà réservés au
développement.

  M. Annan a réaffirmé ses cinq objectifs pour la lutte contre le VIH/SIDA :

*veiller à ce que tout le monde sache comment éviter l?infection, et en
particulier
*les jeunes;
*stopper la transmission du VIH de la mère à l?enfant ;
*dispenser des soins et un traitement à toutes les personnes infectées ;
*renforcer la recherche d?un vaccin et d?un traitement ; et
* prendre en charge tous ceux dont la vie a été détruite par le SIDA, en
particulier les orphelins.

  Il a répété qu?une stratégie globale de lutte contre le SIDA devait
reposer sur ces cinq objectifs, et il a souligné que l?un des éléments
essentiels de cette stratégie serait de renforcer d?une manière générale le
secteur de la santé, ce qui suppose que l?on réduise la charge de morbidité
imputable au paludisme et à la tuberculose.

  L?idée d?un fonds mondial SIDA et santé a été lancée par le Secrétaire
général àAbuja le mois dernier, sur la base de plusieurs propositions visant
à renforcer la lutte contre les maladies qui perpétuent la pauvreté et
entravent la croissance et le développement des pays les plus pauvres du
monde.

  Il a appelé les gouvernements et le secteur privé à alimenter ce nouveau
fonds. Le Gouvernement des Etats-Unis d?Amérique a déjà annoncé une première
contribution de US $200 millions, et de nombreux autres donateurs ont
manifesté leur intérêt.

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Poul Nielson énumère des conditions pour un fonds global de santé
16 Mai 2001 - Brève AFP

La Commission européenne n'est pas prête à participer financièrement à un
nouveau fonds mondial pour la santé à moins qu'un certain nombre de
conditions soient remplies, et refuse un fonds de lutte contre le seul sida,
a déclaré mercredi le commissaire européen au développement Poul Nielson.

"Nous n'avons pas encore promis un soutien financier à un fonds global. Nous
devons être sûrs que ce sera plus qu'un effet d'annonce du G8, et nous
souhaiterions voir d'abord un certain nombre de principes et de conditions
remplies", a-t-il dit au cours d'une session de la 3ème conférence des
Nations unies sur les pays les moins avancés (PMA) consacrée à la santé.

Les pays les plus industrialisés plus la Russie, réunis dans le G8, doivent
étudier en juillet à Gênes (Italie) la possibilité de l'établisssement d'un
nouveau fonds pour lutter contre les grandes pandémies, et la question fait
l'objet de discussions intenses au sommet sur les PMA.

Au total 3,8 millions de personnes ont été infectées par le virus du sida
l'an dernier en Afrique sub-saharienne. Mais le paludisme tue encore plus
que le sida dans beaucoup de régions du continent, a rappelé M. Nielson.

"Un fonds global, à certaines conditions, pourrait être une réponseNous
souhaitons assister à un plein engagement des pays en développement, y
compris des groupes de la société civile, dans ce processus afin de définir
comment un fonds pourrait fonctionner au mieux au niveau national", a-t-il
dit.

M. Nielson a catégoriquement refusé un fonds destiné seulement à la lutte
contre le sida. "Nous ne soutenons pas les fonds à objet unique et nous
plaidons en faveur d'une approche large visant les trois principales
maladies transmissibles: paludisme, tuberculose et sida".

"Un fonds devrait compléter les efforts en cours pour renforcer les systèmes
nationaux de santé que nous considérons comme le fondement des efforts pour
améliorer la santé des pauvres".

M. Nielson a cité de nombreuses conditions, notamment que les donateurs
s'engagent à octroyer des ressources sur une longue période, que la
prévention demeure une priorité, que les contributions viennent des secteurs
privés et publics, et soutiennent des actions ne bénéficiant pas seulement
au service public, et que la structure du fonds soit légère.

L'intégration avec les stratégies nationales de développement, la
coordination sur le terrain, les efforts de prévention, sont "cruciaux",
a-t-il souligné.

Un fonds global, a-t-il ajouté, "ne peut avoir notre soutien sans un
engagement de l'industrie (pharmaceutique) sur un système global de prix
différenciés" pour les traitements essentiels dans les pays pauvres.
"J'appelle l'industrie à aller beaucoup plus loin", a-t-il dit.

Le commissaire a estimé que même si les médicaments étaient proposés à un
prix zéro, des obstacles énormes subsisteraient.

"La discussion sur les priorités des politiques de santé doit être fondée
sur la réalité de l'économie et des priorités des pays en développement. Il
y a un grand risque de voir toute cette discussion détournée par les médias
et les politiques de relations publiques dans les pays riches".






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