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[e-med] A propos des baisses de prix des ARV en Afrique

E-MED: A propos des baisses de prix des ARV en Afrique
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LA BAISSE DES PRIX AU MAROC


     Un groupe de négociation a donc été constitué (Mahjour, un économiste,
la Direction du Médicament, et... Pr.Himmich, of course) ; 4 laboratoires se
sont manifestés ; chacun arrive séparément avec ses propositions que le
groupe de négociation accepte ou pas, il n'y a pas vraiment de négociation,
cela fonctionne comme du "c'est à prendre ou à laisser"

     Les premiers résultats sont satisfaisants avec 3 d'entre eux: le Maroc
a obtenu une baisse des trithérapies de 65-70%: le traitement passe en
moyenne de 6000DH/ mois à 1000DH/mois.

     Le 4ième labo (MSD ou BMS), malin, a établi une classification qui lui
sert de barême de négociation pour les baisses de prix qu'il octroie: le
Maroc est bien classé (niveau de vie intermédiaire, prévalence faible) : à
pays intermédiaire baisse des pris intermédiaire... Evidemment le Maroc
n'est pas d'accord avec cette analyse.

     Le principal souci des laboratoires apparemment est de s'assurer que
dans un pays les conditions de bonne prescription existent, et surtout que
le risque de ressortie des médicaments est évité: ils ne veulent pas que les
médicaments soldés au Sud soient revendus au Nord.
Comme le Maroc remplit ces 2 conditions, il obtient des baisses
substantielles.

     Le Maroc parallèlement examine de près la possibilité d'importer ou de
produire des génériques. Le principal obstacle pour l'instant se trouverait
au niveau de la législation marocaine, qui n'autorise pas l'importation/la
production de génériques.


Commentaire :

Une baisse de prix proportionnelle au "niveau de vie" du pays est
habituelle. Dans une lettre adressée à Madagascar en décembre 2000,
Boehringer Ingelheim écrivait:
"Pour le traitement chronique (trithérapie) et dans le cadre du programme
Accelerating Access Initiative, Boehringer Ingelheim en accord avec les 5
firmes pharmaceutiques internationales vient d'annoncer (21/11/00) des
réductions de prix très conséquentes pour les pays émergents.
Cet accord a été passé avec les organisations internationales UNAIDS, OMS,
UNICEF et World Bank laquelle détermine à partir du niveau de PNB les pays
pouvant bénéficier de ces mesures.
Madagascar est classé par la World Bank dans le groupe des pays à faible
revenu (GNP<US$755). De fait le prix de vente de Viramune sera de US$ 0,60
par comprimé (posologie quotidienne 2 comp, soit US$ 1,20/jour) et Viramune
suspension: US$ 17,50 le flacon de 240 ml.
Ces prix s'appliquent aux secteurs publics comme privé.

Geneviève di Schino, ReMeD
remedgdischino@wanadoo.fr

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90 pour cent de réduction sur les antirétroviraux au Burundi

Panafrican News Agency (Dakar)
April 30, 2001
Posted to the web April 30, 2001

Bujumbura, Burundi

Le gouvernement du Burundi vient d'annoncer la conclusion d'accords
avec quatre laboratoires de recherche pharmaceutique, permettant la
fourniture de médicaments antirétroviraux à des prix pouvant atteindre
une réduction de 90 pour cent par rapport à leur valeur aux Etats-Unis.

Les firmes pharmaceutiques impliquées dans cette opération sont
Bachringer-Ingelheim, Bristol-Myers Squibb, Glavosmithkline et
Merck, a indiqué à la presse, le Dr Joseph Wakana, directeur du
Programme de lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement
transmissibles (PNLST).

"La signature de ces accords va permettre au gouvernement
burundais de multiplier par quatre le nombre de patients traités par
des antirétroviraux dans les douze prochains mois", a précisé la
même source.

Les accords permettront par ailleurs d'offrir une gamme de de choix
thérapeutique aux patients et à leurs médecins à des prix allant de
700 dollars par an et par patient. Ils assureront aussi un
approvisionnement à long terme en produits fiables, a ajouté le
directeur du PNLST.

De manière générale, ces accords s'inscrivent dans le cadre d'un
partenariat entre cinq agences des Nations Unies (Banque mondiale,
FNUAP, OMS, UNICEF, ONUSIDA) et cinq laboratoires de recherche
pharmaceutique (Boechringer-Ingelheim, Bristol-Myers Squibb,
Glaxosmithkline, Hoffman la Roche et Merck). Le but de cette
collaboration est d'accélérer l'accès aux soins et aux traitements des
patients vivant avec le VIH/SIDA, a rappelé Joseph Wakana.

Sur le plan des efforts locaux, la même source a indiqué que le
gouvernement burundais s'est engagé de son côté, à détaxer tous les
médicaments, y compris les antirétroviraux, à inscrire au budget
ordinaire de l'Etat la dotation du Fonds national de solidarité
thérapeutique (FNST) et de mener une campagne de mobilisation
communautaire afin de permettre un accès plus facile aux
médicaments.

Les statistiques officielles indiquent que 360.000 personnes vivent au
Burundi avec le virus du SIDA dont 11 pour cent de femmes et 20
pour cent d'hommes.

Dans le monde rural, entre 3,5 et 7,5 pour cent de personnes des
deux sexes sont malades du SIDA, selon toujours les statistiques
actualisées du PNLST.

La tendance est néanmoins à la stabilisation du nombre de cas de
nouveaux malades en milieu urbain depuis quatre ans grâce à une
vaste campagne des pouvoirs publics, particulièrement dans les
domaines de la prévention et de l'éducation, a noté Joseph Wakana.

Il reste cependant beaucoup à faire en matière de lutte contre le fléau,
a déclaré pour sa part, Mme Bernadette Mpekeyimana, présidente du
"Réseau national des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Burundi.

Elle intervenait dimanche soir lors de la célébration de la seconde
Journée de lutte contre le SIDA au Burundi, instituée l'année dernière
par le gouvernement burundais.

Avant la mesure de réduction des prix, une cure annuelle pour une tri
thérapie revenait à 12 millions de francs burundais (120.000 dollars),
a affirmé Mme Mpekeyimana.

Selon elle, les nouveaux accords passés entre les firmes
pharmaceutiques et le gouvernement burundais, permettront de
ramener ces coûts à 1,3 million de francs burundais pour les
spécialités et à 700.000 francs burundais pour les génériques de la
catégorie des antirétroviraux.

Elle a insisté sur la prévention comme moyen le plus efficace de lutte
contre la pandémie du SIDA. Un lot de 3,3 millions de préservatifs
vient d'arriver au Burundi à cet effet, indique-t-on.


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je reçois cette info. d'un des mes correspondants gabonais :

"le Gabon va, dans les prochains jours, ouvrir les négociations avec les
firmes pharmaceutiques pour
l'accès au coût réduit aux médicaments génériques..."

des compléments ???

jean marie Milléliri
j-m.milleliri@wanadoo.fr

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