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[e-med] Glaxo essaye de bloquer l'accès aux médicaments (2)

E-MED: Glaxo essaye de bloquer l'accès aux médicaments (2)
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J'ai bien lu l'article que Jérôme a bien voulu nous communiquer. Ce dont il
faut le remercier. Par contre je ne partage pas son optimisme quant à
"l'éclairage de Wall Street sur une grande valeur boursière". La raison en
est que je lis ce texte d'un oeil différent et que j'y vois une info aux
actionnaires de GW leur confirmant que leurs intérêts sont bien gardés,
puisque GW n'hésite pas à faire valoir ses droits, même dans un petit pays
comme le Ghana.
Salutations,
Charles Rambert
crambert@free.fr

----- Original Message -----
From: Jérôme Dumoulin <jerome.dumoulin@upmf-grenoble.fr>
To: <e-med@usa.healthnet.org>
Sent: Friday, December 08, 2000 8:06 AM
Subject: [e-med] Glaxo essaye de bloquer l'accès aux médicaments


 > E-MED: Subject: Glaxo essaye de bloquer l'accès aux médicaments
génériques
 > contre le SIDA VIH au Ghana
 > --------------------------------------------------------
 >
 >
 > Le  1er décembre, journée mondiale du SIDA, le Wall Street Journal a
publié
 > un article sur un conflit en matières de génériques anti rétro viraux au
 > Ghana, accusant implictement Glaxo de bloquer un générique, sans en avoir
 > le droit. Il est intéressant de noter qu'un des pricipaux quotidiens de
la
 > finance mondiale éclaire ainsi l'action d'une grande valeur boursière.
 > Cet article a été publié par E-Drug (traduction rapide par J. Dumoulin)
 >
 >
 > The Wall Street Journal, 1er Decembre 2000
 > Glaxo essaye de bloquer l'accès aux médicaments génériques contre le SIDA
 > VIH au Ghana
 >    Par MARK SCHOOFS, (WSJ)
 >
 >
 > Dans le violent débat international sur l'approvisonnement de l'Afrique
en
 > médicaments anti-VIH, le géant pharmaceutique Glaxo Wellcome a lancé une
 > nouvelle polémique en essayant de bloquer l'accès aux versions génériques
 > de ses médicaments les plus vendus contre le SIDA-VIH. Dans des lettres à
 > un distributeur de médicaments au Ghana et à un fabricant indien de
 > génériques, Glaxo dit que les ventes de versions génériques du Combivir,
au
 > Ghana, seraient illégales parce qu'elles violeraient des brevets de
 > l'entreprise. En conséquence, la société indienne, Cipla Ltd de Bombay, a
 > cessé de vendre sa version peu coûteuse au Ghana, un petit pays en
Afrique
 > occidentale. Cependant,des officiels de l'agence africaine multilatérale
 > qui a publié les brevets de Glaxo en question ont dit qu'ils sont soit
non
 > valables au Ghana ou ne s'y appliquent pas.
 > Les actions de Glaxo sont, "fausses " a dit Christopher Kiige,
examinateur
 > principal des brevets de l'organisation régionale africaine de propriété
 > industrielle. Il a déclaré : «Si [ les officiels de Glaxo ] allaient au
 > tribunal ils perdraient." Un porte-parole de Glaxo à Londres a dit que le
 > laboratoire croit que son médicament-est protégé par brevete au Ghana
mais
 > a refuséde fournir une explication ou une documentation juridique. Ce
 > désaccord peut sembler comme une poussière minuscule sur un marché mineur
 > éloigné. Mais le conflit est la dernière escarmouche dans un des
questions
 > les plus controversées qui émergent en Afrique subsaharienne, où 25
 > millions de personnes sont atteints d'VIH, mais où seulement une
proportion
 > minuscule ont accès aux cocktails médicaments prolongeant la vie.
 >
 >
 >    < texte coupé >
 > En effet, le produit en question a pour Glaxo une valeur de plus en plus
 > grande. Combivir est une combinaison des deux principaux anti VIH-SIDA:
AZT
 > et 3TC. On s'attend à ce que des ventes mondiales totales d'AZT, de 3TC,
