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E-MED: Revue de Presse africaine sur le sida
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Revue de Presse africaine sur le sida

11/03/2001 - La SIDA menace l'existence de la Namibie
09/03/2001 - La pression monte pour faire baisser le prix des médicaments
08/03/2001 - Le procès sur les médicaments contre le SIDA renvoyé au 18
avril
07/03/2001 - Des organisations approuvent la décision du tribunal au procès
07/03/2001 - Soutien de l'OMS à l'Afrique du Sud en procès

Les acteurs sur le web:
-- http://www.tac.org.za
-- http://www.remed.org
-- http://www.accessmed-msf.org
-- Listes des dossiers santé au Guardian (voir liste en bas de message)

Pour poster un message: prevges.SIDA@ml.free.fr

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Santé-Namibie-SIDA
11/03/2001

La SIDA menace l'existence de la Namibie

Windhoek, Namibie (PANA) --  La Namibie pourrait ne plus exister dans 20
ans si le fléau du VIH/SIDA n'est pas combattu efficacement, ont prévenu
les militants de la lutte contre la pandémie.

Jimmy Amupala, le président du groupe spécial chargé de la campagne
médiatique nationale contre le VIH/SIDA, a lancé cet avertissement samedi,
lors du démarrage, dans une paroisse de l'église évangélique luthérienne de
Namibie, de la campagne de sensibilisation des jeunes sur le SIDA.

"Nous sommes confrontés aujourd'hui à un problème, une calamité pour notre
société", a déclaré M. Amupala, rappelant qu'en 1986, seuls quatre cas de
VIH étaient signalés dans le pays". Une quinzaine d'années plus tard, on
pense qu'un namibien sur cinq serait infecté par le virus", a-t-il ajouté.

Il a qualifié la situation de "terrifiante" parce que la Namibie occupe le
cinquième rang mondial en terme d'infection au VIH.

Le pays fait "fait face à un redoutable ennemi" mais "on peut venir à bout
de n'importe quel ennemi si le peuple adopte une démarche collective", a
dit le président du groupe chargé de la campagne médiatique nationale.

M. Amupala a déploré le fait que les gens qui lisent les statistiques
relatives aux nombres d'infections au VIH et aux décès liés au SIDA sur les
panneaux d'affichage, oublient ces chiffres dès qu'ils leur tournent le
dos.

Il s'est félicité de l'implication de l'Eglise luthérienne et de la
jeunesse, précisant que la campagne nationale de sensibilisation repose sur
trois mots : "abstinence", "fidélité" et "préservatif"

Selon lui, 26 pour cent des décès en Namibie sont de nos jours liés au
SIDA, tandis que la majorité des victimes sont âgées de 20 à 40 ans.

"Ces personnes représentent la force vive de la nation. Elles sont l'avenir
de notre pays, l'ossature de notre société, de nos églises et de notre
économie" a-t-il expliqué.

"Vous les mères et les pères de famille, vous devez informer vos enfants.
Nous devons parler à nos enfants" a-t-il martelé.

Selon M. Amupala, il incombe à l'église de faire de la Namibie, une nation
soucieuse du bien-être de ses citoyens.

Il a exhorté les namibiens à ne pas condamner ceux qui sont infectés par le
virus mais plutôt de prendre soin d'eux. -0- PANA-NAMPA NK/TKS/NFB/OD
11Mars2001

Source:
http://www.woya.com/news/french/pana/articles/2001/03/11/FRE011.shtml

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Santé-Afrique-SIDA
09/03/2001

La pression monte pour faire baisser le prix des médicaments

Nairobi, Kenya (PANA) --  Face à la controverse mondiale sur les
médicaments génériques moins chers, les fabricants pharmaceutiques
multinationaux sont soumis à une pression de plus en plus forte pour
baisser leurs prix et sauver les vies de millions de personnes qui meurent
de la pandémie dans les pays en voie de développement.

La division Afrique de la Confédération Internationale des Syndicats Libres
(ICFTU-AFRO) a indiqué jeudi aux journalistes à Nairobi que les fabricants
mondiaux de médicaments ont le devoir de vendre des médicaments contre le
VIH/SIDA à des prix accessibles pour l'Afrique et le reste du Tiers-monde.

"C'est contraire à la morale pour les sociétés pharmaceutiques de fixer des
prix qui ne sont pas accessibles aux porteurs du VIH/SIDA", a déclaré
Andrew Kailembo, le secrétaire général de la division Afrique de la
ICFTU-AFRO.

Il a soutenu la décision du gouvernement sud-africain d'importer des
médicaments antirétroviraux génériques moins chers, notamment en provenance
de l'Inde.

"Le gouvernement sud-africain a raison d'instaurer cette Loi qui autorise
les importations de médicaments génériques. Cela lui permet de rechercher
les médicaments brevetés vendus à des prix acceptables au monde et de
sauver de nombreuses vies en garantissant l'accès à des médicaments
abordables", a-t-il souligné.

Il a ajouté : "J'aimerais assurer nos frères sud-africains de notre
solidarité. Nous le faisons au nom des 15 millions de membres du
ICFTU-AFRO. Notre position est très claire, et nous estimons que l'impact
de la pandémie du VIH/SIDA peut être combattu et vaincu".

"Nous pensons également que tout le monde devrait avoir accès à des
médicaments à des prix abordables pour sauver les vies de millions de
travailleurs qui meurent du fléau", a-t-il précisé.

Plus de 40 sociétés pharmaceutiques multinationales ont intenté une action
en justice pour contester la décision du gouvernement sud-africain. Le
procès sera repris le 18 avril à Johannesburg.

M. Kailembo a rappelé à tous les syndicats d'Afrique leur obligation morale
de protéger les intérêts collectifs de leurs travailleurs, notamment
l'évolution des conditions sociales, politiques et économiques de leurs
membres.

Le syndicaliste a invité les gouvernements, notamment en Afrique
subsaharienne, qui compte plus de 245 millions de porteurs du VIH/SIDA, à
garantir la disponibilité de médicaments contre le SIDA à des prix
abordables pour leurs populations.

La ICFTU-AFRO a adopté une résolution durant son 17ème congrès en avril
2000 à Durban, en Afrique du Sud, destiné à encourager ses membres à faire
pression sur leurs gouvernements afin qu'ils prennent des mesures contre la
propagation du VIH/SIDA.

Le ministre kenyan de la Santé, Sam Ongeri, a promis de faire pression dès
cette semaine sur le Parlement de son pays pour qu'il adopte un projet de
loi autorisant l'importation de médicaments moins chers pouvant freiner la
vague de 200 morts du SIDA par jour.

La société Pharmaceutique du Kenya a annoncé une baisse de 15 pour cent sur
les médicaments antirétroviraux. -0- PANA TO/TKS/AP/AC 9mars2001

Source:
http://www.woya.com/news/french/pana/articles/2001/03/09/FRE091.shtml

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Santé-Afrique du Sud-SIDA
08/03/2001

Le procès sur les médicaments contre le SIDA renvoyé au 18 avril

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) --  Le procès qui va faire date entre le
gouvernement sud-africain et 42 sociétés pharmaceutiques à propos de la
législation médicale a été renvoyé au 18 avril.

Le juge de la Haute Cour de Pretoria, Bernard Ngoepe a reporté l'affaire
pour donner aux sociétés pharmaceutiques l'opportunité de répondre aux
arguments d'un groupe de pression sur le SIDA.

La Loi d'amendement sur les médicaments et les substances analogues de
1997, proposée par l'ancien ministre de la Santé, Nkosazana Dlamini-Zuma,
est contestée par l'Association des fabricants de produits pharmaceutiques
(PMA) d'Afrique du Sud.

La PMA qui a obtenu une ordonnance bloquant l'application de cette nouvelle
loi en attendant que le tribunal se prononce sur sa légalité et sa
constitutionnalité, soutient qu'elle accorde au ministre, le pouvoir de
passer outre les droits de brevet pour les médicaments.

Cette loi permet l'importation de médicaments d'autres pays où ils sont
vendus relativement moins cher comparé aux prix pratiqués en Afrique du
Sud.

Les organisations qui luttent contre le SIDA sont du côté du gouvernement
en déclarant qu'un verdict en faveur du gouvernement aiderait le
département de la santé dans ses efforts pour fournir au public, des
médicaments tels que les antirétroviraux à un coût plus abordable.

Le début du procès lundi, a été marqué par une action de protestation
organisée à travers le monde en solidarité avec le gouvernement
sud-africain.

Le juge Ngoepe a décidé que le groupe de pression anti-SIDA, Treatment
action campaign (TAC), qui se bat pour des médicaments plus accessibles,
pouvait se joindre au procès pour soutenir le gouvernement.

Il n'a cependant pas autorisé le TAC à baser son action sur une déclaration
écrite dans laquelle il faisait part de son intention d'être partie
prenante au procès.

Le juge a donné jusqu'au 28 mars à la PMA pour déposer une déclaration
écrite pour répondre au TAC. Il a fixé des délais pour les réponses du TAC
et du gouvernement et pour le dépôts des derniers arguments à son bureau.
-0- PANA CU/VIB/FJG/OD 8Mars2001

Source:
http://www.woya.com/news/french/pana/articles/2001/03/08/FRE014.shtml

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Santé-Afrique du Sud-SIDA
07/03/2001

Des organisations approuvent la décision du tribunal au procès

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) --  Plusieurs organisations nationales et
internationales ont salué mercredi la décision du tribunal de grande
instance de Prétoria qui a ajourné le procès pour permettre à Campagne
d'Action en faveur de l'Accès au Traitement (TAC) qui représente les
personnes vivant avec le VIH, d'apporter des éléments de preuve.

Bernard Ngoepe, juge du tribunal de grande instance de Prétoria, a donné
mardi l'opportunité aux 39 firmes pharmaceutiques, impliquées dans une
bataille juridique contre le gouvernement sud-africain, de répondre aux
arguments avancés par la TAC.

Ces compagnies contestent la Loi sur le contrôle des médicaments et
substances apparentées, amendée en 1997, qui autorise l'importation de
médicaments de pays où les mêmes produits sont vendus relativement moins
chers par rapport aux prix pratiqués en Afrique du Sud.