et
 > de Combivir atteignent $1,1 milliard cette année, partant d'environ $775
 > millions de 1997, selon IMS, une société de statistiques de ventes
 > localisée à Westport, Connecticut.
 > Mais comme la pandémie VIH-SIDA tue des millions de personnes dans la
 > plénitude de leur vie et produit des millions d'orphelins, les
reponsables
 > de santé publique et les activistes préconisent de plus en plus que les
 > nations africaines commencent à acheter les génériques, même si cela
 > signifie que des droits de propriété intellectuelle sont violés.
 > En Afrique du Sud, la Treatment Action Campaign, un groupe d'action, a
 > récemment importé une version générique de Dilfucan, médicament
 > antifongique couteux de Pfizer, qui traite deux maladies opportunistes
 > fréquentes chez les malades du SIDA-VIH. Cette semaine, le gouvernement
 > Sud-Africain a accordé une exemption légale au groupe, lui permettant de
 > continuer d'importer le médicament.
 > La bataille au Ghana est étroitement suivie ailleurs, en partie parce
 > qu'elle implique Cipla, un des principaux producteurs de médecines
 > génériques anti SIDA VIH du monde. Selon des analystes industriels, La
 > stature de Cipla, et sa capacité à vendre ses médicaments dans toute
 > l'Afrique, peuvent être la raison pourquoi Glaxo a agit avec tant
 > d'agressivité au Ghana. Glaxo indique qu'il protège simplement ses
brevets
 > selon la manière habituelle.
 > Il y a plusieurs mois, Healthcare Ltd, un distributeur pharmaceutique à
 > Accra, Ghana, a acheté une petite quantité de Duovir, la version de Cipla
 > de Combivir de Glaxo. Peu après, Glaxo a envoyé des lettres à Cipla et à
 > Healthcare accusant que l'" importation de Duovir au Ghana par Cipla ou
ses
 > filiales représente une infraction à ses droits de propriété
intellectuelle
 > exclusifs. En conséquence, Cipla a cessé de vendre Duovir au Ghana, selon
 > Amar Lulla, PDG de Cipla. Selon Healthcare, le distributeur au Ghana, les
 > cartons de Duovir sont restés fermés dans ses bureaux et qu'aucun patient
 > n'a reçu de ces médicaments.
 > Dans ses lettres, Glaxo a indiqué quatre brevets publiés par
l'organisation
 > régionale africaine de propriété industrielle (ARIPO) à Harare, Zimbabwe,
 > qui donnent à Glaxo des droits exclusifs de commercialisation à ce
 > médicament au Ghana. Mais trois de ces brevets "ne sont pas valables au
 > Ghana, " dit M. Kiige d'ARIPO. Le quatrième brevet couvre une formulation
 > spécifique, mais Cipla dit que le  brevet ne concerne pas son produit.
 > M. Kiige a indiqué que les trois brevets ne sont pas valables, parce que
 > lorsqu'ils ont été publiés, le Ghana ne donnait pas de protection aux
 > brevets de médicaments. En effet, le Ghana avait classé des documents
 > juridiques, obtenus par le journal de Wall Street, qui énoncent
clairement
 > que le pays avait rejeté les trois brevets. Le conservateur des brevets
du
 > Ghana a refusé de commenter.
 > Tandis que le conflit continue, on s'attend à ce que ni Cipla ni tout
autre
 > fabricant de génériques ne fournisse au Ghana des génériques contre le
SIDA
 > VIH. " Glaxo a laché les chiens, " dit Toby Kasper, un activiste de MSF,
à
 > Capetown, Afrique du Sud, qui avait combattu pour des médicaments à plus
 > bas prix dans tout le continent. M.. Kasper dit que l'action de Glaxo "
 > explique largement pourquoi il y a tellement de scepticisme dans les pays
 > en développement sur des négociations entre les cinq laboratoires et les
 > nations africaines.
 > MARK SCHOOFS
 >
 >
 > Jérôme Dumoulin
 > IREPD
 > BP 47
 > F-38040 Grenoble CEDEX 9
 > tel 33 4 76 82 54 50
 >

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