Selon ces dernières, cette loi donne au ministre de la Santé sud-africain
le pouvoir de fouler au pied les droits sur les brevets de fabrication de
ces médicaments.

Désignée comme "Alliée du tribunal", la TAC va prouver à quel point les
médicaments de marque sont inaccessibles pour des millions de personnes
vivant avec le VIH en Afrique du Sud.

"Pour la première fois, l'industrie pharmaceutique va devoir expliquer face
à l'Afrique du Sud et au monde pourquoi les prix de leurs médicaments sont
si élevés et pourquoi leurs brevets devraient être autant protégés lorsque
des millions de gens meurent alors que des médicaments moins chers
existent", a dit mercredi Zackie Achmat, le président de la TAC.

La semaine dernière, il y a eu des manifestations de soutien au
gouvernement sud-africain dans le monde entier, appelant les entreprises
pharmaceutiques à laisser tomber le procès.

Des milliers de personnes, appartenant aux mouvements syndicaux, à
l'église, aux ONG et des personnes vivant avec le VIH/SIDA, sont descendus
dans les rues de Pretoria, du Cap et de Durban.

Selon Gregory Hartl, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS), l'agence des Nations Unies pense que la loi sud-africaine, qui est
contestée par les multinationales pharmaceutiques, ne viole pas les règles
du droit international.

Des responsables de l'OMS avaient apporté un soutien juridique au
gouvernement sud-africain lors de l'élaboration de cette loi, a-t-il dit.

Cette loi donne au ministre de la Santé un droit limité d'importer des
versions génériques des médicaments brevetés ou d'autoriser leur
fabrication sur le plan national -0- PANA CU/AR/NFB/AC

Source:
http://www.woya.com/news/french/pana/articles/2001/03/07/FRE062.shtml

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Santé-Afrique du Sud-SIDA
07/03/2001

Soutien de l'OMS à l'Afrique du Sud en procès

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) --  L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
a décidé de soutenir le gouvernement sud-africain en procès contre 39
firmes pharmaceutiques mondiales qui l'accusent de vendre les médicaments
du SIDA en deçà des prix officiels.

La loi d'amendement sur les médicaments et les substances apparentées de
1997 proposée par Nkosazana Dlamini-Zuma, l'ex ministre sud-africain de la
Santé, est actuellement contestée par l'Association des Fabricants
Pharmaceutiques (PMA) d'Afrique du Sud.

Selon la PMA, cette loi donne au ministre le pouvoir de fouler au pied les
droits sur les brevets de fabrication de ces médicaments.

La loi autorise en effet l'importation de médicaments à partir d'autres
pays où les mêmes produits sont vendus relativement moins chers par rapport
aux prix pratiqués en Afrique du Sud.

Mardi, Bernard Ngoepe, le juge du tribunal de Grande Instance de Prétoria,
a suspendu le procès historique, donnant ainsi l'occasion aux compagnies de
répondre aux arguments des groupes de défense des intérêts des malades du
Sida.

Selon Gregory Hartl, porte-parole de l'Agence des Nations Unies, la loi
sud-africaine, contestée par les multinationales de la pharmacie, n'a pas
violé les règles du droit international.

Il a révélé que des responsables de l'OMS avaient apporté une aide
juridique à Pretoria lors de l'élaboration de la loi qui donne un droit
limité au ministre de la Santé d'importer des versions génériques des
médicaments brevetés ou d'autoriser leur fabrication sur le plan national.

D'autre part, les parlementaires américains ont introduit mardi une
législation destinée à faciliter l'accès des pays en développement aux
médicaments génériques afin de les aider à lutter contre la pandémie du
SIDA.

Les sénateurs démocrates, Dianne Feinstein et Russell Feingold, ont déclaré
que leur Loi, sur l'Accès Global au traitement, votée en 2001, empêcherait
des agents du gouvernement américain de faire pression sur ces pays afin
qu'ils annulent ou modifient leurs lois visant à accroître l'accès aux
médicaments qui traitent le SIDA.

Alors que cette loi est destinée essentiellement à l'Afrique subsaharienne
où 2,4 millions de personnes sont mortes du SIDA, elle serait également
appliquée à d'autres pays que l'administration américaine considérerait
comme faisant face à une situation d'urgence en matière de VIH/SIDA. -0-
PANA CU/AR/NFB/AC 7mars2001

Source:
http://www.woya.com/news/french/pana/articles/2001/03/07/FRE049.shtml

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Dossiers de santé au Guardian:
-- Depleted uranium http://www.guardian.co.uk/uranium/
-- Mozambique floods http://www.guardian.co.uk/Mozambique/
-- AIDS http://www.guardian.co.uk/aids/
-- Patenting of genes http://www.guardian.co.uk/genes/
-- Antibiotics in food http://www.guardian.co.uk/antibiotics/
-- Foot and mouth disease http://www.guardian.co.uk/footandmouth/
-- BSE http://www.guardian.co.uk/bse/


Posté par Christian Labadie
CLabadie@t-online.de

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